Le nouveau Dario Van den Buijs

C'est le fils de Stan Van den Buijs, pilier du Lierse dans les années 80, devenu ensuite entraîneur adjoint notamment à Bruges et au Beerschot, et aujourd'hui scout pour le Standard. Stan a un autre fils qui joue au foot : Gianni, actif au Lyra-Lierse. Dario s'est surtout fait les dents aux Pays-Bas. D'abord au FC Eindhoven, où il était capitaine à seulement vingt ans, puis lors des trois dernières années à Heracles, huitième du dernier championnat de D1.
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C'est le fils de Stan Van den Buijs, pilier du Lierse dans les années 80, devenu ensuite entraîneur adjoint notamment à Bruges et au Beerschot, et aujourd'hui scout pour le Standard. Stan a un autre fils qui joue au foot : Gianni, actif au Lyra-Lierse. Dario s'est surtout fait les dents aux Pays-Bas. D'abord au FC Eindhoven, où il était capitaine à seulement vingt ans, puis lors des trois dernières années à Heracles, huitième du dernier championnat de D1. Avec un autre Belge du noyau, Cyriel Dessers, il avait un passe-temps étonnant. Ils s'amusaient à se tester mutuellement sur des profils de joueurs de foot en puisant sur Wikipedia et Transfermarkt. Et quand ils ne se testaient pas, ils partaient ensemble sur un parcours de golf. Aujourd'hui, ils quittent tous les deux les Pays-Bas pour se retrouver en Jupiler Pro League, tous deux dans le club dont ils étaient supporters autrefois : Dessers est à Genk, Van den Buijs au Beerschot, donc. Dario avait d'ailleurs participé à l'envahissement du terrain il y a quelques années, le jour où le Beerschot avait été sacré en 1re Provinciale. Dario Van den Buijs est dépeint comme un leader, il n'a pas peur de l'ouvrir, il a de grandes compétences tactiques. C'est un défenseur central gaucher qui n'hésite pas à sortir de la ligne arrière. " Je ne suis pas du genre nerveux ", dit-il dans Het Nieuwsblad. " Au contraire, je profite de tout ce que je fais sur un terrain. L'ambiance du Kiel me conviendra. " Il a été formé à Westerlo et à l'école pour élites sportives de Wilrijk. Il est ensuite passé au Club Bruges, où son père était assistant de Michel Preud'homme. Il a été repris quelques fois dans le noyau pro, comme lors de déplacements européens à Besiktas et Dnipro. Mais il n'a pas réussi à s'y imposer. Avec son arrivée au Beerschot, où il débarque libre et a signé pour trois saisons, il peut enfin se faire un prénom dans le foot belge. Sur les traces du paternel, qu'on a toujours surnommé Stakke. À 18 ans, il a été repris pour la première fois cet été dans le noyau A par Hernán Losada. Ce médian technique a montré de bonnes choses. Il peut évoluer en 6 ou en 8. Impossible de dire à l'heure actuelle s'il recevra du temps de jeu en championnat, mais pour lui, c'est déjà un rêve qui se réalise. Parce qu'il a usé ses premiers crampons, au Beerschot, en U6. Entre-temps, il a eu un parcours singulier. À sept ans, il a déménagé en Espagne avec sa famille. Là-bas, il a été repéré par la célèbre académie de Kelme - où Ansu Fati, du Barça, a appris à jouer. Il s'est ainsi retrouvé à Villarreal. Après ça, il a transité par Southampton et Chelsea. Et il y a deux ans, il s'est retrouvé à La Gantoise. L'été dernier, il est arrivé dans le noyau Espoirs du Beerschot, dont il est devenu un pilier. Il va maintenant tenter de jouer ses premiers matches professionnels tout en combinant le foot et la haute école.