A l'occasion du récent derby bruxellois, nous avons réalisé un screening de Nicolas Frutos. Le premier tableau reprend les ballons que l'attaquant argentin a reçus ainsi que la zone où ils ont été délivrés, avec chaque fois l'identité des passeurs ainsi que le nombre de services que chacun d'entre eux a effectués. L'autre schéma reprend l'usage que le Sud-Américain en a fait, de même que l'endroit où il a alerté l'un ou l'autre de ses partenaires. Avec, une fois encore, le total des ballons négociés par ces différents joueurs.
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A l'occasion du récent derby bruxellois, nous avons réalisé un screening de Nicolas Frutos. Le premier tableau reprend les ballons que l'attaquant argentin a reçus ainsi que la zone où ils ont été délivrés, avec chaque fois l'identité des passeurs ainsi que le nombre de services que chacun d'entre eux a effectués. L'autre schéma reprend l'usage que le Sud-Américain en a fait, de même que l'endroit où il a alerté l'un ou l'autre de ses partenaires. Avec, une fois encore, le total des ballons négociés par ces différents joueurs. Pour ce qui est de la disponibilité en matière de réception du ballon, on notera que l'ultime transfuge des Mauves ne se contente pas de camper dans les 16 mètres adverses ou d'occuper un rôle axial : il bouge sur tout le front de l'attaque, même si ses coéquipiers le servent surtout face au but. Assez bizarrement, peut-être, son pourvoyeur attitré, face au Brussels, était Olivier Deschacht, avec sept envois à destination du géant de Buenos-Aires. Un score qui s'explique par la propension du défenseur à utiliser de longues balles à suivre, aussi bien dans le jeu que sur des rentrées en touche. On remarquera aussi qu'avec ses dégagements précis, Silvio Proto arrive au même chiffre (4) que les autres passeurs attitrés que sont Serhat Akin et Pär Zetterberg. Il est symptomatique de constater aussi que Frutos n'hésite pas à se replier pour quémander le ballon dans son camp. Et ce, une nouvelle fois, dans tous les secteurs de la ligne arrière. On relève un décalage évident entre le nombre de ballons reçus (39) et ceux que le joueur a cédés (14). C'est que tous les ballons qu'il négocie n'aboutissent évidemment pas dans les bons pieds. Ses déviations de la tête, par exemple, ne trouvent pas souvent un prolongement idéal sur le terrain. D'autre part, au même titre que celui à qui on le compare volontiers, Jan Koller, Frutos, malgré son imposant gabarit, a encore tendance à tomber facilement, sans que son garde-chiourme ne commette une faute pour autant. Il en résulte, dès lors, pas mal de balles perdues. Reste que dans les ballons qu'il joue, l'ancien avant de l'Independiente fait fort. Il y a lieu de relever d'abord, au cours du premier quart d'heure, son but, résultante d'un mouvement amorcé par Christian Wilhelmsson et poursuivi par Akin. Quelques minutes plus tard à peine, un judicieux 1-2 avec Bart Goor permettait au gaucher anderlechtois de conclure sur le piquet. A la demi-heure, c'est Chippen qu'il isolait devant le gardien Patrick Nys mais le Suédois manquait sa reprise. Enfin, toujours en première mi-temps, on retiendra aussi cette reprise acrobatique sur un dernier service d'Akin, qui passa à côté du but du Brussels. Après la pause, sur passe d' Yves Vanderhaeghe, Frutos y alla ensuite d'un premier tir cadré durant cette période. Peu après, un ballon touché par l'Argentin et mal dégagé par Steve Colpaert aboutit à Zet, prélude au deuxième but. Un goal, un demi assist, une activité inlassable entre les lignes et un danger constant pour l'opposant : que demander de plus à un forward ?