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E-mail : info@fcb.de Site Web : www.fcbayern.de Champion d'Allemagne : 1932, 1969, 1972, 1973, 1974, 1980, 1981, 1985, 1986, 1987, 1989, 1990, 1994, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2005 Coupe d'Allemagne : 1957, 1966, 1967, 1969, 1971, 1982, 1984, 1986, 1998, 2000, 2003 Supercoupe d'Allemagne : 1983, 987, 1990 Coupe des Champions : 1974, 1975, 1976, 2001 Coupe des Coupes : 1967 Coupe de l'UEFA : 1996 Coupe intercontinentale : 1976, 2001 Le Bayern Munich dépasse largement les frontières de la Bavière. Il est une institution, un club d'envergure mondiale qui compte des supporters sur toute la planète. Ce club imposant compte 96.000 affiliés qui pratiquent différents sports : handball, tennis de table, gymnastique, basket, bowling et patinage. Il ne faut pas chercher loin la base de la gestion actuelle. Alliez donc une politique économique responsable à des sponsors d'envergure (T Com, un département du géant Telekom et Adidas) à un fameux bagage footballistique et ça y est. Franz Beckenbauer a accédé à la présidence en 1994 alors que le Bayern traversait une crise sportive depuis le début de la décennie. Der Kaiser, champion du monde comme joueur puis entraîneur, s'est entouré de plusieurs monuments du club. Il pouvait compter sur le soutien inconditionnel d' Uli Hoeness, directeur général et manager sportif. Hoeness a entamé sa reconversion très tôt, en 1979, à 27 ans et est considéré comme un visionnaire depuis des années. Au fil du temps, son champ d'action n'a cessé de croître. Il est désormais responsable de tous les contrats des joueurs, du sponsoring, du G-14 et peut aussi se considérer comme le remplaçant du président. Cependant, depuis trois ans, l'ancien international Karl-Heinz Rummenigge, auteur de 162 buts en 310 matches de Bundesliga de 1974 à 1984, est président faisant fonction, Beckenbauer étant accaparé par l'organisation du Mondial 2006. Kalle a été vice-président de 1991 à 2002 et s'occupe maintenant de la gestion financière et professionnelle. Le déménagement à l'Allianz Arena et le développement des possibilités du club constituent ses priorités. Il est entouré de Karl Hopfner et Herbert Hainer au conseil d'administration mais on retrouve d'anciens grands joueurs à tous les échelons du club. " Nos joueurs ne se baladent plus sur le terrain, ils courent aussi ". Cette remarque de Franz Beckenbauer au sujet de Felix Magath (51 ans) est éloquente. Autoritaire, l'entraîneur exige une discipline sans faille et dispense des entraînements très physiques. Saut à la corde et medicine balls font partie de son arsenal. Magath, qui a succédé à Ottmar Hitzfeld, est sacré champion avec le Bayern dès sa première saison. Fils d'un militaire portoricain stationné en Allemagne et d'une Allemande, il obtient son premier trophée comme entraîneur. Si son palmarès de joueur est impressionnant ûil a été international à 43 reprises, il a dû patienter pour récolter ses premiers succès d'entraîneur. Il a dirigé Hambourg, le Werder Brême et l'Eintracht Francfort, séjours qui ne lui ont valu que des critiques sur son style inhumain. Il a légèrement modifié ses méthodes de travail au VfB Stuttgart et s'est quelque peu humanisé. Il a été vice-champion d'Allemagne avec les Souabes en 2003. Magath a éprouvé du mal à transmettre sa tactique aux vedettes du Bayern. Il voulait abandonner le style conservateur du club, il a remis de l'ordre et augmenté l'intensité des entraînements. Il a entamé la saison en 4-4-2 et n'a pas hésité à renvoyer sur le banc des stars telles que Lucio, Torsten Frings, Sebastian Deisler ou Mehmet Scholl. Ses directives ont irrité les joueurs. L'équipe manquait d'équilibre et d'unité mais Magath a rétabli la situation en faisant glisser Demichelis de la défense à l'entrejeu. Malgré une pénible élimination des quarts de finale de la Ligue des Champions, Magath reste sur une belle saison. Il a atteint deux objectifs : le titre et la finale de la Coupe. Le gardien Oliver Kahn (35 ans) est la figure de proue du Bayern depuis des années. " Vaincre, c'est vouloir et ne jamais