En principe, Aruna Dindane aurait dû passer les fêtes de fin d'année auprès de sa famille, en Côte d'Ivoire. Mais en raison de la situation politique tendue dans son pays, il s'est ravisé.

Aruna Dindane : Ce n'est pas qu'il y ait réellement péril en la demeure pour moi, en retournant dans ma patrie, mais je ne tenais pas à prendre le moindre risque. En fin de saison, pour peu que tout se soit normalisé d'ici là û et je ne doute pas qu'il en sera ainsi û j'irai dire bonjour aux miens. Ce n'est que partie remise.

Que vous inspire l'année qui s'achève ?

Pour Anderlecht, elle avait débuté sur le mode mineur, puisque ce n'est qu'après la raclée au Panathinaïkos, suivie d'une autre défaite en championnat à Mouscron, que l'équipe s'était enfin ressaisie, alignant la bagatelle de dix matches consécutifs sans revers avant d'endurer un revers face à mes compatriotes à Beveren (il rit). A ce moment-là, l'essentiel avait déjà été acquis pour nous sous la forme d'une qualification pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions. Nous avons finalement arraché notre qualification pour la phase finale de cette épreuve où, à domicile, nous nous sommes montrés sous notre meilleur jour. En déplacement, nous avons été nettement moins performants. C'est la seule grosse déception en ce qui concerne cette saison-ci.

D'un point de vue personnel, êtes-vous satisfait de cette année ?

Globalement, oui. A l'image du Sporting, je pense avoir livré un dernier tiers de championnat 2002-03 de bonne facture. Depuis le début de cette saison, j'ai le sentiment d'avoir poursuivi sur cette lancée. Je serais pleinement satisfait si mes prestations en Ligue des Champions avaient été de la même teneur que sur la scène nationale. Malheureusement, j'ai été moins performant que je ne l'aurais espéré. C'est dû, selon moi, au décalage important qui existe entre le niveau belge et international. Pour me montrer à la hauteur sur le plan européen, j'aurais besoin de davantage de matches de valeur. En Belgique, hélas, ils peuvent se compter sur les doigts d'une seule main.

Vous faites figure de favori pour le Soulier d'Or et le titre de Footballeur Pro de l'Année. S'il en est ainsi, n'aurez-vous pas l'impression d'avoir tout vécu en Belgique ?

Peut-être sera-t-il temps de partir à ce moment-là, en effet. Pour peu que la situation soit profitable à tout le monde. Si Anderlecht fait une bonne affaire financière tandis que j'ai moi-même la perspective d'effectuer un pas supplémentaire au plan sportif, pourquoi pas ? Mais jusqu'à présent il n'y a rien de vraiment concret .

(B. Govers)

Propos recueillis par Bruno Govers

En principe, Aruna Dindane aurait dû passer les fêtes de fin d'année auprès de sa famille, en Côte d'Ivoire. Mais en raison de la situation politique tendue dans son pays, il s'est ravisé. Aruna Dindane : Ce n'est pas qu'il y ait réellement péril en la demeure pour moi, en retournant dans ma patrie, mais je ne tenais pas à prendre le moindre risque. En fin de saison, pour peu que tout se soit normalisé d'ici là û et je ne doute pas qu'il en sera ainsi û j'irai dire bonjour aux miens. Ce n'est que partie remise. Pour Anderlecht, elle avait débuté sur le mode mineur, puisque ce n'est qu'après la raclée au Panathinaïkos, suivie d'une autre défaite en championnat à Mouscron, que l'équipe s'était enfin ressaisie, alignant la bagatelle de dix matches consécutifs sans revers avant d'endurer un revers face à mes compatriotes à Beveren (il rit). A ce moment-là, l'essentiel avait déjà été acquis pour nous sous la forme d'une qualification pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions. Nous avons finalement arraché notre qualification pour la phase finale de cette épreuve où, à domicile, nous nous sommes montrés sous notre meilleur jour. En déplacement, nous avons été nettement moins performants. C'est la seule grosse déception en ce qui concerne cette saison-ci. Globalement, oui. A l'image du Sporting, je pense avoir livré un dernier tiers de championnat 2002-03 de bonne facture. Depuis le début de cette saison, j'ai le sentiment d'avoir poursuivi sur cette lancée. Je serais pleinement satisfait si mes prestations en Ligue des Champions avaient été de la même teneur que sur la scène nationale. Malheureusement, j'ai été moins performant que je ne l'aurais espéré. C'est dû, selon moi, au décalage important qui existe entre le niveau belge et international. Pour me montrer à la hauteur sur le plan européen, j'aurais besoin de davantage de matches de valeur. En Belgique, hélas, ils peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Peut-être sera-t-il temps de partir à ce moment-là, en effet. Pour peu que la situation soit profitable à tout le monde. Si Anderlecht fait une bonne affaire financière tandis que j'ai moi-même la perspective d'effectuer un pas supplémentaire au plan sportif, pourquoi pas ? Mais jusqu'à présent il n'y a rien de vraiment concret . (B. Govers)Propos recueillis par Bruno Govers