" Le LOSC s'est toujours intéressé au football belge. Pour le moment, Eden Hazard y fait battre les c£urs et de grands clubs européens s'intéressent à lui. L'ancienne pépite de Tubize n'avait que 14 ans au moment de prendre le chemin du Nord. Il fut un temps où Lille pistait non pas des promesses mais des talents confirmés en Belgique. Ainsi, en 1986, les Ch'tis mirent la main sur Filip Desmet qui cassait la baraque à Waregem. L'idée était de l'associer à Erwin Vandenbergh. L'attaquant lierroi...

" Le LOSC s'est toujours intéressé au football belge. Pour le moment, Eden Hazard y fait battre les c£urs et de grands clubs européens s'intéressent à lui. L'ancienne pépite de Tubize n'avait que 14 ans au moment de prendre le chemin du Nord. Il fut un temps où Lille pistait non pas des promesses mais des talents confirmés en Belgique. Ainsi, en 1986, les Ch'tis mirent la main sur Filip Desmet qui cassait la baraque à Waregem. L'idée était de l'associer à Erwin Vandenbergh. L'attaquant lierrois n'était plus très heureux à Anderlecht et Michel Verschueren me signala qu'il était transférable. Plus tard, Constant Vanden Stock m'en a un peu voulu de lui avoir enlevé ce buteur de haut vol. Il trouva un nouveau challenge à Lille mais aurait pu briller au top européen. Desmet et VDB, c'était le chaud et le froid, des caractères différents mais complémentaires. Erwin ne vivait que pour son sport. Plus professionnel que lui, c'était impossible. Il ne traînait jamais et rentrait rapidement chez lui, tout juste de l'autre côté de la frontière, en Belgique. Quand il y avait du vin sur la table, VDB trempait à peine ses lèvres dans un verre. Desmet, lui, vidait la bouteille. Notre Flandrien était populaire auprès des supporters qui appréciaient tout autant sa gentillesse et sa disponibilité que son style de baroudeur sur le terrain. Attaquant puissant, Filip balayait en force à droite et quand il était passé, VDB se régalait de ses centres. A gauche, Lille pouvait compter sur un magnifique pied gauche congolais : Gaston Mobati, le Rensenbrink noir. Au cours de ma carrière de joueur et de coach, je n'ai jamais connu un attaquant qui cadrait aussi bien ses tirs que VDB. A la fin de chaque entraînement, Erwin multipliait les reprises de volée. En parlant de lui, Abedi Pelé ne cachait pas son admiration :- Coach, quelle joie d'évoluer aux côtés de Vandenbergh. Il est toujours jouable. Bernard Lama et Jocelyn Angloma partageaient le même point de vue. VDB détenait une telle qualité de passe et de tir que c'était un réel plaisir de le voir à l'£uvre. Un jour, Didier Couécou, qui était alors entraîneur de Bordeaux, affirma en parlant de Lille et de ses vedettes belges que c'était " une équipe de rugbymen ". C'était nul au regard du beau jeu que nous développions. Avant un match au Stade Lescure, Jacques Chaban-Delmas, ancien Premier ministre français et maire de Bordeaux, tint à me voir personnellement et se désolidarisa des propos de Couécou. Et sur le terrain, Filip et VDB ont sorti un match grand cru... " Erwin Vandenbergh Filip Desmet né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic