En première mi-temps contre la Pologne, René Vandereycken s'est fâché à plusieurs reprises sur le quatrième arbitre. Le coach belge râlait sec : il n'acceptait pas que les Diables aient déjà encaissé deux cartes jaunes et les Polonais aucune. C'était déjà 0-1 et ceci expliquait cela. Quand une équipe/un coach est battu, c'est toujours la faute à l'arbitre. Il faut que ça change.
...

En première mi-temps contre la Pologne, René Vandereycken s'est fâché à plusieurs reprises sur le quatrième arbitre. Le coach belge râlait sec : il n'acceptait pas que les Diables aient déjà encaissé deux cartes jaunes et les Polonais aucune. C'était déjà 0-1 et ceci expliquait cela. Quand une équipe/un coach est battu, c'est toujours la faute à l'arbitre. Il faut que ça change. Vandereycken, en tant que patron du team Belgique, a raté une occasion de montrer l'exemple ici aussi. Mais le gaillard a toujours vitupéré sur les arbitres comme joueur. Et devenu coach, il apprenait à ses ouailles du RWDM à mettre la pression sur l'homme en noir. Selon lui, ça finissait toujours par payer. Le footballeur cynique avait - il est vrai - effectué un écolage supplémentaire en Série A... Il y a une bonne quinzaine d'années, l'ex-présentateur de la RTBFFranck Baudoncq s'offusquait parfois, derrière sa cravate mauve et son look travaillé british, de la comédie incessante des coaches de basket à l'égard des arbitres. En Belgique et en NBA. C'était l'époque où en Belgique, les entraîneurs n'avaient pas encore emboîté le pas aux joueurs et donnaient le bon exemple. Raymond Goethals faisait de temps en temps un peu de cinéma, mais ça n'avait rien à voir avec l'époque actuelle où de plus en plus de coaches sont éjectés vers les tribunes. Parce qu'ils mettent la pression sur l'arbitre ou parce que c'est la seule excuse qu'ils ont trouvé pour masquer leurs propres manquements ? Il y a dix jours, Studio 1 a mis en avant la conduite exécrable du banc de Charleroi dans ce domaine, mais ce n'était pas une information. Bref, il faut que ça change. Mais comment ? Une piste serait de faire comme en basket justement, où on peut expulser le coach dans la tribune mais où on passe tout d'abord par des pénalisations à l'égard de l'équipe grâces aux " fautes techniques ". Explication : si le coach se conduit mal à l'égard de l'arbitrage, il reçoit une faute technique, ce qui signifie que l'équipe adverse a droit à deux lancers francs. Après une deuxième FT, le coach valse dans la tribune. En foot, on pourrait penser à une mesure vraiment dure. Et aller jusqu'à octroyer un penalty ou expulser un joueur en cas de deux fautes techniques du coach ? Il faut trouver quelque chose pour que ça change. Il y a déjà des mesures prévues pour les joueurs... mais elles ne sont pas toujours appliquées (voyez Bart Goor, râleur systématique). Or, sans arbitre, pas de football. Et sont-ils si mauvais que tant de gens le prétendent ? A-t-on oublié l'effet pervers des multi caméras de Belgacom TV ? Le téléspectateur voit maintenant parfois mieux ce qui passe sur le terrain que l'arbitre. Encore faut-il avoir la juste interprétation. Qu'on arrête de les attaquer. Et si ça continue, je serais d'accord avec eux s'ils partaient en grève un week-end... Full respect, full confiance. par John Baete