Avec des matches de préparation qui se disputent à l'étranger ou à l'abri des regards, des entraînements auxquels on a de moins en moins souvent accès, le football perd sans cesse un peu plus le contact avec sa base. On a connu une époque où les semaines précédant le lancement du championnat étaient les plus sympas de la saison. L'ambiance était détendue, on ne ressentait aucune pression et les supporters partaient de province en province pour découvrir les nouveaux visages de leur équipe favorite. Ils faisaient des pronostics et l'ambition était le fil rouge de leurs conversations. On parle là d'un temps que les jeunes n'ont pas connu...
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Avec des matches de préparation qui se disputent à l'étranger ou à l'abri des regards, des entraînements auxquels on a de moins en moins souvent accès, le football perd sans cesse un peu plus le contact avec sa base. On a connu une époque où les semaines précédant le lancement du championnat étaient les plus sympas de la saison. L'ambiance était détendue, on ne ressentait aucune pression et les supporters partaient de province en province pour découvrir les nouveaux visages de leur équipe favorite. Ils faisaient des pronostics et l'ambition était le fil rouge de leurs conversations. On parle là d'un temps que les jeunes n'ont pas connu... Au moment de donner les trois coups du championnat 2022-2023, beaucoup de clubs n'ont pas encore un noyau au complet, il va falloir utiliser les premières semaines de la compétition pour intégrer des nouveaux joueurs et corriger des automatismes huilés pendant la préparation. Pour les entraîneurs, la mission est de plus en plus complexe. Les agents ont jusqu'au début du mois de septembre pour vendre leur marchandise. On nous avait promis, après les scandales, qu'ils ne joueraient plus un rôle prépondérant. On attend... Il ne fallait pas attendre de bouleversements majeurs au sommet de la hiérarchie. La saison dernière, l'Union a fait souffler un vent de fraîcheur sur notre championnat mais c'est quand même Bruges qui, au terme d'un parcours hésitant, a coiffé une nouvelle couronne. Aujourd'hui, le Club part à nouveau avec l'étiquette de grandissime favori, même si les fondations n'ont pas encore été complètement coulées. La principale poche de résistance devrait se situer du côté de l'Antwerp où le président PaulGheysens, toujours plus avide d'un titre, n'a pas le droit de se prendre les pieds dans le tapis. MarcOvermars est arrivé au Bosuil il y a quelques mois, sur fond de polémique, et celui-là n'a pas intérêt à se planter dans ses transferts. La venue de Toby Alderweireld confirme les ambitions XXL du club, mais il faut beaucoup plus que cela pour faire de l'Antwerp le premier club de notre championnat. Il faut, par exemple, du calme et de la sérénité en dehors du terrain. Ainsi qu'un entraîneur capable de former un véritable collectif. À ce niveau aussi, on se pose des questions à propos de Marc van Bommel. Mais, c'est clair, une ville comme Anvers, avec son énorme potentiel de supporters, mérite de fêter un nouveau titre. Le dernier remonte à... 1957. Tout au long de la saison à venir, c'est à l'Antwerp que la pression sera la plus infernale. Il y a d'autres points d'interrogation à propos de cette saison bizarre qui condamnera trois équipes à la D1B et sera interrompue par la Coupe du monde. L'Union, avec le très rusé Karel Geraerts aux commandes, pourra-t-elle confirmer? Wouter Vrancken, qui a eu l'autorisation d'emmener une partie de son staff à Genk, une faveur refusée à Bernd Storck, va-t-il réussir? Felice Mazzù arrivera-t-il à amener de la stabilité et de la continuité dans le jeu d'Anderlecht, histoire de démontrer par l'absurde que les résultats moyens des derniers temps étaient en partie dus à Vincent Kompany? Hein Vanhaezebrouck réussira-t-il à prolonger la belle série réalisée en fin de saison passée par les Gantois? Que doit-on attendre de Malines avec le Néerlandais Danny Buijs aux commandes? Le Cercle sera-t-il toujours capable d'appliquer le pressing amené par Dominik Thalhammer? Et que peut faire le Standard de Ronny Deila, qui a vite compris les limites du groupe mis à sa disposition? Bref, les points d'interrogation sont bien plus nombreux que les certitudes. Par rapport à la situation de l'année passée à la même époque, il y a douze nouveaux entraîneurs sur 18 clubs de D1A. Tout reprendre à zéro, c'est depuis longtemps un credo dans notre championnat. Il est de plus en plus compliqué de composer un noyau dans les délais et de trouver le bon équilibre. On peut dire la même chose en ce qui concerne la rédaction d'un numéro spécial championnat! Par exemple, c'est chaque année la croix et la bannière pour obtenir à temps les photos d'équipes. Il n'empêche que ce numéro, bouclé le 14 juillet, restera un guide incontournable pendant toute la saison. Pour les derniers développements et transferts, suivez-nous sur sportmagazine.levif.be/sport.