Né en 94 à Seraing, Edmilson Junior doit pourtant attendre le mois de juin dernier pour décrocher son précieux sésame : sa carte d'identité belge. " On était au vacances au Brésil et il l'a appris à ce moment-là ", rembobine son père, qui tâte encore le cuir chez les vétérans.
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Né en 94 à Seraing, Edmilson Junior doit pourtant attendre le mois de juin dernier pour décrocher son précieux sésame : sa carte d'identité belge. " On était au vacances au Brésil et il l'a appris à ce moment-là ", rembobine son père, qui tâte encore le cuir chez les vétérans. " Il était tout content ! " Et il a ses raisons. Il se battait depuis trois ans pour obtenir la nationalité. Pourtant, son frère, Ediberg, l'obtient dès sa majorité, ce qui n'est pas le cas d'Edmilson. L'administration lui reproche, entre autres, d'avoir passé deux ans à Joao Pessao, chez les Auriverde, à la fin des années 90. S'il est rapidement considéré comme belge aux yeux des instances du football, en raison de sa formation au Standard, il restait extracommunautaire pour les championnats anglais, espagnols ou italiens. Un détail important dans l'optique d'un transfert à l'étranger et qui peut aussi lui permettre de porter le maillot des Diables. Chez les jeunes, il se retrouve en noir-jaune-rouge par deux fois, mais seulement pour des amicaux, avec son acolyte dans la même situation, Wanderson, fils de Wamberto, autre ex-Rouche. Quand Saint-Trond s'apprête à monter, en 2016, Enzo Scifo l'appelle d'ailleurs chez les Diablotins, sans savoir qu'il ne peut pas évoluer sous ses ordres. Edmilson rêve maintenant de pouvoir répondre à l'appel de Roberto Martinez, qui l'a vu récemment à l'oeuvre. Mais la route reste encore longue...