La défaite d'Anderlecht au Germinal Beerschot est surprenante !

Georges Heylens : On doit se poser des questions au Sporting. La mentalité du noyau, notamment, doit être remise en cause. Je m'interroge sur l'état d'esprit de certains joueurs. Je suis persuadé qu'il y a un malaise et un gros manque de confiance chez plusieurs d'entre eux. C'est compréhensible : quand une équipe est sans arrêt chamboulée, qu'il n'y a pas un onze-type de semaine en semaine, ça gamberge. Certains n'ont plus confiance, d'autres se sentent probablement invulnérables et savent qu'ils resteront dans l'équipe-type quoi qu'il arrive. Au Beerschot, j'ai en tout cas vu un Anderlecht faiblard dans toutes ses lignes.
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Georges Heylens : On doit se poser des questions au Sporting. La mentalité du noyau, notamment, doit être remise en cause. Je m'interroge sur l'état d'esprit de certains joueurs. Je suis persuadé qu'il y a un malaise et un gros manque de confiance chez plusieurs d'entre eux. C'est compréhensible : quand une équipe est sans arrêt chamboulée, qu'il n'y a pas un onze-type de semaine en semaine, ça gamberge. Certains n'ont plus confiance, d'autres se sentent probablement invulnérables et savent qu'ils resteront dans l'équipe-type quoi qu'il arrive. Au Beerschot, j'ai en tout cas vu un Anderlecht faiblard dans toutes ses lignes. Ce serait malheureux après une saison pareille, mais attention quand même. Vous avez vu comment l'avance du Standard sur Bruges a fondu en quelques semaines ? Un Anderlecht qui n'est pas dans sa meilleure forme n'est pas à l'abri d'une mésaventure pareille, d'autant que le Club semble bien décidé à ne plus rien lâcher dans ce deuxième tour. Les défaites engendrent les défaites : il est grand temps que le Sporting se réveille. Encore faut-il, pour cela, que tous ses joueurs aient faim. J'ai ma petite explication à la mauvaise passe que traversent les Liégeois : les multiples rumeurs de transferts ne sont pas une bonne chose. On doit attendre que tout soit consommé, que les verdicts soient tombés pour annoncer qu'on est proche d'un accord avec X ou Y. On cite Eric Deflandre, Christophe Grégoire, etc : ça déstabilise à coup sûr le noyau actuel. Tout à fait (il rit). On a beau retourner le problème dans tous les sens, la conclusion est toujours la même : à partir du moment où les enjeux financiers sont aussi importants, il faut professionnaliser l'arbitrage. Dans Match 1, Marcel Javaux a dit : -Qui va payer ? Mais bon sang, si on trouve des millions pour rémunérer les joueurs, il doit quand même être possible de débusquer quelques centaines de milliers d'euros pour les arbitres, non ? Il faut aussi arrêter de casser sans arrêt du sucre sur le dos de ces pauvres hommes. Le manque de respect à leur égard est scandaleux. Dès qu'un arbitre se trompe sur une phase importante, on le traite de vendu. Mais pourquoi, alors, ne dit-on pas la même chose, chaque semaine, des défenseurs ou des gardiens qui se trouent complètement ? Ce Charleroi jusqu'au-boutiste qui construit de belles actions, on l'aime ! Mais attention : rien n'est fait dans la lutte pour le maintien. On sait comment les Carolos peuvent se mettre à planer après un bon résultat. Prudence donc. Même si je pense de plus en plus que l'Antwerp n'a plus aucune chance et que Heusden-Zolder ne sera au bout du compte qu'un oiseau pour le chat. C'est encore une occasion d'évoquer l'arbitrage, évidemment. Si l'arbitre n'a pas bien vu ce qui s'était passé sur cette phase, pourquoi son juge de ligne n'est-il pas intervenu ? On leur a quand même demandé de prendre régulièrement leurs responsabilités, d'intervenir dès qu'ils le jugeaient nécessaire. Mais je constate que, dans la pratique, très peu le font. On l'accuse de trafic d'êtres humains : c'est fou. C'est un homme de c£ur comme j'en connais peu dans le milieu du football. Il a toujours essayé de faire plaisir à tout le monde autour de lui, il est toujours prêt à sortir son portefeuille pour les autres. Aujourd'hui, on le prend pour un bandit parce qu'il a voulu faire plaisir. C'est terrible d'être traité comme ça. Et ce qu'il vit me rappelle l'épreuve que j'ai traversée il y a quelques semaines, quand je me suis retrouvé à la Une d'un quotidien, présenté comme un bandit, alors que j'avais simplement eu le tort de faire confiance. Propos recueillis par Pierre Danvoye Georges Heylens commente le championnat.