Harold Deglas a débuté à 19 ans au RWDM lorsque le club était encore en D1. Il y est resté jusqu'en 96 (60 matches et 10 buts). Il est ensuite parti à Waregem, qui venait de descendre en D2 pour jouer plus, René Vandereycken lui ayant fait comprendre qu'il ne le considérait que comme un joker. Le club flandrien visait le titre, il a joué 30 matches sur 34 et marqué 11 buts.
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Harold Deglas a débuté à 19 ans au RWDM lorsque le club était encore en D1. Il y est resté jusqu'en 96 (60 matches et 10 buts). Il est ensuite parti à Waregem, qui venait de descendre en D2 pour jouer plus, René Vandereycken lui ayant fait comprendre qu'il ne le considérait que comme un joker. Le club flandrien visait le titre, il a joué 30 matches sur 34 et marqué 11 buts. En 97, il retourne à Molenbeek pour remplacer Frédéric Pierre mais il reste bloqué dans le noyau B. Une occasion atypique se présente alors : la Chine et le FC Chengdu, club de D1. " C'est ma femme qui m'a poussé à tenter l'aventure. Elle a eu raison car la Chine constitue mon plus beau souvenir. On jouait chaque week-end devant 50 à 60.000 spectateurs ! Ce fut aussi la découverte d'un autre peuple, d'un autre mode de vie, d'autres croyances... J'avais 22 ans et ma femme venait d'accoucher de mon premier fils. Elle m'a rejoint un peu plus tard avec lui. Je suis resté de février à octobre 1998. On a trop tendance à mésestimer le niveau du foot chinois. Je dirais qu'il est semblable à celui des équipes moyennes de D1 telles que St-Trond. Physiquement, c'est aussi difficile. Mais j'ai fait une bonne saison. 18 matches sur 20 et 12 buts ! Les dirigeants voulaient renouveler mon contrat mais du point du vue familial, ça n'était pas évident. Si ma femme et moi n'avions pas eu d'enfant, je serais encore resté un ou deux ans. Au point de vue relationnel, c'était fantastique. Dans notre hôtel, il y avait des Anglais, des Allemands et des Français. On s'amusait bien et mangeait tous les soirs au restau. Si on demandait au chef un plat typiquement belge, deux jours après, il était dans notre assiette ". Rentré en Belgique, il signe pour une demi-saison à Lebbeke : " Une grosse erreur ! Puis Guy Vandersmissen, devenu mon manager, m'a trouvé Wevelgem pour la saison 1999-2000. On a failli être champion. En 2000-2001, j'ai joué à Tongres. Une chouette expérience et puis, ce fut l'Olympic. Super content ! J'adore ce club et je travaille à Gosselies comme commercial interne d'une entreprise qui vend du matériel de sécurité et de protection individuelle. J'y acquiers de plus en plus de responsabilités. C'est très gratifiant. Au total, je gagne peut-être un peu plus qu'un modeste joueur de l'élite. A l'avenir, j'espère entraîner. Je commencerai par des jeunes et j'étudierai pour obtenir le diplôme d'entraîneur. Mais j'hésite car je souhaite aussi privilégier ma famille. On a deux fils. J'espère qu'ils seront meilleurs que moi : mon rêve est de les voir un jour en Ligue des Champions (Il rit) ! Je veux donner à mes enfants autant que mes parents m'ont apporté. Mon père a toujours été derrière moi. J'ai joué 60 rencontres en D1 et j'ai été sélectionné 25 fois en équipe Espoirs. J'ai joué contre David Beckham et Raul. J'ai tout cela en vidéo et je le montrerai à mes petits ".