Sept européens sur 13 out à l'issue des poules ! Si les clubs cosmopolites du Vieux Continent restent plus forts parce que plus friqués, est-ce encore le cas des Etats... ou faut-il revoir pour 2014 le quota de représentation des gros gâtés européens ? A méditer, passons d'ailleurs en revue les pays ayant plié bagages avant les huitièmes. Non par une savante analyse de leur jeu et de leurs manquements, ambitionnant d'expliquer leur élimination : mais en séparant, sur seule base des approximations arbitrales, ceux qui peuvent avoir des regrets de ceux qui ont juste à garder profil bas. C'est un éclairage comme un autre, non ?
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Sept européens sur 13 out à l'issue des poules ! Si les clubs cosmopolites du Vieux Continent restent plus forts parce que plus friqués, est-ce encore le cas des Etats... ou faut-il revoir pour 2014 le quota de représentation des gros gâtés européens ? A méditer, passons d'ailleurs en revue les pays ayant plié bagages avant les huitièmes. Non par une savante analyse de leur jeu et de leurs manquements, ambitionnant d'expliquer leur élimination : mais en séparant, sur seule base des approximations arbitrales, ceux qui peuvent avoir des regrets de ceux qui ont juste à garder profil bas. C'est un éclairage comme un autre, non ? Six condamnés n'ont qu'à rentrer la queue entre les jambes. La Corée du Nord se ramasse un average désastreux (1-12) sans avoir de décision litigieuse subie pour opposer à ses échecs : c'est aussi le cas du Cameroun (0 point), du Honduras et de l'Algérie (0 but), quoique souvent battus de justesse... mais le foot est un sport où seulement 25 % des matches se terminent par plus d'un but d'écart ! Il eût suffi à l'Italie d'un arbitre un peu luné différemment pour qu'elle émerge de son fantastique baroud d'honneur face aux Slovaques,... mais n'oublions pas le péno miraculeusement obtenu par Daniele De Rossi, permettant le nul face aux Néo-Zélandais : avoir vu des centaines de ceinturages et tirages de maillots impunis dans le grand rectangle, et constater que le seul sanctionné fut au bénéfice de la Squadra, ça veut dire que Dieu est transalpin, non ? Quant à la France, abstraction faite de tout son boxon mais pas de la façon dont elle fut arbitrée, sans doute peut-elle geindre un chouïa, le carton rouge farfelu à Yoann Gourcuff l'ayant réduite à dix durant 60'. Viennent ensuite six pays autorisés à verser une larme, car tel ou tel sifflet inverse eût pu générer un point de plus qualificateur. La Grèce ne doit toutefois pas grogner, sa seule victoire découle de l'exclusion tatillonne dès la 30' du Nigérian Sani Kaita, alors qu'elle était menée 0-1. Le Danemark a bêtement été moins bon que ses adversaires. La Serbie a de quoi chicaner un peu lors de ses défaites de justesse, mais aurait-elle en revanche mis un but à l'Allemagne sans l'exclusion fantaisiste de Miroslav Klose ? Ni la Slovénie, ni l' Afrique du Sud, ni la Côte d'Ivoire ne peuvent gémir des masses, quoiqu'éliminées avec 4 points : seule l'annulation, in extremis et incompréhensible, du but de Maurice Edu a permis aux Slovènes de garder le nul face aux USA ; les Bafana Bafana ont quand même bien profité de l'exclusion de Gourcuff ; quant au goût amer ivoirien, il se limite au contrôle/bras de Luis Fabiano à la 50' quand ce n'était qu'1-0 pour le Brésil... Deux éliminés peuvent râler davantage. Evidemment la Suisse, sacrifiée malgré 4pts et l'exclusion controversée de Valon Behrami dès la demi-heure de son 0-1 face au Chili. Mais aussi le pauvre Nigeria et son unique point qui eût pu être triplé, sans l'exclusion déjà évoquée de Kaita face aux Grecs, mais aussi pour avoir presque tenu l'Argentine en échec : car je doute toujours qu'elle aurait scoré si ce démon de Walter Samuel n'avait pas tenu des bras tout qui voulait se ruer vers Gabi Heinze... Restent deux grands vainqueurs au hit-parade des vaincus par l'arbitrage, même si tout le monde s'en fout parce que leur football lointain ne fut pas des plus flamboyants ! La Nouvelle-Zélande s'en va invaincue et sans nul coup de pouce, au contraire : elle refile un point aux Slovaques sur un but de Robert Vittek tout autant limite hors-jeu que bien d'autres qui furent annulés... et remember le peno concédé à De Rossi ! Enfin, immense compassion pour l'Australie virée à la différence de buts, rien ne dit pourtant que l'Allemagne aurait cartonné sans l'exclusion sévère de Tim Cahill ; et surtout, l'ahurissant peno pour hands sifflé contre Harry Kewell priva les Socceroos d'une victoire face à ce Ghana maintenant couvert de gloire... Le football est un jeu cruel. l par bernard jeunejeanL'ahurissant peno pour hands sifflé contre Harry Kewell priva les Socceroos d'une victoire face à un Ghana maintenant couvert de gloire...