abandonner ", on peut résumer ainsi la devise du portier. En catégories d'âge à Karlsruhe, il n'était pas vraiment un grand talent mais il était bien plus ambitieux que tous les autres, comme l'a compris son entraîneur d'alors, Rudi Wimmer. Cette saison, son premier tour a été irrégulier mais la concurrence qui règne en équipe nationale - Jürgen Klinsmann a rendu sa chance à Jens Lehmann - l'a aidé à retrouver son meilleur niveau par la suite. Lucio (27 ans) et Robert Kovac (31 ans) ont assuré la stabilité défensive. Le Brésilien se distingue par son jeu de position, il est très solide et particulièrement agressif dans les duels. Son jeu de tête est un atout défensivement comme sur les phases arrêtées. Il est la révélation, avec Martin Demichelis (24 ans). L'Argentin, enrôlé comme défenseur central, a livré ses meilleurs matches au milieu défensif, où il s'est distingué par sa vista, son calme et son jeu de tête. Le patron de l'équipe est Michael Ballack (28 ans). Le petit Kaiser est devenu un leader cette saison. Il a marqué des buts importants, délivré de magnifiques assists et son tir à distance est redoutable. Il a en outre acquis suffisamment de maturité et d'assurance pour entraîner l'équipe dans son sillage dans les moins bons jours. C'est Ballack qui a demandé à Felix Magath de dispenser des séances moins dures. Contrairement aux saisons précédentes, il a été épargné par les blessures. En pointe, le Bayern peut compter sur le sang-froid de Roy Makaay (30 ans), auteur de 27 buts et 14 assists toutes compétitions confondues. Le Hollandais a l'art de s'échapper dans le dos de son adversaire. Cet opportuniste tire un rendement optimal de sa vitesse grâce à son instinct : il sait exactement où va arriver un long ballon. Un grand club est obligé de viser le succès immédiat. L'intégration de jeunes du cru ne constitue donc pas une priorité. Cette philosophie est sans conteste celle du Bayern. Dans son noyau de 26 joueurs, il n'y a de place que pour un seul authentique produit du cru : Bastian Schweinsteiger, mais le médian n'a guère reçu autant d'occasions de jouer qu'il l'aurait espéré cette saison. Il serait préférable pour son épanouissement d'être loué mais il se heurte au veto d'Hoeness, qui croit fermement dans les qualités du puissant médian international. Sinon, il faut prendre une longue-vue pour chercher d'autres jeunes du cru, à moins de placer Owen Hargreaves, Mehmet Scholl, Roque Santa Cruz et Alexander Zickler dans cette catégorie. C'est dommage car dans les années 70, le Bayern est devenu un grand d'Europe grâce à une talentueuse génération de Bavarois. Même si le club injecte entre deux et trois millions d'euros par an dans son école des jeunes, il recrute ses footballeurs dans les autres clubs allemands et étrangers. C'est ainsi que, cette saison, le jeune Péruvien Paulo Guerrero a émergé, après avoir prouvé son sens du but l'année dernière en amateurs, sous la direction de Hermann Gerland et du BomberGerd Müller. La formation a été complètement restructurée depuis 1995. A côté des amateurs, le Bayern a onze équipes de vingt jeunes, qui évoluent tous en 4-3-3. Les Juniors A et B s'entraînent six fois par semaine. Les étrangers sont logés dans un bâtiment spécialement aménagé, où treize chambres sont à leur disposition. Le Bayern jouait au stade Olympique, érigé pour les JO 1972, depuis cette date. Le club bavarois y a été sacré champion d'emblée. On a marqué près de 2.000 buts en 752 rencontres dans ce stade au toit si particulier. Le stade Olympique a une capacité de 69.256 spectateurs (57.456 places assises, 11.800 debout), dont seulement 38.000 couvertes. L'arène offre cependant trop peu de possibilités pour recevoir les sponsors et les VIP et la piste d'athlétisme coupe l'ambiance. On a érigé un nouveau stade au nord de Munich à l'occasion du prochain Mondial, sans un cent de subsides si l'on en croit Rummenigge. L'Allianz-Arena a une capacité de 66.000 places et de 104 loges. Elle a été inaugurée le 31 mai par un match entre le Bayern et l'équipe nationale. L'arène coûte 340 millions d'euros et devient dès la saison prochaine le port