Etre consultant F1 donne parfois l'occasion de prendre des virages insolites. C'est le cas de Bas Leinders, qui commente les Grands Prix avec Gaëtan Vigneron et a accepté de devenir juré pour la troisième saison de Y'a pas pire conducteur sur la RTBF.
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Etre consultant F1 donne parfois l'occasion de prendre des virages insolites. C'est le cas de Bas Leinders, qui commente les Grands Prix avec Gaëtan Vigneron et a accepté de devenir juré pour la troisième saison de Y'a pas pire conducteur sur la RTBF. Vu votre côté sérieux, c'est un peu surprenant d'apprendre que vous participez à cette émission.La production cherchait un remplaçant à Vanina Ickx. J'ai accepté car c'est un bon divertissement. Mais être consultant et juré sont deux tâches différentes. Quand je commente un Grand Prix, j'analyse, je me réfère aux règlements pour informer le public de ce qu'il ne connaît pas, je réfléchis comme un pilote afin d'expliquer ce qu'il ressent. Dans Y'a pas pire conducteur, on quitte le milieu de la compétition pour la voie publique. L'objectif est plutôt de comprendre pourquoi certains automobilistes adoptent des comportements très risqués. C'est l'occasion rêvée pour que les gens mettent un visage sur votre voix ?Je suis déjà à l'écran durant Warm up et beaucoup de gens me reconnaissent. Mais je ne le nie pas : c'est l'occasion de devenir un peu plus connu, surtout du côté francophone. Le côté un peu ridicule de l'émission ne vous a pas rebuté ? Je me suis parfois demandé si certaines séquences n'étaient pas expressément tirées par les cheveux. Mais j'ai compris que ce côté ridicule était un élément à prendre très au sérieux. Les candidats sont des personnes normales qui conduisent tous les jours et qui peuvent mettre la vie des autres en danger. Si je peux les responsabiliser, tant mieux. Etes-vous le Jacques Laffite belge ?J'ai la même optique que lui : apporter au téléspectateur le regard du pilote. Mais je ne sais pas de quelle façon commente Jacques Laffite car je ne regarde pas TF1. Je préfère dire que j'assiste Gaëtan Vigneron. Durant les courses, ce n'est pas trop difficile de prendre la parole quand Gaëtan Vigneron se lance dans ses longues tirades passionnées ?Nous sommes arrivés à un stade où chacun sent quand il doit laisser parler l'autre. Notre travail est basé sur une grande complicité. Le public nous voit le samedi et le dimanche mais il ne sait pas que nous sommes à l'£uvre depuis mercredi. Durant ce temps, nous lisons les magazines spécialisés, nous discutons avec les pilotes et les mécaniciens, etc. Gaëtan Vigneron accomplit ses démarches avec une grande passion. C'est grâce à cette conscience professionnelle qu'il parle avec autant d'envie durant les courses. Et je préfère ça à un gars qui travaille juste pour entendre l'écho de sa voix dans les écouteurs.