Pourquoi ils vont la gagner

"Le Bayern est, avec Manchester City, le grand favori pour la victoire finale. " C'est signé Jürgen Klopp, le mage de Liverpool. Et quand un gars comme lui fait une prédiction pareille, difficile de ne pas en tenir compte. Et puis il y a les chiffres qui tuent : depuis la reprise consécutive à la crise, Manuel Neuer et ses potes ont pris 27 points en Bundesliga. Sur un maximum possible de 27...
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"Le Bayern est, avec Manchester City, le grand favori pour la victoire finale. " C'est signé Jürgen Klopp, le mage de Liverpool. Et quand un gars comme lui fait une prédiction pareille, difficile de ne pas en tenir compte. Et puis il y a les chiffres qui tuent : depuis la reprise consécutive à la crise, Manuel Neuer et ses potes ont pris 27 points en Bundesliga. Sur un maximum possible de 27... Il sera difficile de stopper cette machine. Au niveau offensif, c'est terrible. Avec dans les rôles principaux, l'éternel réalisateur Robert Lewandowski (34 buts en 31 matches), le roi des assists Thomas Müller (21 en 33 matches), l'opportuniste Serge Gnabry (douze goals) et l'infiltreur Leon Goretzka (six buts et huit assists). C'est surtout le Polonais, 31 ans pourtant, qui tient la forme de sa vie depuis janvier. Il a entre-temps scoré 19 fois. C'est encore mieux que les meilleures gâchettes des autres grands championnats comme Timo Werner (18), Ciro Immobile (17) et Jamie Vardy (17). Et puis il y a l'imperméabilité défensive depuis que le gaucher David Alaba a été repositionné dans l'axe suite à l'affirmation sur le flanc du Canadien Alphonso Davies. L'Autrichien forme un duo parfait avec Jérôme Boateng, ils sont costauds dans les duels, sortent bien et se portent facilement dans l'entrejeu pour y créer le surnombre. Alaba permet aussi à Manuel Neuer de se retourner moins souvent. La saison dernière, les Bavarois ont pris un terrible coup sur la tête quand ils se sont inclinés à domicile face à Liverpool (1-3), futur vainqueur, après avoir pourtant arraché un nul blanc encourageant à Anfield. Une nouvelle élimination prématurée serait très mal vue. Mais le géant bavarois n'a pas été épargné par les pépins physiques au cours des dernières semaines. Ce qui pourrait influer négativement sur les automatismes qui s'étaient développés. Mi-juin, Thiago, plaque tournante de l'équipe, a été opéré à l'aine. Et fin juillet, c'est le back droit Benjamin Pavard qui a dû subir une intervention aux ligaments du pied gauche. Thiago faisait merveille dans son rôle de contrôleur en milieu de terrain aux côtés de Joshua Kimmich. Les médecins du Bayern sont occupés à le retaper en vue des prochaines échéances en Ligue des Champions. Pavard a l'art d'aller dans la profondeur sur son flanc et de distiller des centres millimétrés. Et il est redoutable sur les phases arrêtées. Leur absence pourrait coûter cher au Bayern, d'autant plus que Kimmich risque d'être appelé en dépannage au back droit. À moins que le coach y positionne Boateng, un choix qu'il pourrait se permettre vu que Niklas Süle est bien revenu après sa déchirure des ligaments du genou en octobre et pourrait jouer dans l'axe.