Les Mouscronnois étaient frustrés, mercredi passé. Ils avaient le sentiment d'avoir été floués par les décisions de notre sifflet n°1, FrankDeBleeckere, sur les deux buts brugeois. D'abord, le gardien FranckyVandendriessche aurait été gêné par une charge fautive de GertVerheyen, avant que le ballon n'aboutisse dans les pieds de PhilippeClement. Un but qui rappelle celui que les Hurlus avaient inscrit contre Mons en janvier, lorsque ChristopheGrégoire avait gêné de la même manière KrisVandePutte avant de céder le ballon à LuigiPieroni. Un but que Mons avait aussi, à l'époque, contesté violemment. Ensuite, ils avaient le sentiment que Gert Verheyen était nettement en position hors-jeu sur le deuxième but flandrien. C'est vrai que cela paraît évident sur les images de la télévision, mais l'angle de la caméra n'était pas idéal et on ne voit pas tout le champ de jeu au moment du départ du ballon.

Lorsqu'on concède le partage 2-2 dans une demi-finale de Coupe à domicile alors qu'on a mené deux fois à la marque, c'est dur. Ce n'est pas la première fois, cette saison, que l'Excel se fait rejoindre. Mais il aurait préféré que ce fût d'une manière moins litigieuse. " Dans certains matches, il y a parfois des phases qui prêtent à discussion ", analysa TrondSollied. " C'est ce qui rend le football si agréable... "

" Agréable ?", s'interrogea GeorgesLeekens. " Oui, enfin... parfois, cela dépend du côté où l'on se trouve ".

LongCouteau tenta de relativiser, et surtout, de ne pas s'emporter hâtivement. " Je ne dirai rien de l'arbitrage, on n'est pas liégeois... ", lança-t-il. Mais il en avait gros sur le c£ur.

Plutôt dans l'axe

StephenLaybutt, pourtant au c£ur de l'action en tant que défenseur central, préférait ne pas se prononcer. " Je n'ai pas revu les images, alors je ne ferai pas de commentaire à ce sujet. En deuxième mi-temps, on a été mis sous pression par Bruges, mais on avait bien tenu le coup jusqu'au dernier quart d'heure. Ce genre de mésaventure nous est arrivé fréquemment. Manque de concentration, incapacité à conserver le ballon, fautes individuelles : les explications sont diversifiées. Sans toutes ces erreurs, on serait largement deuxièmes au classement. Contre Bruges, on s'était juré de ne plus encaisser. C'est raté. Concéder deux buts à domicile dans une confrontation par aller-retour, ce n'est jamais un bon résultat. L'accession à la finale n'est pas définitivement perdue, mais ce sera très difficile ".

Le défenseur australien, encore auteur d'une belle prestation, a terminé le match avec le maillot presque aussi rouge que le short. " En première mi-temps, j'avais été victime d'un choc frontal avec BengtSaeternes ", raconte-t-il. " Mais la blessure n'a pas saigné immédiatement. On m'a encore examiné dans le vestiaire, pendant la pause, et j'ai pu continuer le match. Puis, bizarrement, le sang s'est mis à couler en deuxième période ".

Depuis l'arrivée de GrégoryLorenzi, durant le mercato, Stephen Laybutt a été repositionné dans l'axe central de la défense. " Franchement, je préfère cette position-là ", avoue-t-il. " Avant d'arriver à Mouscron, je n'avais jamais joué comme arrière gauche. J'ai accepté de le faire parce que l'entraîneur cherchait un joueur pour ce poste et que j'étais heureux qu'un club m'offre une deuxième chance en Europe, mais ce n'était pas ma place de prédilection ". Un peu comme MichalZewlakow, qui avait toujours évolué comme arrière gauche sous le maillot des Hurlus, Stephen Laybutt est... droitier. " Je l'étais au départ, en effet. Mais, aujourd'hui, je ne sais plus trop quel est mon meilleur pied. Tout au long de ma carrière, j'ai été victime de différentes blessures, aux jambes et aux chevilles, et en fonction du côté qui était resté intact, j'utilisais tantôt mon pied droit, tantôt mon pied gauche. Finalement, ces contretemps m'ont été utiles, car aujourd'hui je n'ai plus vraiment de... mauvais pied ".

