Le match entre Valenciennes et Toulouse, samedi, sera probablement le dernier d'Ariel Jacobs (61) en tant qu'entraîneur. Jacobs est encore sous contrat pour un an avec option à Valenciennes mais le club descend en Ligue 2 et son avenir est incertain.
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Le match entre Valenciennes et Toulouse, samedi, sera probablement le dernier d'Ariel Jacobs (61) en tant qu'entraîneur. Jacobs est encore sous contrat pour un an avec option à Valenciennes mais le club descend en Ligue 2 et son avenir est incertain. " J'attends ", dit-il. " Le président a toujours dit qu'en cas de relégation, il n'investirait plus un euro dans le club. Et la situation n'était déjà pas brillante avant. Il est même possible qu'on dépose le bilan. Quand on reprend un club en cours de saison, il faut un petit temps pour apprendre tout cela mais on m'a rapidement dit que le club était sous tutelle. En janvier, nous n'avons pu faire que deux transferts. Et encore : il a fallu donner des garanties financières. Une relégation a toujours des conséquences. Qui dit que, bien que je sois toujours sous contrat, je corresponds encore au schéma ? Par contre, s'ils estiment que je suis l'homme qu'il leur faut, je resterai. J'ai déjà déterminé le programme de préparation en vue de la prochaine saison et, il y a un mois, j'ai évalué nos besoins en compagnie du directeur technique. Je me suis senti très soutenu par toutes les composantes du club au cours de ces huit mois. " Jacobs a repris l'équipe en octobre 2013, un mois et demi après avoir été remercié par le FC Copenhague. Valenciennes occupait alors la dernière place avec quatre points en neuf matches. Il est revenu à trois points d'Evian mais n'a jamais pu combler cet écart sur la quinzième place. " C'est en mars que quelque chose s'est cassé ", dit Jacobs. " Nous venions de battre Evian et, pour la première fois, de remporter deux matches consécutifs. Le week-end suivant, nous affrontions Ajaccio, qui était dernier et déjà relégué. En cas de victoire, nous aurions quitté les sièges éjectables. A la 86e, nous menions 2-1 mais nous avons perdu 2-3. Par la suite, nous n'avons plus pris qu'un point et nous avons manqué nos trois derniers penalties. Ne comptez cependant pas sur moi pour accabler le groupe. Je savais depuis le départ que nous manquions de talent, je ne pouvais pas m'en plaindre. La relégation le prouve mais nous n'étions pas moins bien lotis que nos cinq ou six rivaux directs. " Jacobs espère maintenant que le président, Jean-Raymond Legrand, lui dira s'il veut poursuivre avec lui. Si ce n'est pas le cas, il mettra un terme à sa carrière. Même si d'autres clubs frappent à sa porte. " C'est déjà arrivé ", dit-il. " J'ai reçu des propositions d'un club belge et d'un club étranger mais j'ai à chaque fois décliné. Non, c'est non. Je ne veux pas devenir manager non plus. Je préférerais encore rester entraîneur. Je ne me considère pas comme trop vieux ou usé et la relégation n'a rien à voir là-dedans mais, à 61 ans, on ne prend plus d'année sabbatique. Lorsque j'ai signé pour deux ans à Copenhague, j'avais déjà dit que j'arrêterais au terme de mon contrat. Nous sommes déjà deux ans plus tard et si je vais au bout de mon contrat à Valenciennes, ça fera encore une année de plus. " Il ne veut pas dire ce qu'il fera après son éventuelle fin de carrière. " Sinon, on va penser que je mets Valenciennes devant le fait accompli et je ne veux pas de cela. S'ils veulent poursuivre avec moi, je continuerai. " PAR JAN HAUSPIE