Juste avant le Tour, Brian Cookson, le président de l'UCI, a annoncé que désormais, les coureurs pourraient également être contrôlés de nuit. Avant, c'était interdit de 23 à 6 heures mais l'AMA a adapté son règlement le 1er janvier afin de pouvoir pincer ceux qui prennent de micro doses d'EPO ou d'autres produits dopants pendant cette période. D'après Cookson, l'UCI a même contrôlé un nombre restreint de coureurs de nuit avant le Tour et " plus aucun tricheur n'est à l'abri ". Il a insisté sur le fait que ces contrôles nocturnes n'avaient lieu que de manière ciblée, sur b...

Juste avant le Tour, Brian Cookson, le président de l'UCI, a annoncé que désormais, les coureurs pourraient également être contrôlés de nuit. Avant, c'était interdit de 23 à 6 heures mais l'AMA a adapté son règlement le 1er janvier afin de pouvoir pincer ceux qui prennent de micro doses d'EPO ou d'autres produits dopants pendant cette période. D'après Cookson, l'UCI a même contrôlé un nombre restreint de coureurs de nuit avant le Tour et " plus aucun tricheur n'est à l'abri ". Il a insisté sur le fait que ces contrôles nocturnes n'avaient lieu que de manière ciblée, sur base de données concrètes comme des fluctuations suspectes du passeport sanguin. Bien que des contrôleurs aient frappé à la porte de Thibaut Pinot à 23 heures, au courroux du coureur FDJ, les contrôles nocturnes ne sont pas encore possibles pendant le Tour car la nouvelle loi de l'AMA n'est pas encore intégrée par la France. Elle serait trop vague sur le plan juridique et entamerait la liberté individuelle des sportifs. L'Hexagone n'entérinera le nouveau code qu'à la fin du Tour. Une autre mesure est entrée en fonction, sans susciter de foin. Au début de cette année, le rapport de la Cycling Independent Reform Commission (CIRC) avait indiqué l'importance d'une whistleblower hotline indépendante, qui permettrait aux coureurs et aux protagonistes du cyclisme de fournir des informations sur d'éventuels cas de dopage, avec la garantie d'un anonymat absolu. Cookson avait promis de mettre cette idée en pratique. D'après lui, elle devait être gérée par " une organisation indépendante, fiable et crédible " et elle ne devrait pas donner aux dénonciateurs " l'impression qu'on dédaigne ses informations. " Quelques mois plus tard, la ligne est opérationnelle mais elle n'est pas liée à une instance externe : c'est la Cycling Anti-Doping Foundation, déjà mandatée par l'UCI pour mener les contrôles, qui s'en charge. Ceux qui possèdent des informations sur d'éventuelles infractions peuvent les transmettre à l'adresse mail reportdoping@cadf.ch. Elles seront étudiées par les membres de la CADF, qui contacteront le dénonciateur si les faits s'avèrent sérieux. L'UCI évaluera le système à la fin de l'année. Cette ligne n'est pas neuve dans le sport professionnel. En avril, le Comité olympique international a déjà mis en place une hotline qui permet aux athlètes, entraîneurs, juges et autres personnes de signaler des problèmes en remplissant un formulaire sur le site olympic.org, de manière tout à fait anonyme. Toutefois, il ne s'agit que de match fixing ou d'infractions au code éthique du CIO. Pour tout ce qui concerne le football, le CIO renvoie aux sites de la FIFA et de l'UEFA. Pour les cas de dopage, il faut s'adresser à l'AMA ou aux agences nationales antidopage. Et depuis peu à l'UCI. PAR JONAS CRÉTEURPour Brian Cookson, président de l'UCI, plus aucun tricheur n'est désormais à l'abri.