Stephen Laybutt s'est plutôt bien débrouillé comme arrière gauche, durant le premier tour. " Je peux, effectivement, me montrer satisfait de mes prestations du début de saison. Mais, en fin d'année 2003, j'ai souffert de la cheville et j'ai connu une période plus difficile. Actuellement, après un break, je retrouve mon meilleur niveau comme défenseur central ".

Il a même eu le bonheur d'inscrire son premier but. Un but de raccroc, au Lierse, mais qui lui a procuré un bonheur immense, tellement il l'avait attendu. " Pendant tout le premier tour, je m'étais efforcé en vain de l'inscrire. Et lorsque Grégory Lorenzi a débarqué, il a marqué dès son deuxième match, en Coupe de Belgique contre le Cercle Bruges. Frustrating ! L'entraîneur lui-même m'a confié que j'étais trop obsédé par cette envie de déflorer le marquoir. Mais tout vient à point à qui sait attendre ".

Stephen Laybutt se laisse parfois emporter par son enthousiasme. Suite à des tacles appuyés, il a déjà heurté violemment LoganBailly, le gardien de Heusden-Zolder, et DavyTheunis, le médian de Gand. " Ce n'est jamais avec l'intention de blesser ", assure le défenseur australien. " Je me lance pour être le premier sur le ballon. C'est mon style de jeu britishqui veut cela ".

La différence ? Je joue !

Après ses déboires aux Pays-Bas, Stephen Laybutt ne voulait pas rester sur un échec. " Voici quelques années, j'avais été acheté par Feyenoord. Je m'étais blessé dès le premier match. Pour retrouver le rythme, le grand club de Rotterdam m'a prêté au RBC Roosendaal, mais je me suis encore blessé. Seul dans mon appartement, au c£ur de l'hiver hollandais, blessé et ne jouant pas, j'avais le mal du pays. J'ai coupé mon contrat et je suis rentré. Au milieu des miens, j'ai retrouvé la joie de vivre... et de jouer. Je me suis décidé à retenter ma chance. Mouscron m'a tendu la perche et je l'ai saisie à pleines mains. En débarquant, je me demandais si, après une longue période d'inactivité, j'étais encore capable de jouer au football. Aujourd'hui, je suis rassuré. Et, en corollaire, la confiance revient ".

La différence entre Mouscron et Rotterdam ? " D'abord, ici, je ne suis plus blessé et je joue. En outre, les résultats sont bons. Ce sont des différences essentielles, qui font oublier le reste ". Car les autres inconvénients n'ont pas changé : en décembre et en janvier, il fait aussi froid en Belgique qu'aux Pays-Bas, alors que l'été bat son plein en Australie. " C'est le gros inconvénient de ma carrière de footballeur en Europe : lorsque je peux rentrer au pays, en mai ou en juin, c'est l'hiver chez moi. Je ne profite donc jamais des beaux jours ". La solitude est toujours là aussi : Stephen Laybutt vit seul dans une contrée où l'usage de l'anglais est encore moins répandu qu'outre-Moerdijk. " Beaucoup de gens font cependant un effort ", se réjouit-il. " Et les distances sont courtes. Je suis souvent en contact avec MileSterjovski, l'attaquant australien de Lille, ou avec ClaytonZane, qui a vu sa carrière à Anderlecht freinée par les blessures. Je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer PaulOkon, depuis qu'il a débarqué à Ostende, mais cela viendra sûrement. J'ai moins de contacts avec ArchieThompson, l' Aussie du Lierse, et AndrewVlahos, celui du Cercle Bruges. Je me suis déjà rendu plusieurs fois à Londres : avec l'Eurostar, on y est vite. Et puis, surtout, je connais par c£ur le complexe de cinémas de Courtrai. Je crois que j'ai déjà vu tous les films en anglais qui figuraient au programme ".

