On lui donnerait le bon Dieu sans confession car le voir jouer, c'est l'adopter. Pas très grand mais explosif, il sent le jeu comme peu d'attaquants anglais. Toujours au bon endroit. Mais surtout, il dégaine. Jermaine Defoe ne peut s'empêcher de tirer tous azimuts. Défenseurs, ne lui laissez pas deux mètres car il risque de vous allumer ! Et pas n'importe comment : Defoe possède le pourcentage le plus élevé de tirs cadrés en Premier League. Pas étonnant que l'attaquant de Tottenham possède des statistiques à faire pâlir d'envie ses collègues buteurs. En 195 apparitions sous le maillot des Spurs, la panthère noire a trouvé le chemin des filets à 75 reprises. C'est simple : quand Defoe joue, vous savez que cela va chauffer.
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On lui donnerait le bon Dieu sans confession car le voir jouer, c'est l'adopter. Pas très grand mais explosif, il sent le jeu comme peu d'attaquants anglais. Toujours au bon endroit. Mais surtout, il dégaine. Jermaine Defoe ne peut s'empêcher de tirer tous azimuts. Défenseurs, ne lui laissez pas deux mètres car il risque de vous allumer ! Et pas n'importe comment : Defoe possède le pourcentage le plus élevé de tirs cadrés en Premier League. Pas étonnant que l'attaquant de Tottenham possède des statistiques à faire pâlir d'envie ses collègues buteurs. En 195 apparitions sous le maillot des Spurs, la panthère noire a trouvé le chemin des filets à 75 reprises. C'est simple : quand Defoe joue, vous savez que cela va chauffer. Pourtant, ces chiffres n'ont pas séduit tout le monde : Defoe a goûté au banc plus souvent qu'à son tour. A Tottenham, ses belles séries se sont souvent terminées sur le banc, victime de la concurrence qui régnait à l'époque de Martin Jol lorsqu'il devait se coltiner Mido, Robbie Keane et Dimitar Berbatov. Rebelote, en équipe nationale. Ses 37 sélections masquent un statut de joker de luxe dont il n'a jamais su se départir. Quand Sven-Goran Eriksson doit faire de la place pour sa surprise de l'été Théo Walcott (qui ne comptait aucun match en Premier League) lors de l'annonce de sa sélection pour le Mondial allemand en 2006, c'est Defoe qui trinque et assiste devant son poste de télévision à la prestation famélique de Walcott. Et même avec Fabio Capello sous l'ère duquel il a tout de même inscrit 8 buts, il doit se contenter d'un statut de remplaçant. Avec son 1,69m, il n'a " que " sa vitesse et son sens du but à opposer aux échalas Peter Crouch, Emile Heskey ou Darren Bent. Et comme le poste de deuxième attaquant est chasse gardée pour Wayne Rooney, cela ne lui laisse pas beaucoup de place. Dans ses clubs non plus, il n'affole pas les foules. Lui qui a quitté Charlton à 16 ans pour West Ham sans indemnité parce que le club offrait un frigo à sa mère (Charlton a finalement eu gain de cause devant le tribunal et a reçu 4 millions d'euros de West Ham). Lui qui, lors de chaque retour à Upton Park, se fait désormais chambrer par les supporters des Hammers qui entonnent un vibrant " You are just a small Paul Ince ", du nom de l'ancien joueur de Manchester United qui avait trahi ses couleurs en signant à Liverpool après un passage à l'Inter. Les supporters ont la rancune tenace. Ceux des Hammers n'ont pas apprécié que Defoe demande son transfert au lendemain de la relégation de leur équipe en Championship en 2003. A l'époque, il n'avait pas obtenu gain de cause et avait tout fait pour partir, au point de récolter trois cartons rouges en six mois, dont un après sept minutes de jeu à peine. Cette période que les tabloïds anglais baptisèrent Red alert allait déboucher sur un transfert lucratif à Tottenham (10 millions d'euros) en janvier. Six mois après la relégation... Les fans des Spurs furent finalement les seuls à succomber au sens du but de Defoe. Oublié le petit intermède à Portsmouth (2008-2009), le génial petit avant était accueilli à bras ouverts en janvier dernier. Un peu comme le retour du fils prodigue. Tottenham qui l'avait lâché pour 9 millions d'euros devait en sortir 16 pour le récupérer. Pourtant, même à ce moment-là, il se fit voler la vedette par l'idole locale, Keane, qui lui aussi avait choisi de revenir à Tottenham. En dehors des terrains, son image n'est pas classieuse. Ses cibles préférées : les bimbos du Big Brother anglais. Après Charlotte Mears et Danielle Lloyd (qui a également succombé à Bent et Jamie O'Hara), c'est au tour d' Imogene Thomas de poser aux côtés de celui que la presse anglaise place parmi les chefs de file de la Bling brigade, cette faune de joueurs anglais occupés autant par les à-côtés du métier que par leur sport. La récente mort de son frère, un rappeur au cours d'une bagarre de rues, n'a pas contribué à améliorer son image... par stéphane vande velde - photo: belgaSes 37 sélections masquent un statut de joker de luxe dont il n'a jamais su se départir.