300 ! ! ! C'est la 300e fois que notre rendez-vous du mercredi s'émerveille de sa fidélité et m'émerveille du plaisir et de l'honneur que vous me faites. Qui dit annif, dit grande résolution. Moi, c'est décidé. J'arrête la chronique, je me lance dans la fiction. Des histoires que même la réalité n'oserait pas regarder dans les yeux.
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300 ! ! ! C'est la 300e fois que notre rendez-vous du mercredi s'émerveille de sa fidélité et m'émerveille du plaisir et de l'honneur que vous me faites. Qui dit annif, dit grande résolution. Moi, c'est décidé. J'arrête la chronique, je me lance dans la fiction. Des histoires que même la réalité n'oserait pas regarder dans les yeux. Exemple : c'est l'histoire de dirigeants de la plus puissante fédération sportive du monde qui décident de faire jouer leur Coupe du monde dans un pays qui n'a pas de football, pas de stade et même pas d'herbe. Et ce, sous 40°. Je sais, c'est pas crédible mais c'est ça l'imagination ! Je vais plus loin : ils vont construire des stades qui ne serviront qu'une fois et, de surcroît, y mettront l'air conditionné, en plein air. Si si ! Autre exemple. Revenons chez nous. Notre belle Belgique. Petite tête d'épingle sur la carte du monde mais grosse poutre dans l'oeil d'un borgne nommé football. Imaginons deux clubs rivaux. On ne va pas les nommer mais on va dire que les uns jouent en mauve, les autres en rouge. Les Mauves viennent de vivre la pire saison de leur histoire. Conséquence d'un siphonage long de quelques années et opéré de l'intérieur par des individus pour qui l'intérêt sportif passe bien après le leur. Le pognon avant tout. Les Rouges ont observé tout cela d'un oeil rieur et ravi. Le mal que ça fait aux uns est le bien des autres. Mais le plus inouï, ahurissant et pathétique, c'est que dans la foulée, les Rouges déroulent le tapis de la même couleur aux mêmes individus qui ont gangréné le rival. Je sais, c'est trop énorme. Mais bon, c'est ça l'imagination ! Cela dit, à mon avis, faudra pas attendre la 400e pour constater les dégâts. Allons encore plus loin : imaginons que notre football national élise à sa tête le frère d'un de ces individus. Un individu qui partage avec les autres membres de sa corporation des méthodes que la justice observe de très près et considère, de toute évidence, comme pas très reluisantes ni honnêtes. On attend avec impatience le verdict des juges. Avec, bien entendu, le respect du fameux " présumé innocent ". Attendre, c'est ce qu'on aurait espéré de la part de l'heureux élu. Car celui-ci a découvert le monde du foot à côté de son frère. Ils ont travaillé ensemble. Transféré ensemble. Beaucoup. Un beau duo qui, main dans la main, a appris les ficelles barbelées du métier. Et puis, apparemment, ils ont emprunté des voies différentes. Pas un problème, ils ont les bras très longs. Et puis, dans la tourmente, l'heureux élu n'a cessé de défendre son frère. Ce qui est tout à fait normal, humain. La famille avant tout. Mais bon, quand les faits sortent de la sphère privée et concernent la communauté que vous êtes censé diriger... Vu les suspicions (quelles soient avérées judiciairement ou pas) qui pèsent sur l'un, on aurait aimé un peu de retenue chez l'autre. Un peu de classe et d'élégance. Et surtout un peu de respect pour la cause à défendre, dû à la fonction. Le football. Mais bon, la classe c'est autre chose que d'avoir une belle cravate et une bonne diction. C'est bien plus. C'est pas donné à tout le monde. Surtout pas dans ce petit monde qui a donné sa bénédiction lors de l'élection. Ce petit monde où l'on " fricote " ensemble. Fait des affaires. Et qui, soyons fous et osons affirmer, n'a peut-être pas envie que les choses changent. Elles profitent tellement à tous ces élégants de pacotille. Le plus gros problème ne serait-il pas celui-là ? En attendant, la caravane passe et on détourne le regard. Tout est verrouillé. Personne ne moufte. Ah si, pardon il y en a qui osent l'ouvrir. Comme souvent, le bon sens vient des tribunes. A coup de banderoles, on reprend espoir qu'il n'y a pas que la justice qui en a marre de cette prise d'otage. Le syndrome de Stockholm ne semble avoir atteint que les cols blancs. Pas encore les écharpes de toutes les couleurs. On garde espoir. D'ailleurs, vous, mes fidèles, allez maintenant vous servir une bonne bière belge. Vous la savourez, fermez les yeux et imaginez que tout cela soit vrai. Santé ! PS : Attention à la gueule de bois !