Depuis l'arrivée de Luis Fernandez à Séville, le Betis retrouve des couleurs. Il n'occupe plus une position de reléguable en championnat et est toujours en lice en Coupe du Roi. " Au fil de mes diverses expériences, je me suis forgé une réputation de pompier. Peu importe : les gens aiment les pompiers ", rétorque le natif de Tarifa.
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Depuis l'arrivée de Luis Fernandez à Séville, le Betis retrouve des couleurs. Il n'occupe plus une position de reléguable en championnat et est toujours en lice en Coupe du Roi. " Au fil de mes diverses expériences, je me suis forgé une réputation de pompier. Peu importe : les gens aiment les pompiers ", rétorque le natif de Tarifa. Sous sa houlette, les Verts d'Andalousie n'ont encore subi qu'une seule défaite. Une lourde défaite, 5-1 à Osasuna, mais comme disait l'autre : mieux vaut prendre une fois cinq buts que cinq fois un but. Et c'est bien ce qui s'est passé. En Coupe du Roi, le Betis a éliminé le Real Madrid en réalisant le 0-0 à domicile et en partageant 1-1 au stade Santiago Bernabeu. Samedi, les Andalous retournaient à la MaisonBlanche pour le compte de la Liga. Et un nouveau 0-0 a sanctionné la partie. Les deux derbys andalous face au FC Séville se sont également clôturés sur un score vierge : tant en championnat qu'en quarts de finale aller de la Coupe du Roi, en attendant le retour prévu à la fin du mois. Le travail de Fernandez est donc clair : il s'est d'abord efforcé de consolider la défense. C'est sa marque de fabrique. Il est aussi devenu un spécialiste du match nul. En championnat : sur 11 matches, 3 victoires, 7 nuls et 1 défaite. En Coupe : 3 nuls. En Espagne, on l'a surnommé el Machote : le macho, celui qui n'a peur de rien. " Et cela me ressemble assez bien ", convient-il. " La peur, je ne sais pas ce que c'est ". Pourtant, même s'il entraîne aujourd'hui dans sa région natale, la solitude le gagne parfois. Sa famille est restée à Paris. " Le soir du 31 décembre 2006, j'étais seul dans la suite de mon hôtel. Je suis allé me balader en ville. Il y avait un monde fou ". Fernandez est apprécié en Espagne. " Les gens se souviennent de ce que j'ai réalisé à Bilbao et à l'Espanyol. Ils n'ont pas la mémoire courte. Je suis reconnu et je me sens chez moi. Peut-être plus qu'en France. Les Espagnols adorent le football, et lors des derbies, il y a une ambiance exceptionnelle : ça chante, ça crie. C'est une vraie fête ". Pour les supporters du Betis, éliminer le FC Séville en Coupe du Roi serait formidable. " J'espère leur offrir ce cadeau. Mais, dans notre situation, le maintien prime ". SAMUELETO'O, à peine rétabli, suscite déjà la polémique. Il y a dix jours, face à Santander, il avait refusé de monter au jeu alors qu'il s'était échauffé. Pour certains, une sage décision : pas question de courir le risque d'une rechute alors que le Barça dominait son sujet. Pour d'autres, un refus d'obéissance à Frank Rijkaard. Dans les jours qui ont suivi, le Camerounais a été accusé d'avoir insulté son entraîneur et son coéquipier Ronaldinho. Les deux joueurs se sont réconciliés à l'entraînement du mercredi (notre photo). Pour le reste, le club a classé l'affaire. Dimanche, Eto'o n'a en tout cas pas accompagné le groupe à Valence. A sa propre demande, paraît-il. FRANKRIJKAARDquittera-t-il Barcelone à la fin de la saison ? C'est ce que croit savoir le quotidien As. Selon nos confrères, l'entraîneur néerlandais invoquerait des problèmes personnels pour mettre fin à son contrat, qui court jusqu'en 2009. Une clause le lui permettrait. DAVIDBECKHAM (notre photo), à peine revenu en grâce auprès de Fabio Capello, a déjà écopé d'un carton rouge, samedi contre le Betis. OSASUNA était accompagné par 5.000 supporters à Bordeaux, en Coupe de l'UEFA. C'est un record dans l'histoire du football espagnol. Même le Real Madrid et Barcelone n'avaient jamais drainé autant de sympathisants à l'étranger. L'ESPANYOL, en revanche, n'était accompagné par personne à Livourne, et pour cause : le match devait se disputer à huis clos. DANIEL DEVOs