E mile Vrijman, un avocat néerlandais engagé comme enquêteur indépendant par l'UCI dans l'affaire LanceArmstrong, a rendu ses conclusions. Il disculpe définitivement l'Américain de toutes les accusations de recours à l'EPO lancées par L'Equipe, qui avait mis la main sur des résultats de labo secrets via le Dr Mario Zorzoli, chef du département médical de l'UCI.
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E mile Vrijman, un avocat néerlandais engagé comme enquêteur indépendant par l'UCI dans l'affaire LanceArmstrong, a rendu ses conclusions. Il disculpe définitivement l'Américain de toutes les accusations de recours à l'EPO lancées par L'Equipe, qui avait mis la main sur des résultats de labo secrets via le Dr Mario Zorzoli, chef du département médical de l'UCI. Vrijman ne pouvait que tirer cette conclusion au vu du dossier et des éléments juridiques. Il y a eu beaucoup de fautes de procédures dans le dossier Armstrong et il est donc impossible d'accuser l'Américain. A la demande de l'UCI, le labo de Châtenay-Malabry a contrôlé la présence d'EPO dans des échantillons d'urine du Tour 1999. De tels tests ne peuvent jamais être utilisés pour infliger des sanctions a posteriori, ne serait-ce que parce que l'accusé peut parfaitement mettre en cause la qualité de la conservation des échantillons, après un tels laps de temps. Vrijman se montre aussi critique à l'égard de la WADA, l'agence mondiale antidopage. Il demeure de nombreux points d'interrogation quant aux circonstances exactes qui ont permis à l'Equipe d'obtenir des infos. Selon une des thèses, celle d'Armstrong, c'est la WADA qui a lancé l'affaire. Les résultats des tests ont été dévoilés anonymement, mais avec un code correspondant à chaque coureur. L'UCI a déjà admis que le Dr Zorzoli avait communiqué par inadvertance les noms des coureurs correspondant aux codes au quotidien. La WADA se sent évidemment ridiculisée par le rapport Vrijman. Son président, Dick Pound, a opté pour la fuite en avant, déclarant que " le rapport Vrijman a été réalisé avec si peu de professionnalisme et d'objectivité qu'il confine à l'absurde ". L'agence regrette aussi que le rapport se soit limité à la façon dont les échantillons ont été jetés sur la voie publique, sans dire s'ils étaient positifs. La WADA nie avoir ébruité l'affaire. Pound suppose que l'ancien président de l'UCI, Hein Verbruggen, est à l'origine de la fuite. Il est quand même surprenant que la WADA semble accorder aussi peu d'importance aux erreurs de procédure du contrôle antidopage et que le président Dick Pound n'ait pas peur de se lancer dans des déclarations indéfendables juridiquement, style " Il est très probable qu'Armstrong ait consommé de l'EPO ". Autre constat troublant : après une suspension d'un mois, Mario Zorzoli a repris son travail à l'UCI. Nous devons donner raison à la WADA sur un point : cette affaire est effectivement absurde. par jef van baelen