Visé a eu quelques difficultés à entamer le championnat. Comment l'expliquez-vous ?

Mehdi Makhloufi : Le noyau est composé de nombreux jeunes espoirs, absents la saison passée, qui ont su s'imposer en équipe Première étant donné le départ d'éléments importants. Les trois quarts des joueurs sont partis durant l'intersaison. C'est donc tout nouveau pour eux et pour les autres également car l'équipe a été entièrement remaniée. Il faut fatalement un certain temps d'adaptation.
...

Mehdi Makhloufi : Le noyau est composé de nombreux jeunes espoirs, absents la saison passée, qui ont su s'imposer en équipe Première étant donné le départ d'éléments importants. Les trois quarts des joueurs sont partis durant l'intersaison. C'est donc tout nouveau pour eux et pour les autres également car l'équipe a été entièrement remaniée. Il faut fatalement un certain temps d'adaptation. Nous envisageons une place dans la première moitié de tableau. On passe évidemment d'un extrême à l'autre par rapport à la saison passée. Cet objectif n'est pas à la hauteur de mes espérances. Je suis réellement déçu. En arrivant l'année passée de Beveren, je considérais Visé comme un tremplin. C'est la raison pour laquelle j'espère donc encore un transfert qui me permettrait de jouer au moins pour le tour final. Il n'y a pour l'instant rien de concret. On verra donc comment la situation évoluera dans les jours qui suivent. Il me reste deux ans de contrat et je suis tout à fait prêt à continuer à l'honorer si je ne trouve pas de nouvel employeur. Non, parce que l'on va peut-être constituer la surprise de ce championnat. On peut s'attendre à tout en D2. Les favoris se font souvent surprendre car ils sont attendus au tournant. Le départ du FC Brussels en est une nette illustration. Tout est possible dans ce championnat et de plus, la majorité des équipes ne jouent pas et balancent le ballon devant vers leur buteur. Jimmy Fortemps, Jérôme Maréchal et Yannick Pauletti du FC Liège, Michaël Lebe de Sprimont, et Sidi Farssi du RC Genk sont arrivés mais il n'est actuellement pas encore achevé. Je pense que le président Guy Thiry attend la fin de la période des transferts pour acheter des joueurs qui seront bradés. Il a en tout cas promis l'arrivée d'autres renforts. Il faudrait des joueurs d'expérience car ils font vraiment défaut. La qualité est pourtant là mais il n'y a presque plus rien pour l'encadrer. L'équipe est composée de nombreux petits joueurs. Il nous faut donc des gabarits car on en a beaucoup perdus et ils sont primordiaux en D2. Il est de toute manière certain que l'arrêt de Didier Xhardez et les départs de Daniel Nassen, Sébastien Piron, Giovanni Seynhaeve, Cézary Wojcik et Christophe Lauwers vont être extrêmement difficiles à pallier. En fait, l'an dernier, beaucoup de joueurs avaient déjà joué parmi l'élite. Dorénavant, on essaye de compter les joueurs ayant déjà évolué en D2. Nonobstant le manque d'expérience, le potentiel est présent et on va peut-être se lâcher. Notre duo d'attaque composé de Luciano Djim et Aloys Nong est très intéressant. Il nous faudrait encore un arrière et un milieu de terrain défensif. Je pense qu'il a déjà opté pour le 4-4-2 classique. J'espère que nous allons parvenir à imposer notre jeu car je n'ai pas envie de courir après la balle durant toute la saison. Il me faut au moins un tour final pour que je sois satisfait. Une chose est très positive : l'ambiance. Les jeunes joueurs ont pour la plupart déjà évolué ensemble en Réserve ou en classes d'âge et les plus anciens se connaissent déjà. L'ambiance est très bonne. On essaye de mettre les jeunes au diapason et d'être à leur écoute pour les conseiller. Oui, quelques-uns. Le principal a été le club italien de Piacenza. J'avais à l'époque discuté avec le directeur sportif qui m'avait informé du fait que le club souhaitait limoger pour engager. Le test s'est bien déroulé mais ça n'a finalement pas marché. Le foot, c'est presque une mafia. Il est devenu difficile de trouver quelqu'un d'honnête dans ce milieu. Les managers ont pourri ce sport, tout comme l'argent d'ailleurs. Tout le monde est égoïste. Je me rends de plus en plus compte que bien souvent le talent ne suffit pas pour la réussite d'une carrière. Il faut aussi une immense dose de chance. C'est vraiment dommage qu'il faille passer par les managers pour obtenir un transfert. Pour l'instant, je n'en ai eu que des malhonnêtes. Désormais, je vais m'occuper personnellement de mon cas. En fait, Gilbert Bodart, l'entraîneur d'Ostende, s'intéresse à moi. Le courant était très vite passé entre nous l'année dernière. Il ne serait donc pas contre mon arrivée sur le littoral. Mais nos bonnes relations ne suffisent pas. J'espère en tout cas parvenir à un accord. La raison invoquée était la mauvaise qualité du jeu mais les résultats étaient bons. On lui a reproché de ne pas avoir créé un fonds de jeu mais en D2, presque aucune équipe n'en a. C'est le réalisme qui prime généralement ! Actuellement, je préférerais jouer moins bien et gagner qu'amuser la galerie. Beaucoup ont également critiqué le fait que Gilbert était trop près de ses joueurs. Son départ a été très difficile et cela a tout chamboulé pour les huit matches restants. Non, je ne pense pas. Il y a peut-être eu des frictions entre l'entraîneur et le président, ce qui expliquerait un peu mieux son limogeage. De toute façon, on ne saura jamais ce qui s'est réellement déroulé. Personnellement, je pense que ce n'était pas du tout la bonne période. Il fallait prendre une décision bien avant. On était quatrième avec une rencontre en retard ! Le président ne s'est pas rétracté. La D1 ne lui faisait pas peur car il a consenti beaucoup d'efforts. Maintenant, il voit qu'ils n'ont pas payé et c'est pour cela qu'il a revu ses ambitions à la baisse. Il a tout fait pour monter. Il était fortement désappointé que Visé n'accède pas au tour final. Oui, évidemment ! Je suis toujours sous contrat. Je veux l'honorer un maximum et ne pas paraître pour un saboteur. Il est vrai que je cherche un cercle pouvant satisfaire ma motivation mais ce n'est pas pour cela que j'oublie mon club. En fait, je commence à m'impatienter vis-à-vis de la D1. Quand je vois certains joueurs qui y évoluent, je me dis que j'ai toutes mes chances mais il faut que je travaille encore dur. " Je suis tout à fait prêt à honorer mon contrat de deux ans si je ne trouve pas de nouvel employeur "