Cela fait sept mois que Walter Baseggio a appris qu'il était atteint d'un cancer de la thyroïde. " L'opération n'a pas été douloureuse, je ne suis resté que deux jours à l'hôpital ", se souvient-il. " Le chirurgien a repéré des nodules et les analyses ont confirmé que c'était cancéreux. Ce fut plus dur pendant les semaines qui ont suivi. On m'a fait une espèce de chimiothérapie, on m'a injecté de l'iode et j'ai dû passer cinq jours dans une chambre stérile. Mais les effets secondaires ont été fort limités, je n'ai rien ressenti de particulier à part une grosse fatig...

Cela fait sept mois que Walter Baseggio a appris qu'il était atteint d'un cancer de la thyroïde. " L'opération n'a pas été douloureuse, je ne suis resté que deux jours à l'hôpital ", se souvient-il. " Le chirurgien a repéré des nodules et les analyses ont confirmé que c'était cancéreux. Ce fut plus dur pendant les semaines qui ont suivi. On m'a fait une espèce de chimiothérapie, on m'a injecté de l'iode et j'ai dû passer cinq jours dans une chambre stérile. Mais les effets secondaires ont été fort limités, je n'ai rien ressenti de particulier à part une grosse fatigue. Les médecins ont été surpris que je ne me sente pas plus mal. J'ai pu reprendre les entraînements assez vite avec Mouscron, j'ai rejoué en Réserve et j'ai même marqué. Je me sentais prêt à recommencer assez vite en Première. " Baseggio sort maintenant d'une batterie de tests de contrôle : ils ont débuté jeudi dernier et se sont terminés hier. " Je me sens moins bien en ce moment. Pour passer ces examens, j'ai dû arrêter mes médicaments il y a un peu plus d'un mois. Deux pilules que je suis condamné à prendre tous les jours jusqu'à la fin de ma vie... L'arrêt a été un peu compliqué. Sans ces médicaments, mon organisme ne fonctionne plus très bien, je gonfle à certains endroits du corps (aux mains notamment) et je ne mange presque plus. Mais on m'a rassuré : dès que j'aurai repris ces produits pendant une quinzaine de jours, tout rentrera dans l'ordre. "L'ex-Anderlechtois et Mouscronnois continue à faire du sport un peu tous les jours : " Je sens que la fatigue s'installe plus vite qu'en temps normal, mais mentalement, tout va très bien. J'attends de l'hôpital les résultats de mes tests. Je prie pour que tout se passe bien mais je ne suis pas naïf non plus : j'ai un copain qui a subi la même opération que moi il y a deux ans et il n'a toujours pas repris son boulot. Si les nouvelles sont bonnes, je me concentrerai sur la recherche d'un club. Je n'ai plus trop d'espoir pour cette saison : trouver une nouvelle équipe en mars, c'est compliqué. Je me focalise plutôt sur le mois de juillet. Des clubs sont prêts à m'engager, j'ai eu plusieurs contacts en décembre mais je n'ai pas voulu aller plus loin, par honnêteté. Je ne voulais pas m'engager sans savoir si je pourrais retrouver la santé. "Walter est totalement libre sur le marché des transferts. Depuis lundi dernier seulement... " J'ai enfin reçu mon C4 de Mouscron. Oui, ça a quand même un peu traîné ! Par contre, je sais que je ne toucherai jamais mes salaires de novembre et décembre. En plus de l'un ou l'autre petit truc. C'est comme ça. Et le chômage, je n'y ai pas droit puisque je suis propriétaire d'une taverne et qu'on ne donne pas d'indemnités de chômage aux indépendants. Ce n'est vraiment pas grave, je pense bien plus à ma santé qu'à cet argent. "pierre danvoyeJ"'attends de l'hôpital les résultats de mes tests. Je prie pour que tout se passe bien mais je ne suis pas naïf non plus."