Dimanche passé, tous les regards des Espagnols étaient dirigés vers le stade Santiago Bernabeu. Comme à chaque fois que s'y déroule le fameux clasico. Et à fortiori lorsque celui-ci oppose les deux premiers du classement. Les Barcelonais savaient que, quelle que soit l'issue du match, ils conserveraient leur leadership. Mais peu importe : l'honneur était aussi en jeu.
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Dimanche passé, tous les regards des Espagnols étaient dirigés vers le stade Santiago Bernabeu. Comme à chaque fois que s'y déroule le fameux clasico. Et à fortiori lorsque celui-ci oppose les deux premiers du classement. Les Barcelonais savaient que, quelle que soit l'issue du match, ils conserveraient leur leadership. Mais peu importe : l'honneur était aussi en jeu. Le FC Barcelone a réussi sa mue. La période néerlandaise semble révolue. Encore que trois Hollandais y jouent encore un rôle très important. L'un en coulisses : JohanCruyff. On l'appelle l'amiinvisible. Très proche du président JoanLaporta, il ne loupe jamais l'occasion de lui prodiguer de précieux conseils. Il a l'art d'influencer la politique du club sans être réellement présent en chair et en os. Son aura demeure tellement grande en Catalogne qu'une simple déclaration de sa part suffit à façonner l'opinion des socios et à exercer une pression sur la direction. Le deuxième Néerlandais se trouve sur le petit banc : FrankRijkaard. S'il est toujours là, c'est sans doute grâce à l'influence de Cruyff, qui l'a défendu alors que le vice-président SandroRosell, chargé de la politique sportive du club, souhaitait s'en séparer l'an passé et avait même déjà couché le nom de son successeur : LuizFelipeScolari. Le troisième Néerlandais se trouve sur le terrain : l'arrière gauche GiovannivanBronckhorst, surnommé Gio car son nom est imprononçable pour un Espagnol. Il est le dernier rescapé d'un clan orange, jadis pléthorique. Voici dix jours, c'est lui qui a égalisé dans les arrêts de jeu contre le Betis Séville alors que le Barça avait été mené 1-3 : " Je suis, effectivement, le dernier des Mohicans. Mais peu importe la nationalité des joueurs : ce qui compte, c'est d'avoir un groupe soudé ". (D. Devos) SAVIO a prolongé de deux saisons supplémentaires le contrat qui le lie à Saragosse : le Brésilien restera dans le club aragonais jusqu'en juin 2007. JUANARANGO, le joueur de Majorque qui avait été victime d'un traumatisme crânien à la suite d'un coup du défenseur sévillan Javi Navarro, reprendra les entraînements collectifs à la fin du mois. JAVI NAVARRO a finalement été suspendu pour cinq journées par le Comité de Compétition. RAFAJORDA, le jeune attaquant de Numancia, a été opéré lundi d'une lésion au ménisque. BUTEURS : 1 Eto'o (Barcelone) 21 buts ; 2 Forlan (Villarreal) 18 ; 3 Oliveira (Betis) 17 ; 4 Torres (At. Madrid) 16 ; 5 Baptista (FC Séville) 15 ; 6 Ronaldo (Real Madrid), Nihat (R. Sociedad), Riquelme (Villarreal) 13. D. Devos