A 26 ans, Stephen Laybutt a aussi retrouvé une place en équipe nationale. " J'avais été sélectionné une quinzaine de fois, autrefois, et j'ai même participé aux Jeux Olympiques de Sydney, en 2000. Puis, comme je ne jouais plus, je n'ai plus été appelé, c'est logique. Grâce à Mouscron, je me suis rappelé au bon souvenir du sélectionneur. J'ai déjà été appelé en novembre pour un match contre la Jamaïque, à Londres. En février, j'ai effectué le voyage à Caracas, mais je suis resté sur le banc. La concurrence est rude à mon poste. En défense centrale, on trouve deux joueurs très expérimentés : CraigMoore, qui est à la fois le capitaine de l'équipe nationale et celui des Glasgow Rangers, et TonyPopovic, qui joue à Crystal Palace. Le prochain rendez-vous est fixé au 31 mars contre l'Afrique du Sud, de nouveau à Londres. Comme beaucoup d'Australiens évoluent en Europe, la fédération s'efforce d'organiser des matches amicaux sur le Vieux Continent. Le Venezuela, c'était pour une autre raison : pour participer à la Coupe du Monde, le vainqueur de la zone Océanie doit affronter le cinquième pays sud-américain. On s'est rendu en Amérique du Sud pour se familiariser, déjà, avec l'ambiance très spéciale qu'on risque de rencontrer là-bas, si on est amené à y disputer une joute décisive. Mais, forcément, c'est loin et fatigant. Au retour, après un vol transatlantique de 13 heures, je suis resté bloqué sept heures à l'aéroport de Milan en raison d'une tempête de neige. Je suis rentré à Mouscron le vendredi, tard dans la soirée. J'ai tout de même joué contre La Louvière, le lendemain ".

Stephen Laybutt est l'un des trois joueurs mouscronnois, avec SamirBeloufa et Grégory Lorenzi, dont l'option doit être levée. " Au départ, j'avais signé pour un an, avec option pour deux années supplémentaires. On est en train de discuter de cette prolongation. Je me plais dans la cité des Hurlus, mais honnêtement, j'avais espéré un contrat revu un peu plus à la hausse. Je sais ce que je dois à Mouscron, et je ne veux pas passer par un ingrat. Je veux bien faire un effort sur le plan financier, car je sais aussi que Mouscron n'est pas le club le plus riche du monde. Je dois réfléchir. Si cela ne s'arrange pas, une autre possibilité s'offre à moi. Je ne veux pas en dire plus pour l'instant ".

Daniel Devos

" Après un break, je retrouve mon MEILLEUR NIVEAU COMME DéFENSEUR CENTRAL "

