Début février, Axel Lawarée (30 ans) a quitté le Casino Bregenz pour le Rapid Vienne, où on avait placé la barre haut pour l'attaquant. Le meilleur buteur de la saison dernière n'a pas encore retrouvé son meilleur niveau dans les matches disputés jusqu'à présent dans la capitale autrichienne.
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Début février, Axel Lawarée (30 ans) a quitté le Casino Bregenz pour le Rapid Vienne, où on avait placé la barre haut pour l'attaquant. Le meilleur buteur de la saison dernière n'a pas encore retrouvé son meilleur niveau dans les matches disputés jusqu'à présent dans la capitale autrichienne. Axel Lawarée : J'ai peu joué lors de mes six derniers mois à Bregenz car j'ai souvent été blessé. Je suis toujours revenu trop vite et j'ai rechuté. Physiquement, je n'étais donc pas à 100 %. Pendant la trêve hivernale, j'ai tenté de refaire ce retard de condition en m'entraînant dur. Je pensais être prêt mais ce travail m'a fatigué et je manque de fraîcheur devant le but. Elle ne me pose pas de problème. J'ai connu ça au Standard. Le Rapid Vienne est au courant de ma situation. Pour le moment, il est content de moi car je joue bien. J'ai même marqué pour la première fois contre le Sturm Graz le 14 avril. A mon arrivée, j'ai été confronté à mon statut de meilleur buteur de l'exercice précédent. Avant chaque match, ils se demandent si je vais marquer. Je suis impatient de rencontrer leurs attentes et de les récompenser de leur compréhension. Les supporters, pas le club. Il veut être européen mais le titre n'est pas un must. Nous sommes toujours en lice pour la Coupe et pour la troisième place du championnat, qui offre un accès à la Coupe UEFA. Nous manquons d'expérience : seuls six joueurs ont dépassé la trentaine. Nous marquons trop peu et nous sommes trop verts en défense. J'ai joué seul en pointe avec deux médians en soutien. Maintenant, l'entraîneur préfère deux attaquants dans un 4-4-2, parfois un 3-5-2. Ça ne fait pas grande différence à mes yeux, pour autant que nous produisions du bon football. D'ailleurs, les journaux vantent notre style de jeu : nous avons le meilleur du championnat mais il ne nous rapporte pas toujours des points. Oui car Bregenz misait surtout sur le contre alors qu'ici, nous faisons le jeu. Tout se passe bien jusqu'au rectangle. La dernière passe est souvent ratée. Nous devons travailler cet aspect. J'ai un contrat de trois saisons que je compte honorer. Alors, je pourrai jeter un oeil satisfait sur ma carrière. A son terme, je reviendrai certainement en Belgique. De là à jouer... Ça dépendra de plusieurs facteurs. Mon corps suivra-t-il ? Ma famille aura la priorité. Dans trois ans, je m'installerai à Liège. Je n'ai plus envie de me farcir des déplacements de 200 kilomètres comme quand je jouais à Mouscron. Un trajet d'une demi-heure, pour rejoindre une équipe qui me veut vraiment, oui. par Frédéric Vanheule