LA STAR : FRANCESCO TOTTI

Le lendemain de la naissance de Cristian Totti, le bourgmestre de Rome, Veltroni, a envoyé des fleurs à la clinique. Cela illustre parfaitement les liens qui unissent Francesco Totti à sa ville natale et à son club. Quel autre footballeur de sa classe évolue toujours, à 30 ans, dans le club auquel il s'est affilié en 1989, en Scolaires ? Totti, né dans le quartier populaire San Giovanni, a suscité l'intérêt de l'AS Rome, de la Lazio et de l'AC Milan alors qu'il jouait dans les équipes d'âge de Lodigiani. Il a choisi ...

Le lendemain de la naissance de Cristian Totti, le bourgmestre de Rome, Veltroni, a envoyé des fleurs à la clinique. Cela illustre parfaitement les liens qui unissent Francesco Totti à sa ville natale et à son club. Quel autre footballeur de sa classe évolue toujours, à 30 ans, dans le club auquel il s'est affilié en 1989, en Scolaires ? Totti, né dans le quartier populaire San Giovanni, a suscité l'intérêt de l'AS Rome, de la Lazio et de l'AC Milan alors qu'il jouait dans les équipes d'âge de Lodigiani. Il a choisi le club préféré de ses parents. Vujadin Boskov lui a permis d'y effectuer ses débuts en mars 1993. Totti avait alors 16 ans. Il a décliné avec le sourire l'offre de Chelsea, qui était prêt à débourser 50 millions pour ses services : " Je n'ai pas envie d'aller jouer en Angleterre, je préfère la Série A ". Totti représente à lui seul un dixième de la masse salariale du club, avec des émoluments annuels de 5,5 millions d'euros, qui doivent compenser la pauvreté de son palmarès avec le club : depuis qu'il y joue, Totti n'a remporté qu'une Coupe et un titre, beaucoup trop peu pour un footballeur de son calibre. Pendant des années, il a évolué à sa place favorite, celle de trequartista derrière les attaquants. Selon les observateurs, c'est là qu'il est le meilleur. Cela va changer. Cette saison, Totti veut jouer en pointe, n'ayant plus l'énergie nécessaire pour évoluer en soutien. Il y a quelques semaines, le sélectionneur Donadoni a eu un choc : Totti lui a annoncé qu'il ne se remettrait à la disposition de la Squadra Azzura qu'au printemps. Après une longue blessure, il s'est préparé trop vite pour le Mondial, durant lequel il n'a jamais atteint son meilleur niveau. Une semaine avant le début du championnat d'Italie, il a aussi délivré ses coéquipiers d'une pression non négligeable en déclarant que, suite à ses restrictions budgétaires, son club n'avait pas le niveau de l'Inter et de Milan et n'était donc pas candidat au titre. L'entraîneur Luciano Spalletti a une meilleure équipe que la saison dernière. L'arrivée du médian axial David Pizarro, que Spaletti a dirigé à Udinese, et du Monténégrin Mirko Vucinic (Lecce) constitue une injection de talent. Avec Daniele De Rossi et Simone Perrotta, Pizarro doit orchestrer les mouvements de l'équipe dans l'axe. L'AS n'a plus qu'un vide, sur le flanc gauche. Vucinic va probablement le combler, même s'il est meilleur à l'avant-centre, mais Francesco Totti a réclamé cette place pour lui, se sentant trop vieux pour continuer à courir derrière les deux attaquants de service. Sur le plan offensif, l'ancien international Vincenzo Montella, de retour après une longue blessure, constitue aussi un plus, tandis que le Brésilien Rodrigo Taddei est tout à fait capable de porter le poids de l'attaque. En défense, l'AS Rome possède un trio défensif très expérimenté, Philippe Mexès-Cristian Chivu-Christian Panucci.