Dans les moments de faiblesses, les fringales et les coups de mou, on revient souvent vers son ex. Parce qu'on connaît la maison et parce qu'on y était pas si mal, finalement. C'est un peu l'histoire commune de Taiwo Awoniyi, 21 ans, et de l'Excel Mouscron.
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Dans les moments de faiblesses, les fringales et les coups de mou, on revient souvent vers son ex. Parce qu'on connaît la maison et parce qu'on y était pas si mal, finalement. C'est un peu l'histoire commune de Taiwo Awoniyi, 21 ans, et de l'Excel Mouscron.Une romance débutée à l'été 2017, grâce aux connexions de Pini Zahavi, l'agent le plus influent du foot mondial qui tuyaute, depuis sa tour d'ivoire, le destin des Hurlus. Quand il débarque au Canonnier, le natif d'Ilorin, au Nigeria, sort de deux prêts mitigés en Allemagne (FSV Francfort) et aux Pays-Bas (NEC Nimègue), mais bénéficie déjà d'une bonne expérience pour son jeune âge. Priorité de Liverpool depuis qu'il a quitté son Imperial Soccer Academy de Lagos, il arrive dans le Hainaut pour faire ses preuves, encore. Et ça marche. Si le premier tour est plus clinquant, celui qu'on compare au pays à la légende Rashidi Yekini termine la saison 2017/2018 avec dix pions au compteur, toutes compétitions confondues. Du coup, les recruteurs s'affolent et les cadors du Royaume lorgnent sur le gamin. Le Standard, Bruges et Gand se montrent les plus intéressés. Si, à l'époque, il ne se veut pas contre l'idée d'un transfert sec, notre homme apprécie ses émoluments anglais. Les Buffalos sont alors les plus prompts, surtout les plus ouverts, pour poser sur la table une offre de prêt qui, à la base, convient à tout le monde. Liverpool, qui garde la main en vue d'une potentielle vente juteuse ; le joueur, pensant franchir un palier ; ses représentants, l'agent britannique Steve Horner et son mentor, l'ancien joueur Seyi Olofinjana ; et, donc, les dirigeants gantois, pas mécontents de leur " coup ". Sauf que, sur le terrain, ça coince. 953 minutes de jeu pour trois petits buts, dont zéro en championnat. Au moins, Taiwo découvre les joies des joutes européennes, scorant au passage dans le succès sur les Polonais du Jagiellonia (3-1), le 16 août dernier. Mais c'est maigre. En JPL, il n'est titulaire que cinq fois sur seize apparitions, à chaque fois avec Yves Vanderhaeghe sur le banc, à chaque fois esseulé à la pointe de l'attaque, lui qui préfère s'appuyer sur un pivot pour utiliser sa vitesse et prendre la profondeur, face aux cages. L'arrivée du Danois Jess Thorup, qui remet Gand sur le droit chemin avec un onze de base dont le Champion du monde U17 (Dubaï, 2013) est exclu, ne fait qu'empirer les choses. Logique, les deux parties mettent un terme à leur collaboration au début du mois. Vendredi, l'Excel annonce son retour " pour les neuf dernières rencontres de la compétition ", c'est-à-dire pour valider la mission maintien. Un premier profil sur les trois demandés par le coach, Bernd Storck, qui souhaite un renfort par ligne. Au milieu, il semblerait que Christophe Lepoint, qui traîne ses grands compas et ses 34 printemps à Courtrai, déjà sondé en 2017, tienne la corde. En défense, plusieurs profils sont étudiés à l'arrière gauche.