Huitième, sixième, un abandon, cinquième, quinzième et douzième : on ne peut pas dire que Mick Schumacher (20 ans) ait connu des débuts de rêve en Formule 2. Pourtant, il vient de confirmer à SkySports qu'il était fait pour la Formule 1. " Je ne veux pas me comparer au moindre pilote de F1 pour le moment. C'est la carrière de mon père qui est mon fil conducteur. "
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Huitième, sixième, un abandon, cinquième, quinzième et douzième : on ne peut pas dire que Mick Schumacher (20 ans) ait connu des débuts de rêve en Formule 2. Pourtant, il vient de confirmer à SkySports qu'il était fait pour la Formule 1. " Je ne veux pas me comparer au moindre pilote de F1 pour le moment. C'est la carrière de mon père qui est mon fil conducteur. " L'Allemand, qui a dominé la Formule 3 l'année passée chez Prema Powerteam, a mal digéré le changement mais il ne manque pas d'assurance. L'écurie italienne est étroitement liée à Mercedes et à Ferrari et emploie différents pilotes de la Ferrari Driver Academy. Des noms ronflants : Mick, le fils du septuple champion du monde Michael Schumacher, Giuliano Alesi, le rejeton de Jean, lauréat du GP du Canada en 1995, et Enzo Fittipaldi, petit-fils du double champion du monde Emerson. Tous ces jeunes pilotes sont confrontés à des attentes très élevées mais l'Allemand de vingt ans ne se donne même pas la peine de les tempérer. L'année passée, il a rendu visite à Mercedes et quand Lewis Hamilton l'a qualifié de cadeau potentiel pour la Formule 1, il n'a pas caché son plaisir. " C'est un gaillard fantastique qui travaille d'arrache-pied et a sans aucun doute hérité des gènes de son père ", a ensuite déclaré le quintuple champion du monde, en le comparant à Nico Rosberg, le fils de Keke, champion du monde en 1982. " Les performances de mon père sont exceptionnelles. Je le comprends chaque jour. Nous éprouvons la même passion pour la compétition. Nous voulons tous les deux gagner et nous essayons de confiner à la perfection. L'impression d'avoir roulé le tour parfait est une vraie drogue. On n'en a jamais assez ", raconte Schumacher, qui a pu prendre le volant du bolide de Ferrari, la SF90, sur le circuit de Bahreïn en avril. " C'était un sentiment magnifique. Comme si je rentrais à la maison. Mon père m'a préparé à une vie dans le sport automobile dès mon plus jeune âge. Je n'avais que trois ans quand je suis monté dans un kart. Mon père veillait à ce que je n'aille pas trop vite : il avait attaché une corde à l'engin et la tenait. " A Bahreïn, il a signé le deuxième meilleur chrono de la journée, après la Red Bull de Max Verstappen, et il s'est senti comme un poisson dans l'eau au sein de l'écurie. " La communication entre les ingénieurs et les deux pilotes était bonne. Seb ( Vettel, ndlr) et CharlesLeclercq m'ont raconté comment ils préparaient un week-end de F1. Je vais mettre leurs conseils en pratique. " Dans les mois à venir, le jeune Schumacher va passer des tests chez Alfa Romeo Racing, une filiale de Ferrari. Ross Brawn, le directeur sportif de la Formule 1, a été le cerveau tactique des victoires de Michael Schumacher chez Ferrari. Il est impressionné par son fils. " Il est issu d'une famille stable, qui sait comment on fait carrière. Quand je vois Mick, j'ai l'impression de revoir son père. Je sais qu'il va réussir. "