Bart Verhaeghe, le président du Club Bruges, cultive une autre passion : le triathlon. Il est le mécène d'Uplace-BMC, devenu l'équipe la mieux organisée et la plus forte au monde, un an après l'union des deux sponsors. Sept des dix professionnels ont pris le départ de l'Ironman d'Hawaï et cinq d'entre eux ont fini parmi les douze premiers.
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Bart Verhaeghe, le président du Club Bruges, cultive une autre passion : le triathlon. Il est le mécène d'Uplace-BMC, devenu l'équipe la mieux organisée et la plus forte au monde, un an après l'union des deux sponsors. Sept des dix professionnels ont pris le départ de l'Ironman d'Hawaï et cinq d'entre eux ont fini parmi les douze premiers. Verhaeghe est allé encourager ses triathlètes. Il en a profité pour discuter avec les organisateurs de leur business-plan, dépassé selon lui. " Ils ont un produit fantastique ", explique l'entrepreneur belge. " C'est un des sports qui connaît la plus forte expansion. Mais, alors que le reste du monde utilise un smartphone, façon de parler, eux ont toujours une ligne fixe. L'organisation peut être nettement améliorée, notamment pour les athlètes professionnels, mais surtout, il faut rendre les épreuves plus accessibles au grand public télé et internet. La seule manière de suivre l'Ironman, ces dernières années, c'était via des informations et des images limitées, sur le site web, qui a été en panne la moitié de la soirée. L'approche peut être plus attractive, comme en cyclisme : avec des présentations et des commentaires étoffés, des interviews, plus de caméras sur le parcours, des caméras sur les athlètes, toutes sortes d'applis avec des données sur les distances, les différences de chrono, les wattages... C'est comme ça qu'on attire des téléspectateurs. " Verhaeghe espère que son plaidoyer a porté ses fruits. " Les organisateurs m'ont écouté, en tout cas. Surtout les Européens car Providence Equity, le propriétaire américain, est moins attiré par le sport. " Le président du Club ne va pas acheter de parts de l'entreprise qui gère l'Ironman. " Non, mais je vais rester en contact avec l'organisation, pour faire tourner plus vite cette grosse machine. Un aspect est positif : en 2015, il n'y aura qu'un seul grand Ironman par continent, à Francfort, à Melbourne, au Texas, au Brésil et en Afrique du Sud. Les primes seront plus élevées, il y aura plus de points et de meilleurs comptes rendus. " Verhaeghe espère également prolonger le succès d'Uplace-BMC avec Bob De Wolf. " Cette année ", explique ce dernier, " nous avons récolté 19 victoires, dont deux titres européens, sur la distance complète et le demi-triathlon. Notre objectif ultime est de remporter Hawaï. Nous en avons le potentiel, avec Corinne Abraham et Liz Blatchford en dames et Bart Aernouts chez les messieurs, pour ne citer qu'eux. Bart a terminé parmi les dix premiers dans trois triathlons cette année et a été brillant neuvième à Hawaï. Il n'a que trente ans et sa marge de progression est encore grande. Il peut être le successeur de Frederik Van Lierde. " En 2015, Uplace-BMC travaillera avec les mêmes sportifs, à l'exception d'Axel Zeebroek. " Nous sommes très reconnaissants de son apport pendant quatre saisons ", insiste De Wolf, qui veut optimiser l'encadrement. " Nous travaillons comme une équipe cycliste professionnelle : un directeur sportif, des mécaniciens, des médecins et même un département relations publiques, afin que nos triathlètes puissent se concentrer sur leur sport. C'est unique dans ce sport et ce plus nous vaudra encore de grands succès, à Hawaï j'espère. " PAR JONAS CRÉTEUR" Il faut rendre les compétitions plus accessibles au grand public télé et internet. "