Les Mouscronnois étaient frustrés, mercredi passé. Ils avaient le sentiment d'avoir été floués par les décisions de notre sifflet n°1, FrankDeBleeckere, sur les deux buts brugeois. D'abord, le gardien FranckyVandendriessche aurait été gêné par une charge fautive de GertVerheyen, avant que le ballon n'aboutisse dans les pieds de PhilippeClement. Un but qui rappelle celui que les Hurlus avaient inscrit contre Mons en janvier, lorsque ChristopheGrégoire avait gêné de la même manière KrisVandePutte avant de céder le ballon à LuigiPieroni. Un but que Mons avait aussi, à l'époque, contesté violemment. Ensuite, ils avaient le sentiment que Gert Verheyen était nettement en position hors-jeu sur le deuxième but flandrien. C'est vrai que cela paraît évident sur les images de la télévision, mais l'angle de la caméra n'était pas idéal et on ne voit pas tout le champ de jeu au moment du départ du ballon. Lorsqu'on concède le partage 2-2 dans une demi-finale de Coupe à domicile alors qu'on a mené deux fois à la marque, c'est dur. Ce n'est pas la première fois, cette saison, que l'Excel se fait rejoindre. Mais il aurait préféré que ce fût d'une manière moins litigieuse. " Dans certains matches, il y a parfois des phases qui prêtent à discussion ", analysa TrondSollied. " C'est ce qui rend le football si agréable... " " Agréable ?", s'interrogea GeorgesLeekens. " Oui, enfin... parfois, cela dépend du côté où l'on se trouve ". LongCouteau tenta de relativiser, et surtout, de ne pas s'emporter hâtivement. " Je ne dirai rien de l'arbitrage, on n'est pas liégeois... ", lança-t-il. Mais il en avait gros sur le c£ur. StephenLaybutt, pourtant au c£ur de l'action en tant que défenseur central, préférait ne pas se prononcer. " Je n'ai pas revu les images, alors je ne ferai pas de commentaire à ce sujet. En deuxième mi-temps, on a été mis sous pression par Bruges, mais on avait bien tenu le coup jusqu'au dernier quart d'heure. Ce genre de mésaventure nous est arrivé fréquemment. Manque de concentration, incapacité à conserver le ballon, fautes individuelles : les explications sont diversifiées. Sans toutes ces erreurs, on serait largement deuxièmes au classement. Contre Bruges, on s'était juré de ne plus encaisser. C'est raté. Concéder deux buts à domicile dans une confrontation par aller-retour, ce n'est jamais un bon résultat. L'accession à la finale n'est pas définitivement perdue, mais ce sera très difficile ". Le défenseur australien, encore auteur d'une belle prestation, a terminé le match avec le maillot presque aussi rouge que le short. " En première mi-temps, j'avais été victime d'un choc frontal avec BengtSaeternes ", raconte-t-il. " Mais la blessure n'a pas saigné immédiatement. On m'a encore examiné dans le vestiaire, pendant la pause, et j'ai pu continuer le match. Puis, bizarrement, le sang s'est mis à couler en deuxième période ". Depuis l'arrivée de GrégoryLorenzi, durant le mercato, Stephen Laybutt a été repositionné dans l'axe central de la défense. " Franchement, je préfère cette position-là ", avoue-t-il. " Avant d'arriver à Mouscron, je n'avais jamais joué comme arrière gauche. J'ai accepté de le faire parce que l'entraîneur cherchait un joueur pour ce poste et que j'étais heureux qu'un club m'offre une deuxième chance en Europe, mais ce n'était pas ma place de prédilection ". Un peu comme MichalZewlakow, qui avait toujours évolué comme arrière gauche sous le maillot des Hurlus, Stephen Laybutt est... droitier. " Je l'étais au départ, en effet. Mais, aujourd'hui, je ne sais plus trop quel est mon meilleur pied. Tout au long de ma carrière, j'ai été victime de différentes blessures, aux jambes et aux chevilles, et en fonction du côté qui était resté intact, j'utilisais tantôt mon pied droit, tantôt mon pied gauche. Finalement, ces contretemps m'ont été utiles, car aujourd'hui je n'ai plus vraiment de... mauvais pied ". Stephen Laybutt s'est plutôt bien débrouillé comme arrière gauche, durant le premier tour. " Je peux, effectivement, me montrer satisfait de mes prestations du début de saison. Mais, en fin d'année 2003, j'ai souffert de la cheville et j'ai connu une période plus difficile. Actuellement, après un break, je retrouve mon meilleur niveau comme défenseur central ". Il a même eu le bonheur d'inscrire son premier but. Un but de raccroc, au Lierse, mais qui lui a procuré un bonheur immense, tellement il l'avait attendu. " Pendant tout le premier tour, je m'étais efforcé en vain de l'inscrire. Et lorsque Grégory Lorenzi a débarqué, il a marqué dès son deuxième match, en Coupe de Belgique contre le Cercle Bruges. Frustrating ! L'entraîneur lui-même m'a confié que j'étais trop obsédé par cette envie de déflorer le marquoir. Mais tout vient à point à qui sait attendre ". Stephen Laybutt se laisse parfois emporter par son enthousiasme. Suite à des tacles appuyés, il a déjà heurté violemment