L'été 1980, le transfert de Didier Six au Cercle a fait la une. Six, alors âgé de 25 ans, comptait déjà 24 caps et venait de Marseille. L'attaquant, fin technicien, a finalement collecté 52 sélections nationales et a enlevé l'EURO 1984. La presse belge avait insinué qu'il s'était sans doute trompé de club brugeois. En 2010, quand notre magazine a rendu visite à Six à Metz, dans le cadre d'un numéro spécial sur le Cercle, il l'a reconnu avec franchise. Sa pre...

L'été 1980, le transfert de Didier Six au Cercle a fait la une. Six, alors âgé de 25 ans, comptait déjà 24 caps et venait de Marseille. L'attaquant, fin technicien, a finalement collecté 52 sélections nationales et a enlevé l'EURO 1984. La presse belge avait insinué qu'il s'était sans doute trompé de club brugeois. En 2010, quand notre magazine a rendu visite à Six à Metz, dans le cadre d'un numéro spécial sur le Cercle, il l'a reconnu avec franchise. Sa première question était aussi surprenante : " Quel club belge n'a pas encore d'entraîneur ? Car je suis intéressé. " Après Marseille, il était en quête de stabilité et avait jeté son dévolu sur le Cercle. " Dortmund et Stuttgart me voulaient mais, à l'époque, les clubs allemands ne pouvaient pas aligner plus de deux étrangers et ces clubs avaient déjà leur quota. J'ai donc cherché un club où jouer une saison. Si vous me demandez si je savais que j'allais me retrouver non pas au club mais dans une autre entité brugeoise, je dois à la franchise de répondre non. Je ne l'ai remarqué qu'à mon arrivée mais ça ne m'a jamais dérangé. J'ai retrouvé mon plaisir de jouer au Cercle. " Après quatre journées, le Cercle était dans le peloton de tête avec sept points sur huit (à l'époque, une victoire rapportait deux points). Six avait eu du mal à se remémorer le nom de son entraîneur. " Il portait des lunettes. C'était un type fantastique et il parlait un peu français. " Il s'agissait du Néerlandais Leo Canjels. Les conditions de travail l'ont surpris. " La moitié des joueurs n'étaient pas professionnels. Ils travaillaient ou poursuivaient des études. " Au bout de six mois, Six, le seul Français de notre D1 est parti. " Le Cercle ne pouvait plus me payer. J'avais deux contrats : un au salaire minimum avec les Vert et Noir, un autre avec un mécène. Quand cet homme, François Lambert, s'est disputé avec la direction, mon contrat a été rompu. Sans ce conflit, j'aurais certainement achevé la saison. " Il a passé un semestre à Strasbourg avant de rejoindre le VfB Stuttgart, comme prévu. Il s'est ensuite produit pour plusieurs autres clubs, comme Aston Villa et Galatasaray, mais c'est en équipe nationale qu'il s'est fait un nom. " Je ne cesse de le dire : Platini nous a propulsés au sommet mais nous avons également conduit Platini au top. "