Le Hertha BSC est en proie au doute. Il a limogé son entraîneur batave, Huub Stevens, suite à trop de résultats décevants. L'équipe de Bart Goor végète toujours dans les bas-fonds de la Bundesliga, alors qu'elle avait arraché de justesse un billet UEFA au printemps dernier.

Comment décririez-vous l'ambiance actuelle à Berlin ?

Bart Goor : En amélioration. Nous avons pris congé de l'entraîneur car nous étions au point mort. Nous avions tout tenté, en vain, pour nous en sortir. Dans ces cas-là, il semble que la solution soit le renvoi de l'entraîneur. Enfin, nous devons nous sortir de ce fossé. Heureusement, contre le Borussia Dortmund, pour la première fois depuis longtemps, nous avons disputé un match convenable. Il s'agit maintenant de poursuivre sur cette lancée.

Les critiques se sont abattues sur Huub Stevens quand il a écarté Fredi Bobic. Toucher à une valeur sûre demeure périlleux ?

On a gonflé l'affaire. Il semble que Bobic se soit fendu de certaines déclarations dans la presse, des propos qui ont déplu à l'entraîneur. C'est pour ça qu'il a été écarté. Il ne faut pas chercher plus loin.

Huub Stevens a longtemps pu compter sur le soutien du manager, Dieter Hoeness.

C'est bien la preuve qu'il ne faut pas rendre l'entraîneur responsable de tous nos maux. Nous avons perdu des matches que nous menions 2-0. Ou parfois, nous menions 1-0 jusqu'à la dernière minute et nous encaissions un but ridicule. Ce n'est pas normal. Il est difficile de dire à quoi c'est dû. C'est une combinaison de nombreux facteurs. Nous cherchons l'origine réelle de nos problèmes. Manque de chance, de concentration, peut-être de confiance. Nous devons vite engranger des points et retrouver notre bonne circulation du ballon.

Faute de quoi le second tour s'assimilera à une pénible lutte contre la descente ?

Ce serait un drame. Je remarque que sous la direction d'Andreas Thom, nous sommes déjà plus détendus à l'entraînement, nous retrouvons un certain plaisir de jouer.

Etes-vous satisfait de votre propre niveau ?

Plutôt. Je suis assez régulier à un niveau acceptable, même si je peux mieux. Je ne dois pas me plaindre. Je ne rate pas souvent des occasions car je suis trop peu devant le but. C'est là que le bât blesse. Après la trêve hivernale, nous allons récupérer beaucoup de blessés et de suspendus, ce qui nous permettra de retrouver nos automatismes.

Ramenez-vous vos problèmes à la maison ?

Non, mais les six derniers mois n'ont pas vraiment été agréables. J'espère que le pire est maintenant derrière moi. J'essaie en tout cas de ne pas en faire pâtir ma famille.

Vous dormez bien ?

(il rit). Oui, je n'ai pas encore perdu le sommeil. (F. Vanheule)

F. Vanheule

Le Hertha BSC est en proie au doute. Il a limogé son entraîneur batave, Huub Stevens, suite à trop de résultats décevants. L'équipe de Bart Goor végète toujours dans les bas-fonds de la Bundesliga, alors qu'elle avait arraché de justesse un billet UEFA au printemps dernier. Bart Goor : En amélioration. Nous avons pris congé de l'entraîneur car nous étions au point mort. Nous avions tout tenté, en vain, pour nous en sortir. Dans ces cas-là, il semble que la solution soit le renvoi de l'entraîneur. Enfin, nous devons nous sortir de ce fossé. Heureusement, contre le Borussia Dortmund, pour la première fois depuis longtemps, nous avons disputé un match convenable. Il s'agit maintenant de poursuivre sur cette lancée. On a gonflé l'affaire. Il semble que Bobic se soit fendu de certaines déclarations dans la presse, des propos qui ont déplu à l'entraîneur. C'est pour ça qu'il a été écarté. Il ne faut pas chercher plus loin. C'est bien la preuve qu'il ne faut pas rendre l'entraîneur responsable de tous nos maux. Nous avons perdu des matches que nous menions 2-0. Ou parfois, nous menions 1-0 jusqu'à la dernière minute et nous encaissions un but ridicule. Ce n'est pas normal. Il est difficile de dire à quoi c'est dû. C'est une combinaison de nombreux facteurs. Nous cherchons l'origine réelle de nos problèmes. Manque de chance, de concentration, peut-être de confiance. Nous devons vite engranger des points et retrouver notre bonne circulation du ballon. Ce serait un drame. Je remarque que sous la direction d'Andreas Thom, nous sommes déjà plus détendus à l'entraînement, nous retrouvons un certain plaisir de jouer. Plutôt. Je suis assez régulier à un niveau acceptable, même si je peux mieux. Je ne dois pas me plaindre. Je ne rate pas souvent des occasions car je suis trop peu devant le but. C'est là que le bât blesse. Après la trêve hivernale, nous allons récupérer beaucoup de blessés et de suspendus, ce qui nous permettra de retrouver nos automatismes. Non, mais les six derniers mois n'ont pas vraiment été agréables. J'espère que le pire est maintenant derrière moi. J'essaie en tout cas de ne pas en faire pâtir ma famille. (il rit). Oui, je n'ai pas encore perdu le sommeil. (F. Vanheule)F. Vanheule