En battant St-Trond sur le score de 3-0, mercredi passé au Canonnier, l'Excelsior Mouscron a pris une sérieuse option sur la finale de la Coupe de Belgique. Une victoire flattée? Oui et non. Il est clair que si Franck Vandendriessche n'avait pas sauvé deux ballons de but alors que le marquoir affichait toujours 0-0, nous aurions dû tenir un autre discours. Mais, en poussant le raisonnement au-delà du simple décompte des occasions de ...

En battant St-Trond sur le score de 3-0, mercredi passé au Canonnier, l'Excelsior Mouscron a pris une sérieuse option sur la finale de la Coupe de Belgique. Une victoire flattée? Oui et non. Il est clair que si Franck Vandendriessche n'avait pas sauvé deux ballons de but alors que le marquoir affichait toujours 0-0, nous aurions dû tenir un autre discours. Mais, en poussant le raisonnement au-delà du simple décompte des occasions de but, nous sommes d'avis que les Hurlus ont livré le match quasi parfait sur le plan tactique. Face à une formation trudonnaire qui avait forgé ses deux qualifications précédentes en déplacement (au GBA et au Lierse), et qui sortait d'un très probant 1-3 sur le terrain du Standard, il convenait précisément d'être patient, de faire tourner le ballon autour d'une défense visiteuse regroupée comme le font les équipes de handball, et de profiter de la moindre faille qui se présenterait. Peu avant le repos, Davy Schollen (comme son vis-à-vis précédemment) remporta son face-à-face avec Dejan Mitrovic, mais le "rebond" fut favorable au belgo-yougoslave qui put conclure en deuxième intention. Là est intervenu le facteur chance. St-Trond avait été la meilleure équipe jusque-là? C'est vrai, mais les Trudonnaires avaient eu le beau rôle: ils avaient pu se contenter de rester organisés et de procéder par contre-attaques. Mouscron devait résoudre une équation plus compliquée: il fallait marquer sans se dégarnir. En deuxième mi-temps, les Hurlus ont alourdi le score. Pourquoi? Parce que les rôles, subitement, s'étaient inversés. C'était cette fois aux Trudonnaires qu'il incombait d'inscrire un but et ils durent laisser des espaces derrière. Paradoxe: c'est lorsque Hugo Broos abandonna son 4-5-1 pour revenir au 4-4-2 que l'écart doubla, puis tripla. Nous étions d'avis, à ce moment-là, que la configuration du match était taillée sur mesure pour Mbo Mpenza. L'enfant prodigue du Canonnier aurait pu exploiter sa pointe de vitesse. Hugo Broos décida, au contraire, d'adjoindre Zoran Ban aux côtés de Marcin Zewlakow en pointe. Option payante. Le Croate a joué à la perfection son rôle de joker de luxe, comme il l'avait déjà fait à Charleroi quatre jours plus tôt. C'est à ce niveau-là que le nouveau système de jeu offre à Hugo Broos la possibilité de surprendre.