Quand sa signature au PSG a été annoncée, beaucoup craignaient que Thomas Meunier peine à sortir de l'ombre de Serge Aurier. Le latéral ivoirien, au-delà de ses frasques extrasportives (il avait notamment traité Laurent Blanc de " fiotte " sur le réseau social Périscope), était surtout devenu une référence européenne à un poste où les valeurs sûres sont toujours rares. Pourtant, Meunier avait fini par s'impo...

Quand sa signature au PSG a été annoncée, beaucoup craignaient que Thomas Meunier peine à sortir de l'ombre de Serge Aurier. Le latéral ivoirien, au-delà de ses frasques extrasportives (il avait notamment traité Laurent Blanc de " fiotte " sur le réseau social Périscope), était surtout devenu une référence européenne à un poste où les valeurs sûres sont toujours rares. Pourtant, Meunier avait fini par s'imposer, et s'installer sur le terrain au coup d'envoi des matches les plus importants de la saison parisienne. Voilà maintenant qu'Aurier s'envole, direction Tottenham. Il n'était plus que le troisième choix, après l'arrivée dans la capitale française de Daniel Alves, encore finaliste de la dernière Ligue des Champions avec la Juventus. Meunier semble donc amené à retrouver le costume de doublure qui lui était promis en début de saison dernière. Mais le Diable rouge n'est pas condamné pour autant. Parce que son entraîneur s'appelle Unai Emery. Le coach basque a toujours admiré le Belge, qu'il aurait déjà aimé attirer à Séville. Surtout, dans les matches à élimination directe, jusqu'à ses finales européennes, Emery a souvent installé deux arrières latéraux sur le même flanc, allant même jusqu'à leur offrir un rôle décisif. Contre Liverpool, en 2016, c'est d'ailleurs un doublé de son capitaine Coke, latéral droit positionné comme ailier, qui lui permet de renverser une finale mal embarquée. Un rôle de latéral plus offensif qui pourrait être dévolu à Dani Alves, déjà installé comme ailier droit dans le 4-2-3-1 de Massimiliano Allegri sur la route de la finale de la dernière Champions League, avec Andrea Barzagli pour couvrir ses arrières. Pas toujours irréprochable défensivement, mais plus adapté aux efforts défensifs à répétition qu'un Alves vieillissant, Meunier pourrait toujours entrer dans les plans d'Emery quand le PSG fera face à un adversaire de renom. Aurier a préféré s'assurer du temps de jeu et un rôle majeur ailleurs, laissant le Diable rouge tenter de se faire une place dans le sillage d'Alves. Guillaume Gautier