Depuis quand rêvez-vous de devenir championne de Belgique?
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Depuis quand rêvez-vous de devenir championne de Belgique?Barbara Laurent: Dès que j'ai compris que je pourrais progresser tennistiquement, j'ai commencé à y penser. Mais je n'y ai réellement cru que lorsque j'ai été sélectionnée pour intégrer le tennis-études de Mons. Avant, c'était un rêve mais je ne voulais pas trop y penser. Quand on vous a dit que vous alliez aller à Mons, vous vous êtes prise pour Steffi Graf?Non, pas du tout. Je me suis dit que c'était chouette mais qu'il fallait que je garde les pieds sur terre. J'ai été deux fois championne de Belgique mais cela ne me fait rien. Ce n'est pas que je m'en moque, mais être championne de Belgique, ce n'est rien du tout par rapport à l'Europe, voire au monde.L'Europe, c'est le prochain objectif?Oui, bien entendu. Mais je suis encore loin du sommet. En général, quand je dispute des tournois européens, je ne vais pas plus loin que le deuxième tour.Quelle est la différence entre un tournoi européen de niveau moyen et le championnat de Belgique?Je dirais que les joueuses des autres pays sont plus constantes que nous le sommes. A ce niveau, il n'y a pas moyen de faire le point en trois frappes de balle comme en Belgique. Les Belges ratent beaucoup trop vite. Et puis, il y aussi la mentalité qui est complètement différente. Nous, on a trop tendance à regarder le tableau et à se dire que c'est impossible de gagner parce que l'adversaire est classée tête de série ou qu'elle a tel classement au niveau mondial Cadet. Pourtant, il n'y a généralement que très peu de différences. Chez nous, on fait trop attention au classement. Dès que l'on est dans un club, on me demande mon classement belge alors que cela ne veut rien dire du tout.Quelle impression cela fait de se retrouver dans le centre où se sont entraînées des joueuses comme Dominique Monami-Van Roost ou Justine Henin?C'est assez impressionnant même si l'on sait que ce n'est pas parce que l'on entre à Mons que l'on terminera forcément parmi les meilleures joueuses mondiales. Ce qui est certain, c'est que c'est génial d'être au Centre car on y est vraiment très bien encadrée et que, donc, on est dans les meilleures conditions pour progresser. C'est vrai que le fait que Justine y soit passée donne énormément de confiance.Quand vous la voyez, vous vous dites que vous aimeriez bien faire comme elle?Bien entendu mais mon but, c'est d'être numéro 1.Numéro 1 belge?(Elle rit). Non, numéro 1 mondiale. Quels sont vos atouts pour y arriver un jour?Le coup droit et le fait que je suis une attaquante. Ce qui est très chouette, c'est que je suis perfectible à tous les niveaux, ce qui veut donc dire que j'ai encore une grande marge de progression.Et vos faiblesses?Mon mental.Vous ne vous ennuyez jamais sur un court?Non, jamais.Il vous arrive de jeter votre raquette?Oui, mais ce n'est pas pour cela que je m'ennuie.Quelle est votre idole au niveau international?J'aime bien Seles parce que j'adore sa manière de se battre. Au niveau masculin, j'aime beaucoup Andre Agassi parce qu'il sait tout faire. J'aime aussi beaucoup Patrick Rafter.