LoganBailly, le gardien de Heusden-Zolder, et DavyTheunis, le médian de Gand. " Ce n'est jamais avec l'intention de blesser ", assure le défenseur australien. " Je me lance pour être le premier sur le ballon. C'est mon style de jeu britishqui veut cela ". Après ses déboires aux Pays-Bas, Stephen Laybutt ne voulait pas rester sur un échec. " Voici quelques années, j'avais été acheté par Feyenoord. Je m'étais blessé dès le premier match. Pour retrouver le rythme, le grand club de Rotterdam m'a prêté au RBC Roosendaal, mais je me suis encore blessé. Seul dans mon appartement, au c£ur de l'hiver hollandais, blessé et ne jouant pas, j'avais le mal du pays. J'ai coupé mon contrat et je suis rentré. Au milieu des miens, j'ai retrouvé la joie de vivre... et de jouer. Je me suis décidé à retenter ma chance. Mouscron m'a tendu la perche et je l'ai saisie à pleines mains. En débarquant, je me demandais si, après une longue période d'inactivité, j'étais encore capable de jouer au football. Aujourd'hui, je suis rassuré. Et, en corollaire, la confiance revient ". La différence entre Mouscron et Rotterdam ? " D'abord, ici, je ne suis plus blessé et je joue. En outre, les résultats sont bons. Ce sont des différences essentielles, qui font oublier le reste ". Car les autres inconvénients n'ont pas changé : en décembre et en janvier, il fait aussi froid en Belgique qu'aux Pays-Bas, alors que l'été bat son plein en Australie. " C'est le gros inconvénient de ma carrière de footballeur en Europe : lorsque je peux rentrer au pays, en mai ou en juin, c'est l'hiver chez moi. Je ne profite donc jamais des beaux jours ". La solitude est toujours là aussi : Stephen Laybutt vit seul dans une contrée où l'usage de l'anglais est encore moins répandu qu'outre-Moerdijk. " Beaucoup de gens font cependant un effort ", se réjouit-il. " Et les distances sont courtes. Je suis souvent en contact avec MileSterjovski, l'attaquant australien de Lille, ou avec ClaytonZane, qui a vu sa carrière à Anderlecht freinée par les blessures. Je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer PaulOkon, depuis qu'il a débarqué à Ostende, mais cela viendra sûrement. J'ai moins de contacts avec ArchieThompson, l' Aussie du Lierse, et AndrewVlahos, celui du Cercle Bruges. Je me suis déjà rendu plusieurs fois à Londres : avec l'Eurostar, on y est vite. Et puis, surtout, je connais par c£ur le complexe de cinémas de Courtrai. Je crois que j'ai déjà vu tous les films en anglais qui figuraient au programme ". A 26 ans, Stephen Laybutt a aussi retrouvé une place en équipe nationale. " J'avais été sélectionné une quinzaine de fois, autrefois, et j'ai même participé aux Jeux Olympiques de Sydney, en 2000. Puis, comme je ne jouais plus, je n'ai plus été appelé, c'est logique. Grâce à Mouscron, je me suis rappelé au bon souvenir du sélectionneur. J'ai déjà été appelé en novembre pour un match contre la Jamaïque, à Londres. En février, j'ai effectué le voyage à Caracas, mais je suis resté sur le banc. La concurrence est rude à mon poste. En défense centrale, on trouve deux joueurs très expérimentés : CraigMoore, qui est à la fois le capitaine de l'équipe nationale et celui des Glasgow Rangers, et TonyPopovic, qui joue à Crystal Palace. Le prochain rendez-vous est fixé au 31 mars contre l'Afrique du Sud, de nouveau à Londres. Comme beaucoup d'Australiens évoluent en Europe, la fédération s'efforce d'organiser des matches amicaux sur le Vieux Continent. Le Venezuela, c'était pour une autre raison : pour participer à la Coupe du Monde, le vainqueur de la zone Océanie doit affronter le cinquième pays sud-américain. On s'est rendu en Amérique du Sud pour se familiariser, déjà, avec l'ambiance très spéciale qu'on risque de rencontrer là-bas, si on est amené à y disputer une joute décisive. Mais, forcément, c'est loin et fatigant. Au retour, après un vol transatlantique de 13 heures, je suis resté bloqué sept heures à l'aéroport de Milan en raison d'une tempête de neige. Je suis rentré à Mouscron le vendredi, tard dans la soirée. J'ai tout de même joué contre La Louvière, le lendemain ". Stephen Laybutt est l'un des trois joueurs mouscronnois, avec SamirBeloufa et Grégory Lorenzi, dont l'option doit être levée. " Au départ, j'avais signé pour un an, avec option pour deux années supplémentaires. On est en train de discuter de cette prolongation. Je me plais dans la cité des Hurlus, mais honnêtement, j'avais espéré un contrat revu un peu plus à la hausse. Je sais ce que je dois à Mouscron, et je ne veux pas passer par un ingrat. Je veux bien faire un effort sur le plan financier, car je sais aussi que Mouscron n'est pas le club le plus riche du monde. Je dois réfléchir. Si cela ne s'arrange pas, une autre possibilité s'offre à moi. Je ne veux pas en dire plus pour l'instant ". Daniel Devos" Après un break, je retrouve mon MEILLEUR NIVEAU COMME DéFENSEUR CENTRAL "