d'attache du Bayern et de Munich 1860, pensionnaire de deuxième Bundesliga. Les deux clubs vont prendre possession du plus moderne et luxueux stade du monde, qui accueillera le match d'ouverture de la Coupe du Monde. Le stade forme un immense ovale. Il a été conçu par les architectes suisses Herzog et Meuron, qui ont imaginé le Tate Modern Museum de Londres et le nouveau stade olympique de Pékin. Le parking peut accueillir 11.000 véhicules et devient le plus vaste du monde. Le toit transparent peut être largement ouvert afin de faire pénétrer air et lumière. Quand on ne jouera pas, toutes les portes d'accès de l'enceinte inférieure seront ouvertes afin que le gazon ne pâtisse pas de l'absence de ventilation. Le Bayern n'a pas de quoi se plaindre. Il a la troisième assistance du pays après Dortmund (77.235 en moyenne) et Schalke 04 (61.341). 906.000 fans ont rejoint le stade Olympique pour les 17 matches à domicile, ce qui fait une assistance moyenne de 53.294 personnes, contre 52.625 la saison précédente. Ce n'est certainement pas mauvais, puisque la capacité de l'enceinte est de 69.256 places. A titre de comparaison, Munich 1860 attire en moyenne 20.134 spectateurs en D2, ce qui lui assure la troisième place de sa série, après le 1. FC Cologne (38.446) et l'Eintracht Francfort (23.854). Alors que 1860 recrute ses supporters à Munich, le Bayern est l'équipe de la Bavière mais en déborde largement. Ses supporters ont donc de longs trajets à parcourir. C'est pour ça que le Bayern ne réserve que 20.000 places aux abonnés, contrairement à des clubs à vocation plus régionale comme le Borussia Dortmund et Schalke 04, implantés dans la région ouvrière de la Ruhr. Même en déplacement, le Bayern peut compter sur le soutien vocal de quelque 20.000 supporters, grâce à son rayonnement national et au fait qu'il a des clubs de supporters partout. Il recense plus de 1.900, qui rassemblent 110.000 membres. Le Bayern est particulièrement populaire à l'étranger aussi : il a plus de 1.900 clubs officiels de supporters dans 37 pays, dont deux en Chine, un en Inde, un au Kenya, trois en Iran et quatre aux Etats-Unis. Il espère opérer une meilleure percée du marché asiatique grâce à son voyage au Japon du 28 au 31 juillet prochain et à l'embauche de l'international iranien (87 sélections) Ali Karimi (26 ans), Footballeur de l'Année en Asie et troisième Iranien du noyau après Ali Daei et Vahid Hashemian. Le Bayern est une entreprise qui a réalisé un chiffre de 165 millions d'euros l'année dernière. A titre de comparaison, il était de 150 millions en 2003, ce qui signifie qu'il progresse chaque année. Karl-Heinz Rummenigge a fondé une nouvelle société, l'Allianz Arena GmbH, qui est propriétaire du stade. Le Bayern possède 50 % des actions, l'autre moitié est aux mains de Munich 1860. Chaque club verse 10 % de la recette à l'entreprise du stade. Allianz, le géant allemand de l'assurance, a acquis le nom du stade pour une durée de 15 ans. Le Bayern prête 75 millions à l'entreprise du stade. La banque EuroHypo AG finance 225 millions. Le coût ayant entre-temps grimpé de 40 millions, Rummenigge négocie un refinancement. Il faudra une occupation moyenne de 40.000 personnes pour couvrir complètement les charges de l'emprunt. Cela ne devrait normalement pas poser problème car le stade sera probablement comble à chaque match à domicile dès la saison prochaine. Telekom, sponsor principal, verse 20 millions par an jusqu'en 2008. Adidas, le sponsor maillot, verse dix millions par an et a aussi acquis 10 % des parts pour 75 millions. Adidas est le fournisseur du Bayern depuis 39 ans. Son contrat court jusqu'en 2010. Le Bayern ne veut pas entrer en Bourse mais retire de coquettes sommes de son merchandising, dans le monde entier. Deloitte&Touche a classé le Bayern Munich neuvième club le plus riche d'Europe. Avec des rentrées de 165,2 millions, il suit de loin Manchester United, qui perçoit 257,3 millions. Sa participation à la Ligue des Champions, la saison prochaine, offre des rentrées supplémentaires, qui permettront de verser aux joueurs leurs plantureux salaires et primes. Frédéric Vanheule