Armé pour l'avenir

Quelle entame ! Des points, des buts, du spectacle. Hernán Losada a conservé le système qui lui avait permis de remporter le titre en D1B, en 5-3-2, avec un bloc défensif bas et une transition rapide vers Raphael Holzhauser, pour approvisionner le dynamique duo d'attaque Tissoudali- Noubissi. Losada a également fait preuve de souplesse tactique en passant parfois à un quatuor défensif ou en optant pour quatre attaquants et un pressing plus élevé. L'entraîneur argentin peut puiser dans le noyau étoffé que le club a mis à sa disposition. Tous les postes sont doublés. Seule la défection éventuelle de Holzhauser pourrait poser problème.
...

Quelle entame ! Des points, des buts, du spectacle. Hernán Losada a conservé le système qui lui avait permis de remporter le titre en D1B, en 5-3-2, avec un bloc défensif bas et une transition rapide vers Raphael Holzhauser, pour approvisionner le dynamique duo d'attaque Tissoudali- Noubissi. Losada a également fait preuve de souplesse tactique en passant parfois à un quatuor défensif ou en optant pour quatre attaquants et un pressing plus élevé. L'entraîneur argentin peut puiser dans le noyau étoffé que le club a mis à sa disposition. Tous les postes sont doublés. Seule la défection éventuelle de Holzhauser pourrait poser problème. La concurrence est redoutable en défense. Les transferts belges de l'été, Jan Van den Bergh et Dario Van den Buijs, n'ont guère eu l'occasion de jouer jusqu'à présent. De plus, la première ligne a été renforcée depuis le début du championnat, avec l'arrivée de Musashi Suzuki, Abdoulie Sanyang et Blessing Eleke. Losada a un problème de luxe, comme il le reconnaît : il doit contenter tout le monde. Le Beerschot anticipe toutefois la suite de la compétition : l'entraîneur impose un régime sévère à ses joueurs, et à ses attaquants en particulier, et il devra faire tourner le noyau tôt ou tard. L'entrejeu est le seul compartiment qui semble fixe. Ryan Sanusi et Tom Pietermaat atteignent un niveau élevé et leur abattage permet à Holzhauser de se distinguer. Ça n'a pas empêché le Beerschot d'effectuer des transferts en prévision de l'avenir : les jeunes talents Keres Masangu - un Belgo-Congolais issu de l'AS Rome - et Ismaila Coulibaly - un box-to-box du Mali, très courtisé, qui est loué par Sheffield United. Les sept transferts entrants ont évidemment fait quelques victimes, parmi les joueurs qui ont contribué à la rapide montée en puissance du nouveau Beerschot. Le sport de haut niveau est dénué de pitié, comme Alexander Maes (contrat rompu), Fessou Placca, Jorn Vancamp et Brian De Keersmaecker en ont fait l'amère expérience.Le Beerschot était très fier de présenter son transfert le 19 août. L'international japonais (neuf caps) de souche jamaïcaine a coûté un million et demi, un record pour le club. Le Beerschot en espère un retour sportif, financier - à la revente - et commercial. Le lendemain de sa présentation, les réseaux sociaux du club enregistraient déjà 10.000 abonnés de plus et cinquante journalistes japonais ont assisté en ligne à sa présentation. Bien qu'il ait été meilleur buteur au HC Sapporo, Suzuki n'est pas un buteur pur-sang. Il a inscrit 35 goals en 136 matches de J-League. C'est plutôt un attaquant polyvalent, apte à évoluer sur le flanc, en décrochage ou en pointe, selon les besoins. Il a effectué des débuts remarqués au club anversois avec deux buts et un assist en 140 minutes. C'est surtout un concurrent pour Tissoudali. Il a promis de faire tatouer le matricule treize du club sur son bras s'il était sacré meilleur buteur. La saison passée déjà, Holzhauser a été le plus décisif, mais il s'épanouit encore mieux en D1A. Avec cinq buts et autant d'assists, il est la sensation de ce début de championnat grâce à sa vista, sa technique et surtout son pied gauche en or. Valeur sûre depuis quatre saisons, il n'a eu droit qu'à douze minutes de jeu la première journée. On lui a ensuite interdit de s'entraîner avec le groupe et son contrat a été rompu. Tristes adieux.