Si les supporters étaient ravis de revoir Kim Clijsters en compétition officielle, on ne peut pas en dire autant de ses nouvelles collègues. Tant Marion Bartoli que Patty Schnyder et, surtout, Svetlana Kuznetsova ont fait preuve de beaucoup de nervosité lorsqu'elles sont montées sur le court de Cincinnati. Respectivement treizième et vingtième mondiales, la Française et la Suissesse n'ont jamais donné l'impression d'être en mesure d'inquiéter la Limbourgeoise. C'était un peu comme si elles sava...

Si les supporters étaient ravis de revoir Kim Clijsters en compétition officielle, on ne peut pas en dire autant de ses nouvelles collègues. Tant Marion Bartoli que Patty Schnyder et, surtout, Svetlana Kuznetsova ont fait preuve de beaucoup de nervosité lorsqu'elles sont montées sur le court de Cincinnati. Respectivement treizième et vingtième mondiales, la Française et la Suissesse n'ont jamais donné l'impression d'être en mesure d'inquiéter la Limbourgeoise. C'était un peu comme si elles savaient que cette dernière leur était supérieure. Après sa défaite, Bartoli avouera : " J'ai été surprise par le fait que Kim ait si vite retrouvé son tennis et, surtout, son agressivité. " Quant à Schnyder, qui avait commis l'erreur de regarder le premier match de la Belge, elle avancera qu'elle ne savait pas à quoi s'attendre mais qu'elle a finalement retrouvé face à elle la joueuse dominante que Kim était avant son départ à la retraite. Une fois débarrassée de ces deux joueuses du Top 20, Clijsters se retrouva donc face à Kuznetsova, sixième mondiale mais, surtout, lauréate du dernier Roland Garros. Il ne s'agissait plus de savoir si elle était capable de revenir au premier plan mais bien si elle pouvait, dès son premier tournoi, réussir à faire jeu égal avec les meilleures. La réponse, Clijsters l'a donnée en un set. Pourquoi un set ? Parce que, après avoir gagné le premier, elle digéra la perte du deuxième en quelques minutes. Or, quand on manque de compétition, le plus difficile est de réagir dans les moments difficiles. Clijsters, elle, n'a mis que quelques minutes pour retrouver les habitudes d'une joueuse expérimentée. En parvenant à se reprendre après un deuxième set perdu qui aurait pu la plonger dans le doute, Clijsters a prouvé qu'elle était déjà au niveau des meilleures. Il s'en est d'ailleurs fallu de très peu pour que, le lendemain, face à Dinara Safina, la première joueuse mondiale, elle parvienne à démontrer que deux années d'arrêt ne constituaient qu'un handicap mineur. Après avoir abandonné la première manche, elle mena 4-2. Nul doute qu'avec quelques matches en plus dans les jambes, elle aurait battu Safina. Le talent, il est vrai, n'est pas comparable entre les deux joueuses. Bien que battue en deux sets, elle démontra qu'il lui faudrait très peu de matches de ce niveau pour être en mesure de battre les membres du Top 5. Est-ce à dire que le tennis féminin est d'une faiblesse insigne ? Ne soyons pas trop macho. Il y a trente ans, la première semaine d'un Grand Chelem était d'un intérêt proche de zéro tant les joueuses du Top 20 étaient au-dessus du lot. Aujourd'hui, on peut dire que les 50 premières proposent un tennis correct mais qui n'a rien à voir avec celui d'une ancienne leader mondiale comme l'est Kim Clijsters. Suite à Toronto et, surtout, à l'US Open.lpar patrick haumont- photo: reporters