Samedi soir, contre Charleroi, Anderlecht a émergé en fin de partie grâce à un penalty logique. Une victoire méritée de plus pour des Mauves qui seront sûrement champions. Mais dire qu'ils ont survolé la partie serait exagéré. A la mi-temps, c'était 0-2 et le public ne comprenait pas Hugo Broos qui avait laissé Walter Baseggio, Christian Wilhelmsson et Martin Kolar sur le banc alors que Goran Lovre, Besnik Hasi et Michal Zewlakow n'étaient pas très saignants. Broos avait certainement ses raisons mais le match a définitivement tourné quand le citoyen de Clabecq et le Suédois sont montés au jeu. Le talent doit être sur le terrain et pas sur le banc. Et si un joueur se trouve sur le banc, c'est évidemment qu'il...

Samedi soir, contre Charleroi, Anderlecht a émergé en fin de partie grâce à un penalty logique. Une victoire méritée de plus pour des Mauves qui seront sûrement champions. Mais dire qu'ils ont survolé la partie serait exagéré. A la mi-temps, c'était 0-2 et le public ne comprenait pas Hugo Broos qui avait laissé Walter Baseggio, Christian Wilhelmsson et Martin Kolar sur le banc alors que Goran Lovre, Besnik Hasi et Michal Zewlakow n'étaient pas très saignants. Broos avait certainement ses raisons mais le match a définitivement tourné quand le citoyen de Clabecq et le Suédois sont montés au jeu. Le talent doit être sur le terrain et pas sur le banc. Et si un joueur se trouve sur le banc, c'est évidemment qu'il peut jouer... Normalement, Anderlecht aurait dû écraser Charleroi vu les chiffres du classement, mais ce ne fut pas le cas. Or, les Zèbres ne furent pas particulièrement brillants. Conclusion : les Mauves n'ont pas été exceptionnels. Un constat que toute la Belgique du foot a accepté et que Broos affronte en assénant : -Pour me juger, je ne vois que les chiffres... On a toujours émis des doutes quant à mes qualités de joueur et de coach, de toute manière. Mais dans les deux cas, j'ai tout de même réussi une belle carrière, non ?Broos était un stopper hyper discipliné qui fut 24 fois international. Avec Anderlecht, il remporta trois titres, quatre Coupes, deux C2 et une C3. Avec Bruges, un titre et une Coupe comme joueur et comme coach, deux titres et deux Coupes. Samedi, il coachera son 500e match de championnat de D1 au G. Beerschot et, dans peu de temps, il emmènera normalement Anderlecht vers le titre. Un très beau palmarès. Mais en ce qui concerne Anderlecht, remporter le titre est la moindre des choses eu égard aux efforts et investissements. La question qui se pose maintenant est de savoir si, pour être plus performant sur le plan international que du temps d' Aimé Anthuenis (on suppose quand même que c'est pour cela que Broos a été engagé), Anderlecht possède un système de jeu assez bon. On sait que Broos a longtemps tergiversé dans ce domaine et qu'il n'avait pas été aidé par ce qu'Anthuenis lui avait laissé. Mais le passé étant le passé, les jeunes Anderlechtois continuent de mettre l'eau à la bouche. Samedi, Anthony Vanden Borre a convaincu sur le flanc droit. Mis à part une floche sur une contre-attaque de Giovanni Cacciatore, il fut sûr en défense et impressionnant à la relance ou en infiltration. Après Vincent Kompany et Olivier Deschacht, on attend de voir les Anatoli Gerkand Co. S'ils possèdent tous un talent identique, Broos ne pourra plus se contenter des chiffres. Le volcan rouge est entré en éruption dans la plaine gantoise. Le Standard a été volé sur le plan du résultat (deux penalties auraient pu être sifflés, l'un pour une faute sur Emile Mpenza et un pour une faute sur Gonzague Vandooren). Les insultes ont volé. Les sièges de la tribune des supporters rouges ont volé. Un steward a volé par terre... " Le Standard a souvent été traité de Calimero parce qu'il se plaignait souvent de l'arbitrage ", disait le directeur général du Standard Pierre François. " Moi, je n'ai qu'une question à poser : comment expliquer qu'un match très fair-play dégénère à ce point ? Nous sommes très frustrés, évidemment, mais tout a été directement réglé avec le directeur gantois Michel Louwagie en ce qui concerne les dommages causés par nos supporters. Ils sont estimés à 2.000 euros maximum et on payera ". Et en ce qui concerne la participation de dirigeants du club à des bousculades ? François : " Vous aurez certainement remarqué que ni notre directeur sportif Michel Preud'homme, ni notre président Reto Stiffler ni moi-même ne figurons sur aucune image ou photo dans ce contexte... " Luciano D'Onofrio, l'éminence grise, lui, était bien sur la photo. " Il y a des moments où c'est dur de ne pas réagir ", nous a-t-il dit dimanche soir. " Je suis au Standard depuis six ans et je ne demande aucune faveur à personne. Fais-toi ton opinion ". Ok Luciano : ta conduite a été très incorrecte et tu ferais mieux de présenter tes excuses à qui de droit pour t'être emporté. Mais il y avait au moins un penalty. par John Baete" Le STANDARD a souvent été traité de CALIMERO "