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Axel Witsel est un joueur aux qualités techniques exceptionnelles. Il sait tout faire avec un ballon que ce soit au niveau des contrôles, des amorties ou des dribbles. Bien que ses enchaînements ne soient pas effectués avec la même vivacité qu'un Lionel Messi ou un Cristiano Ronaldo, sa couverture de balle est telle qu'il donne l'impression que le cuir lui colle au pied. Qui plus est, ses gestes sont réalisés avec la même facilité des deux pieds. Axel est droitier mais il peut être considéré comme un joueur ambidextre (voir son 2e but à Vienne et l'assist au stade Roi Baudouin).
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Axel Witsel est un joueur aux qualités techniques exceptionnelles. Il sait tout faire avec un ballon que ce soit au niveau des contrôles, des amorties ou des dribbles. Bien que ses enchaînements ne soient pas effectués avec la même vivacité qu'un Lionel Messi ou un Cristiano Ronaldo, sa couverture de balle est telle qu'il donne l'impression que le cuir lui colle au pied. Qui plus est, ses gestes sont réalisés avec la même facilité des deux pieds. Axel est droitier mais il peut être considéré comme un joueur ambidextre (voir son 2e but à Vienne et l'assist au stade Roi Baudouin). C'est un élément au registre très complet. En possession de balle, il est capable, de se montrer efficace en construction assez bas dans le jeu, de déborder et de centrer comme sur le troisième but qu'il offre à Nacer Chadli contre l'Azerbaïdjan, de donner des passes décisives, d'infiltrer avec ou sans ballon et de marquer. En perte de balle également, il est très impliqué dans la récupération et ne rechigne pas à défendre, même jusque dans les 10 derniers mètres au profit du collectif. Pour pratiquer un tel jeu, il s'appuie sur une endurance irréprochable. Le statut du Liégeois a changé depuis deux saisons. Il faisait alors partie d'un groupe double champion de Belgique avec de nombreux joueurs talentueux qui l'emmenaient dans son sillage alors qu'à présent, il doit s'imposer comme lepatron de l'équipe, rôle à assumer davantage quand Steven Defour est absent. A ce niveau, on peut dire que son évolution est constante et on s'est rendu compte avec les Diables qu'il avait encore franchi un palier. A 22 ans, la marge de progression est encore importante mais il devra s'orienter vers d'autres cieux et de nouveaux défis pour prester au maximum de son énorme potentiel. Et le plus tôt sera le mieux. Il peut être répertorié dans la catégorie des dribbleurs très techniques. De nombreux joueurs éliminent leur opposant grâce à une vitesse exceptionnelle sur les premiers mètres. Lui, par contre, s'appuie sur une maîtrise de très haut niveau de tous les gestes. Roulettes, virgules, enchaînements pied droit/pied gauche, tout est réalisé avec une élégance et une facilité déconcertantes. De plus, il peut s'engager dans des slaloms face à plusieurs adversaires et dans les espaces les plus réduits. Le Liégeois est un infiltreur hors pair. Que ce soit avec ou sans ballon, il adore se présenter dans les 16 mètres adverses où il se montre d'une efficacité redoutable. Ses buts en Autriche en attestent totalement. Quand il est décalé sur un flanc, comme cela lui arrive au Standard, il parvient, en rentrant dans le jeu, à se présenter aussi en zone de finition. Bref, c'est un joueur qui est vraiment attiré par le but adverse. L'international belge présente une très grande polyvalence, pain bénit pour un coach. Il évolue avec le même bonheur à tous les postes de l'entrejeu. Cela représente donc 5 places en additionnant les 2 sur les flancs et celles de demi récupérateur, de demi relayeur et de soutien d'attaque comme avec la Belgique récemment. Toutefois, c'est dans un rôle axial qu'il est le plus efficace et le plus dangereux : il ne sera jamais un véritable ailier de