Dimanche, l'AC Milan accueille la Lazio à l'occasion de la première journée de la Serie A. Et dès la troisième journée, c'est la Juventus qui se déplace en Lombardie. Un fameux baptême du feu pour le nouvel entraîneur, Filippo Inzaghi (40), déjà montré du doigt après une période de préparation difficile. La tournée américaine, surtout, fut catastrophique, avec de sévères défaites face à Manchester City (5-1) et à l'Olympiacos (3-0).
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Dimanche, l'AC Milan accueille la Lazio à l'occasion de la première journée de la Serie A. Et dès la troisième journée, c'est la Juventus qui se déplace en Lombardie. Un fameux baptême du feu pour le nouvel entraîneur, Filippo Inzaghi (40), déjà montré du doigt après une période de préparation difficile. La tournée américaine, surtout, fut catastrophique, avec de sévères défaites face à Manchester City (5-1) et à l'Olympiacos (3-0). Inzaghi ne semble pas s'en faire. " Je ne comprends pas qu'on puisse se montrer impatient au sujet d'une équipe qui, la saison dernière, a terminé huitième à plus de 40 points d'un certain club ", dit-il, faisant référence aux 45 points de retard sur la Juventus. " Pour nous, le seul match qui compte, c'est celui contre la Lazio. Et je vous garantis que nous serons prêts pour le début du championnat. " Au départ, tout le monde louait la nouvelle approche d'Inzaghi. Pendant deux ans, l'ex-machine à marquer de l'AC Milan s'était préparé en toute quiétude en tant qu'entraîneur des juniors et des espoirs du club dont il est désormais le coach principal. D'ailleurs, en janvier, l'AC Milan n'avait pas voulu le laisser partir alors qu'il était courtisé par Sassuolo, un club qui luttait pour son maintien. Inzaghi travaille avec pas moins de huit adjoints, dont certains analysent tous les entraînements et les matches du haut de la tribune. On dit de lui qu'il travaille 24 heures sur 24 et s'occupe en permanence de ses joueurs. Il ne corrige pas comme son prédécesseur, Clarence Seedorf qui, au grand dam de ses hommes, interrompait l'entraînement à tout bout de champ. Inzaghi, lui, ne se tait pas une minute mais il laisse jouer et encourage ses hommes, même quand ça ne marche pas. Au cours des dernières semaines, il a également accordé une chance aux jeunes. Il part du principe que l'équipe qui encaissera le moins de buts sera championne. Il se fait également fort de remplir à nouveau San Siro et de reconquérir le coeur des tifosi car, ces dernières saisons, son classement n'a fait qu'empirer. Il y a quatre ans, Milan était champion pour la dernière fois. Un an plus tard, il terminait deuxième. Puis troisième, à quinze points de la Juventus. Et la saison dernière, huitième. Depuis que SilvioBerlusconi a repris le club, en 1986, seules les années 1998 (10e) et 1999 (11e) avaient été plus mauvaises. En 28 ans, les rossoneri ont remporté 8 titres nationaux et 5 fois la Ligue des Champions. A quatre reprises seulement, ils n'ont pas terminé dans le Top 5. Jusqu'à la semaine dernière, Inzaghi, qui évolue toujours en 4-3-3, n'avait pas encore trouvé son équipe-type mais depuis, les choses ont bougé. Outre l'arrivée d'un nouveau gardien (Diego Lopez, du Real Madrid, qui relègue Christian Abbiati sur le banc), le club a acquis le défenseur central brésilien Alex du PSV, l'arrière gauche colombien Pablo Armero de Naples (il était prêté à West Ham depuis janvier) et l'attaquant Jérémy Menez du PSG.Par contre, Inzaghi devra se passer des services de Mario Balotelli qui a décidé de retourner en Angleterre (Liverpool). Balotelli était arrivé en janvier 2013 et avait inscrit douze buts en treize matches au cours de ses six premiers mois mais la saison dernière, il jouait de moins en moins bien, au point que Berlusconi avait souhaité publiquement qu'il livre une bonne Coupe du monde afin de pouvoir le vendre. Ce qui ne fut pas le cas. par geert foutré