Le Standard et Sérgio Conceiçao victimes d'un lynchage médiatique ? C'est ce qu'a prétendu PierreFrançois, le directeur du club. Des affirmations en contradiction avec l'étude menée par la Auxipress, qui effectue un monitoring de tous les médias belges et internationaux ainsi qu'une analyse du contenu médiatique.
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Le Standard et Sérgio Conceiçao victimes d'un lynchage médiatique ? C'est ce qu'a prétendu PierreFrançois, le directeur du club. Des affirmations en contradiction avec l'étude menée par la Auxipress, qui effectue un monitoring de tous les médias belges et internationaux ainsi qu'une analyse du contenu médiatique. " Pour l'affaire Conceiçao ", explique Thibaut De Norre, manager du département Analyses, " nous avons analysé les articles parus dans quatre journaux francophones ( Le Soir, La Libre Belgique, La Meuse et la Dernière Heure) et trois quotidiens néerlandophones ( Het Laatste Nieuws, De Morgen, et Het Belang van Limburg). Le but est de mesurer la visibilité d'un sujet, ce qui permet aux clients de savoir s'ils doivent poursuivre ou modifier leur stratégie de communication. Tout est effectué grâce à l'application d'un module mathématique avalisé par plusieurs universités. Plusieurs paramètres pris en compte (le tirage, la surface de l'expression écrite et iconique, les facteurs de mise en valeur de l'information tels la mise en page, la position dans le journal) permettent de déterminer un indice quantitatif auquel la société ajoute une analyse qualitative des articles (positifs, négatifs ou neutres). L'affaire Conceiçao a été analysée du 22 mars au 12 avril, soit une période qui s'étale entre le lendemain de son exclusion et l'annonce de sa suspension. Il a été calculé que 83 % des articles étaient neutres, pour 1 % positifs et 16 % négatifs. La presse néerlandophone en a parlé davantage que la presse francophone (54 % contre 46 %). La presse francophone s'est montrée, en général, plus neutre que la presse du nord du pays. Dans ses conclusions, Auxipress note que l'affaire Conceiçao, analysée dans sa particularité, ne permet pas de dire que le Standard est particulièrement visé, maudit ou mis à l'écart par les médias. On ne note aucune animosité particulière envers le club ou le joueur. Les journaux restent très factuels et tentent même de relativiser les faits en faisant référence à d'autres cas. Le courrier des lecteurs (également pris en compte) est plus nombreux et parfois plus virulent en Flandre. La reconnaissance par le joueur de ses torts, ses excuses et le profil bas adopté par Conceiçao et son club permettent au Standard de minimiser les dégâts. P. SINTZEN