Henk Houwaart , entraîneur de St-Trond depuis le 22 novembre, a un beau palmarès, comme joueur puis comme coach : " J'étais un leader sur le terrain, j'avais une bonne technique et un excellent tir mais je n'étais pas rapide. Devenu orphelin à 19 ans, j'ai arrêté le football alors que j'étais international. Je m'entraînais avec Johan Cruijff, Piet Keizer, Wim Zuurbier, Sjakie Swart. J'ai toujours été un leader. C'est une question de feeling, ça ne s'apprend pas dans les livres ".
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Henk Houwaart , entraîneur de St-Trond depuis le 22 novembre, a un beau palmarès, comme joueur puis comme coach : " J'étais un leader sur le terrain, j'avais une bonne technique et un excellent tir mais je n'étais pas rapide. Devenu orphelin à 19 ans, j'ai arrêté le football alors que j'étais international. Je m'entraînais avec Johan Cruijff, Piet Keizer, Wim Zuurbier, Sjakie Swart. J'ai toujours été un leader. C'est une question de feeling, ça ne s'apprend pas dans les livres ". Henk Houwaart : Lippi a dit : -On est un grand coach si on a de bons joueurs et qu'on gagne. J'ai un superbe palmarès mais je ne suis pas un grand entraîneur. Je fais partie des bons. Je suis tactiquement fort, je peux retirer le maximum de mon groupe. Terriblement mais j'aime cette sensation. Si je ne suis pas stressé à l'approche d'un match, je travaille mal. Je suis vidé à la fin. La nuit, je m'éveille souvent. Je regarde des documentaires sur les animaux ou je prends des notes. Je suis incapable de remettre quelque chose au lendemain. Ma rage de vaincre ne diminue pas avec les années. Roulers a égalisé en fin de match contre nous et j'en ai été malade. J'ai besoin du football. Je ne peux pas raccrocher. On a découvert les trajectoires. Nous appelions ça " choisir sa position ". Ernst Happel travaillait comme les coaches actuels et je n'avais pas besoin de dire à Marc Degryse où il devait courir. Un joueur doit le sentir. On ne peut le priver de son improvisation, surtout quand il a la classe de Marc. De nos jours, on ne voit plus de bons matches. Ce ne sont que duels, longues courses, sans vista ni classe individuelle. On enserre les joueurs dans des carcans. Seul le Barça me ravit encore. Intensivement. A quoi bon rester trois heures sur le terrain si c'est pour bailler une heure ? Je commence avec l'échauffement, suivi d'exercices techniques, d'une forme de course, d'un match, d'exercices de coordination et d'un retour au calme. La répétition forge les automatismes, fait comprendre aux joueurs ce que je veux : un beau foot offensif. Peter Van Houdt a raté deux occasions contre le Cercle. Je lui ai dit : -Tu peux en rater dix car tu as marqué un but et bien joué. C'est l'essentiel. Les Londoniens misent sur leur vitesse, ils gagnent grâce à la classe de leurs footballeurs, pas grâce à la qualité de leur jeu. Je ne sais pas si Mourinho a lui-même joué. Il doit avoir quelque chose pour avoir gagné la Ligue des Champions - avec un brin de chance - mais à Chelsea, d'autres réussiraient aussi. Je préfère Arsenal ou Manchester United, pour rester en Angleterre : ils dessinent de belles combinaisons en un temps. Barcelone joue dans le camp adverse. Chelsea défend tranquillement puis, en possession du ballon, Lampard, Essien, Robben et Cole surgissent dans le rectangle. Je préfère les équipes qui prennent leur adversaire à la gorge. J'ai apprécié le style d'Anderlecht en début de saison : il était offensif, bien regroupé. Le Club a perdu son football. Bosko Balaban qui mise sur les phases arrêtées, ce n'est pas permis dans le football moderne ! l JAN HAUSPIE