Anderlecht devra encore patienter un peu avant de fêter son 27e titre.

Il fallait s'y attendre dans la mesure où Bruges, qui n'est toujours pas assuré de terminer à la deuxième place, ne pouvait se permettre de perdre des unités précieuses contre un Germinal Beerschot qui, lui, n'a strictement plus rien à gagner. Ce n'est donc que partie remise pour le Sporting et la semaine prochaine permettra peut-être d'y voir déjà plus clair, puisque les Mauves auront la chance de connaître le verdict du match Mouscron-Club avant leur propre déplacement au Lisp.
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Il fallait s'y attendre dans la mesure où Bruges, qui n'est toujours pas assuré de terminer à la deuxième place, ne pouvait se permettre de perdre des unités précieuses contre un Germinal Beerschot qui, lui, n'a strictement plus rien à gagner. Ce n'est donc que partie remise pour le Sporting et la semaine prochaine permettra peut-être d'y voir déjà plus clair, puisque les Mauves auront la chance de connaître le verdict du match Mouscron-Club avant leur propre déplacement au Lisp. Aussi bien dans le haut du tableau qu'en bas de classement, la pression s'intensifie à cette époque de la saison. Les Hurlus savent évidemment qu'ils ne peuvent pas se permettre de gaspi face à un sans-grade et cette situation les crispe devant le but. La preuve par le penalty manqué de Luigi Pieroni et les occasions non concrétisées par Mbo Mpenza. Ces cinq points perdus pourraient peser d'un poids certain, dans la balance européenne, au moment du décompte final. Il est clair qu'elle sera indécise jusqu'à l'ultime journée et qu'elle concernera cinq clubs : l'AEC Mons, le Cercle Bruges, l'Antwerp, Heusden-Zolder et Charleroi. Lokeren et le Lierse, qui n'étaient pas encore tout à fait à l'abri non plus avant la 30e journée, se sont mis définitivement hors d'atteinte grâce à leurs succès au Mambourg et à Beveren. En principe, les Dragons pourraient imiter le même exemple puisqu'ils possèdent tout de même une certaine marge d'avance sur les plus mal lotis. A cet égard, les hommes de Sergio Brio seront peut-être totalement délivrés après leur visite à Heusden-Zolder, à l'occasion de la 32e journée. Parmi le peloton des menacés, il est évident que les Zèbres, que l'on pensait déjà sauvés à un moment donné, ont fait la très mauvaise opération de la soirée en s'inclinant face à une formation waeslandienne encore impliquée, avant le coup d'envoi, dans la lutte pour le maintien. Au même titre que l'Antwerp, dont les joueurs étaient quasiment obligés de l'emporter, face à La Louvière, après avoir signé un neuf sur neuf lors des trois derniers matches, les Carolos ont succombé dans une large mesure au stress que je viens d'évoquer. Sans compter qu'ils ont à nouveau fait montre d'un laxisme coupable sur les deux buts lokerenois. Si le Sporting ne resserre pas une fois pour toutes les boulons derrière et que ses défenseurs continuent à pécher par un manque flagrant de concentration, comme sur le but de la victoire de Tailson, je crains le pire pour lui. C'est le deuxième personnage important qui quitte le Tivoli après le manager Roland Louf et la saignée n'est probablement pas terminée car, au niveau sportif, l'un ou l'autre élément suscitera inévitablement des convoitises. Je songe à Peter Odemwingie, par exemple. Personnellement, j'estime que ce n'est que justice qu'Ariel Jacobs ait à présent l'opportunité de rebondir au Racing. Avec des moyens somme toute limités, le coach diegemois a réalisé du bel ouvrage chez les Vert et Blanc, comme en témoigne la victoire des Loups en Coupe de Belgique en 2003. Ariel Jacobs est non seulement un excellent entraîneur mais aussi un tout bon formateur. Ce qui n'est pas négligeable dans un club comme le Racing qui, en profondeur, possède incontestablement des jeunes de talent. Sef Vergoossen avait déjà lancé Faris Haroun dans la bataille et ses successeurs, Pierre Denier et Ronny Vangeneugden continuent manifestement à exploiter le filon, eux qui viennent d'accorder coup sur coup une chance à deux autres promesses du club : Sebastien Pocognoli et Erik Van der Ven. Je ne doute pas un seul instant qu'Ariel Jacobs continuera lui aussi à creuser cette veine. Avec lui comme directeur technique, les Limbourgeois me semblent parés en tout cas. C'est un coup dans le mille. Propos recueillis par Bruno Govers