En recrutant Radja Nainggolan, les patrons de l'Antwerp ont clairement dévoilé leur jeu: ils visent le titre. Et c'est justifié pour ce club historique qui été champion pour la dernière fois il y a 64 ans. Justifié aussi pour une aussi grande métropole qui n'avait pas réussi à aménager un stade convenable pour recevoir des matches de l'EURO 2000. À ce moment-là, Anvers avait tous les contours d'une ville morte, point de vue football. Entre-temps, le retour vers les sommets a été doucement amorcé. On attend maintenant le bouquet final. Jamais, sur notre marché des transferts, autant d'argent n'avait été dépensé pour attirer un joueur. Ça illustre les ambitions sans limites du président PaulGheysens, bien décidé à en découdre avec le Club Bruges et Bart Verhaeghe. Et ça fait encore monter d'un cran les attentes...

En recrutant Radja Nainggolan, les patrons de l'Antwerp ont clairement dévoilé leur jeu: ils visent le titre. Et c'est justifié pour ce club historique qui été champion pour la dernière fois il y a 64 ans. Justifié aussi pour une aussi grande métropole qui n'avait pas réussi à aménager un stade convenable pour recevoir des matches de l'EURO 2000. À ce moment-là, Anvers avait tous les contours d'une ville morte, point de vue football. Entre-temps, le retour vers les sommets a été doucement amorcé. On attend maintenant le bouquet final. Jamais, sur notre marché des transferts, autant d'argent n'avait été dépensé pour attirer un joueur. Ça illustre les ambitions sans limites du président PaulGheysens, bien décidé à en découdre avec le Club Bruges et Bart Verhaeghe. Et ça fait encore monter d'un cran les attentes d'un public critique qui accueille sa nouvelle vedette, même si Nainggolan a porté le maillot du Beerschot voisin et rival. Le Ninja saura-t-il combler les manques dans le milieu du jeu? Tout dépendra de son état physique. On tient là un footballeur de très haut niveau, qui voit clair, joue en un temps, accélère le jeu. C'est tout ce qu'il a l'habitude de faire quand il joue en milieu défensif. Mais il peut être encore plus efficace s'il joue un peu plus haut et est moins prisonnier de consignes défensives. Radja Nainggolan n'a jamais fait l'unanimité. Sa dualité a atteint des sommets en 2018 quand Roberto Martínez ne l'a pas sélectionné pour aller à la Coupe du monde. L'Espagnol ramait alors à contre-courant parce que plusieurs grands clubs européens s'étaient mis dans la file pour recruter le joueur. Martínez a alors parlé de choix tactique, mais clairement, le mode de vie de Nainggolan était pour lui un critère tout aussi important. Il voulait travailler avec des joueurs acceptant les consignes, sur le terrain et en dehors, et il pensait que Nainggolan aurait pu perturber le groupe s'il n'avait pas été dans l'équipe de base. Trois ans plus tard, il a vécu un transfert à l'Inter, qui l'a acquis à l'AS Rome lors du même été 2018 en échange de 38 millions. Il a aussi été prêté à son premier employeur de Serie A, Cagliari. Et il revient donc en Belgique, seize ans après avoir commencé ses pérégrinations italiennes. Il est censé combler le déficit observé dans l'équipe anversoise, il passe pour le maillon manquant de ce mercato. Le championnat a commencé, mais nos clubs continuent donc à se renforcer. En attirant JoshuaZirkzee en prêt du Bayern, Anderlecht a peut-être trouvé l'attaquant qu'il lui manquait. Il a joué une toute grosse première mi-temps dimanche sur la pelouse du Cercle. Il a marqué deux fois, mais ne s'est pas contenté de ça. Il a beaucoup bougé, il était très calme avec le ballon au pied, il combinait bien. Associé à un Benito Raman rapide et difficile à contrer, il doit donner à Anderlecht le poids offensif qui faisait défaut. Ce n'est pas facile de trouver les perles rares à ce moment de l'année. Mais des entraîneurs continuent à réclamer des renforts. Comme à Louvain, où Marc Brys demande une nouvelle injection de qualité et risque de perdre Thomas Henry, en route vers Gand. Ou comme à Saint-Trond, où BerndHollerbach a besoin de nouvelles armes devant. On continue donc à jouer au puzzle, c'est un éternel recommencement. Mais parfois, c'est bien de privilégier la carte de la continuité. Ainsi, l'Union est la surprise du début de parcours, avec l'équipe qui a forcé l'accession à la D1A. On voit la même chose à Eupen, où le nouvel entraîneur Stefan Krämer n'a pas raté ses débuts belges. En arrivant chez nous, ce coach était tout aussi inconnu qu' AlexanderBlessin au moment où il a posé son sac à Ostende, il y a un an. Entre-temps, le noyau ostendais a subi des modifications, mais Blessin continue à faire le boulot. Au final, on peut s'attendre à ce que la hiérarchie ne change guère. Le week-end dernier, Bruges a sorti une démonstration sur la pelouse de Zulte Waregem, Genk a surclassé Louvain et l'Antwerp semble plus que jamais armé pour lutter pour le titre.