" La réussite de Georges Leekens à Courtrai me fait penser aux bons moments que j'ai passés au stade des Eperons d'Or au c£ur des années 70. Je venais de l'Union Saint-Gilloise que j'avais coachée en D3 et en D2. Pour mes débuts en D1, j'ai bénéficié des services d'ex-piliers du Parc Duden : Francis Pomini, Harald Nickel, Ghislain Vergote et Louis De Weerdt, ce stopper gentleman. Banquier la journée, Louis enfermait les atta quants adverses dans un coffre ...

" La réussite de Georges Leekens à Courtrai me fait penser aux bons moments que j'ai passés au stade des Eperons d'Or au c£ur des années 70. Je venais de l'Union Saint-Gilloise que j'avais coachée en D3 et en D2. Pour mes débuts en D1, j'ai bénéficié des services d'ex-piliers du Parc Duden : Francis Pomini, Harald Nickel, Ghislain Vergote et Louis De Weerdt, ce stopper gentleman. Banquier la journée, Louis enfermait les atta quants adverses dans un coffre durant 90 minutes. Ces ex-Unionistes ont vécu une belle carrière mais la palme revient à Nickel. J'avais repéré cet attaquant allemand à Turnhout et que ce soit à l'Union, à Courtrai ou au Standard (meilleur buteur de D1 en 1977-78 avant d'être cédé à l'Eintracht Braunschweig), Harald a parfaitement exprimé ses qualités de leader et de finisseur. A l'époque, il y avait trois autres cas bien différents à Courtrai. J'y ai connu un des plus beaux milieux de terrain belges : Bo Braem. Il savait tout faire : frapper à distance, organiser le jeu, etc. Braem était un talent hors pair qui aurait pu devenir une espèce de Pär Zetterberg. Hélas, il avait le gosier en pente alpestre et cela a ruiné la carrière de ce surdoué emporté par une crise cardiaque en 2005, à 54 ans. Mon flanc droit n'était autre que Johan Vermeersch. Il frappait du poing sur la table dans le vestiaire et se faisait entendre sur le terrain. Mais si Nickel, Braem et Vermeersch avaient du caractère, ils n'étaient que des enfants de ch£ur à côté d' Attila Ladinszky. A Courtrai, j'ai compris pourquoi on le surnommait le Gitan. J'ai joué... 3 minutes avec lui à Anderlecht lors de la finale de Coupe de Belgique 1972-1973 gagnée contre le Standard (2-1) : je me suis fracturé la jambe et Attila, qui venait de débarquer de Feyenoord, marqua deux buts pour sa joyeuse entrée chez nous. Je vivais la fin de ma carrière de joueur ; lui le début de la sienne. Ce magnifique attaquant, populaire... surtout auprès des dames, fut sacré meilleur buteur de D1 en 1974 (22 buts) et quitta les Mauves pour le Betis Séville en 1975. Les aventures ont coûté une grande carrière à ce Don Juan, indécrottable papillon de nuit. En 1978, j'ai été le chercher à Séville où ce réfugié politique hongrois ne comptait plus les conquêtes. Mais son retour fut un échec : il ne scorait plus que lors des troisièmes mi-temps. Attila joua encore à Valenciennes et à Toulouse. Plus tard, il exploita un restaurant place Fernand Cocq, à Ixelles, puis rentra en Hongrie. Quand Attila (60 ans) est de passage à Bruxelles, il vient parfois me saluer. Le play-boy buteur n'a pas changé... " né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing). propos recueillis par pierre bilic