La politique de l'UEFA qui récompense grassement les clubs performants en Coupe d'Europe, a bien évidemment des conséquences sur les différences qui existent entre les grandes équipes et les autres au niveau européen : l'écart se creuse de plus en plus et des pays comme le nôtre ont de plus en plus de mal à rivaliser. Heureusement, l'incertitude du sport fait que les plus nantis ne réalisent pas toujours les meilleurs résultats.
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La politique de l'UEFA qui récompense grassement les clubs performants en Coupe d'Europe, a bien évidemment des conséquences sur les différences qui existent entre les grandes équipes et les autres au niveau européen : l'écart se creuse de plus en plus et des pays comme le nôtre ont de plus en plus de mal à rivaliser. Heureusement, l'incertitude du sport fait que les plus nantis ne réalisent pas toujours les meilleurs résultats. La Ligue des Champions et la Coupe UEFA ont apporté leur lot de surprises et c'est très bien ainsi. La disparition des poules au deuxième tour de la plus prestigieuse des compétitions et la réinstallation des éliminations directes n'y est certainement pas étrangère car il est évidemment plus facile de bouleverser les hiérarchies sur deux matches que sur six. Quand on voit que le Real, Barcelone et Manchester, trois des clubs au plus gros budget, ne prendront pas part aux quarts de finale, on se dit que le football reste un sport magnifique. De plus, les deux finalistes de la précédente édition, Porto et Monaco, sont passés à la trappe. A contrario, du côté de Chelsea, l'argent russe fait le bonheur, et si le titre de champion d'Angleterre ne semble plus pouvoir échapper aux Blues, il est loin d'être acquis qu'ils vont remporter le plus prestigieux des trophées européens. Leur qualification contre Barcelone s'est jouée sur des détails : le but décisif est entaché d'une faute sur le gardien. Et si Frank Rijkaard avait opté pour deux joueurs au poteau sur le corner amenant ce but, les Espagnols auraient conservé un représentant parmi les huit derniers qualifiés... L'argent, le pouvoir et le succès sont des objectifs que beaucoup de gens aimeraient atteindre mais gérer cette situation avec humilité est peut-être la chose la plus difficile. C'est vrai que José Mourinho connaît des résultats exceptionnels depuis trois ans, mais doit-il pour autant avoir un comportement hautain et irrespectueux envers la concurrence et l'arbitrage ? Toutes ces stars du ballon rond ont un rôle éducatif auprès des jeunes accros du foot de haut niveau. La pression dans ces clubs à gros budget est énorme, mais tous ces entraîneurs devraient pouvoir conserver un minimum de self-control. La gestion du stress est un des paramètres importants au moment d'engager un coach de top niveau et il est d'ailleurs très bien payé pour gérer ce type de problème. On peut juger de la grandeur d'un homme lorsque sa notoriété devient énorme et qu'il garde le même comportement vis-à-vis des autres. Et, à ce point de vue, Mourinho a dépassé les limites en manquant de respect à des personnes travaillant dans le même milieu que lui. Peut-être a-t-il estimé que la réussite lui permettait tous les débordements, à l'image du patron sud-coréen de Samsung, qui a réservé trois pistes de ski de Courchevel pour lui et sa suite exclusivement ? Merci pour les autres skieurs ! Heureusement, tout ne s'achète pas, et certainement pas la classe ! Étienne DelangrePourquoi MOURINHO EST-IL HAUTAIN ET IRRESPECTUEUX envers la concurrence et l'arbitrage ?