débordement. Axel possède un mental très fort. Malgré son côté quelque peu renfermé, il résiste sans problème à la pression. Les matches de haut niveau ne lui font pas peur et quand il doit prendre ses responsabilités en tirant un penalty décisif en fin de match ou pour un titre (comme à Gand avant les test matches de 2009 ou lors du retour à Sclessin), il ne tremble pas. Le stress, il ne connaît pas, et c'est une des raisons pour lesquelles il est prêt pour un championnat plus huppé. La vitesse sur les premiers mètres ne fait pas partie de ses grandes qualités. Il compense ce déficit en possession de balle par une maîtrise technique exceptionnelle et en perte de balle par un placement judicieux. Son sens de l'anticipation lui permet parfois de prendre le meilleur sur des adversaires plus véloces. Par contre, départ arrêté, sur 10 mètres, il est souvent devancé par des joueurs plus explosifs. En pivotant, le cuir lui colle tellement aux pieds au point qu'il donne l'impression d'aller très vite alors que ce n'est pas tout à fait le cas. Le but n'est pas de revenir sur le passé mais le tackling est à classer parmi les lacunes du joueur de Sclessin. Il essaie, le plus souvent, de récupérer le ballon proprement sans se jeter à terre. Quand il vient de loin, son timing pour effectuer une intervention glissée n'est pas toujours au rendez-vous. Cela provoque une arrivée tardive sur le ballon au risque de toucher le joueur adverse. Il est aussi devenu, malgré lui, victime de sa réputation. Au Standard depuis l'âge de 9 ans, Axel ne sera jamais un leader par la voix. Le fait d'être un des plus anciens du noyau devrait lui conférer ce statut mais ce n'est pas véritablement dans son caractère de coacher et de diriger les autres. Quand il quittera les bords de Meuse, il découvrira un environnement inconnu et cela sera aussi un frein quant à sa capacité à encadrer les autres. Par contre, il devra aussi, comme à Sclessin, être un patron par son impact sur le jeu de l'équipe. Avec 1m83 pour 86 kg, son jeu de tête pourrait être meilleur encore. Son timing est excellent et il s'appuie sur une bonne détente, ce qui lui permet de marquer des buts importants du front. Par contre, quand il doit se frotter à des " bêtes " de 1m90 dans des vrais duels aériens, il rencontre plus de difficultés pour émerger. Il profite souvent du mauvais timing du défenseur ou du gardien (comme en Autriche) pour s'imposer dans le rectangle adverse. Défensivement, la zone prônée par Georges Leekens sur phase arrêtée lui convient mieux que le marquage individuel. En confrontation franche, dans le corps à corps, il peut encore pas mal progresser en utilisant plus les bras. Il ne va pas au duel pour faire mal mais pour s'approprier le ballon de manière propre. Il lui arrive donc de perdre son face-à-face car il tombe parfois sur des adversaires utilisant tous les moyens pour parvenir à leur fin. Il est parfois encore un peu naïf dans ce domaine, en amoureux du ballon qu'il est. Il ne peut pas être catalogué dans les joueurs puissants. Sa course sur 30-40 mètres est surtout efficace quand il est en possession du ballon grâce à une protection de balle d'excellent niveau. Quant à sa frappe, elle est de bonne qualité davantage grâce à sa maîtrise technique des deux pieds que grâce à une musculature très développée. Axel est un joueur qui a tendance à évoluer sur le même rythme. Quand son équipe n'est pas dans un grand jour, il éprouve des difficultés pour réveiller ses partenaires. Par contre, quand il évolue dans un match de haut niveau, il est capable de prester à un tempo très élevé 90 minutes durant, mais sans variation brusque dans ses courses. NÉ EN 1963, ÉTIENNE DELANGRE JOUA COMME DÉFENSEUR AU STANDARD DE 1981 À 1992 (267M EN D1 ET 6B, CHAMPION EN 82 ET 83). EX-CHARGÉ DE COURS À L'ÉCOLE DU HEYSEL, IL COACHA DE LA P1 À LA D1 (CHARLEROI). PAR ÉTIENNE DELANGRE