LE JEU LE JOUET DES SCHEIKS

Le football a été strictement interdit jusqu'en 1951, sur la terre natale du prophète. Longtemps, le football a été dans l'ombre de la fauconnerie et des courses de chameaux. Le Roi Fahd a lancé une offensive dans les années 80. Il a érigé un superbe stade à Riyad puis fondé la Coupe du Roi Fahd en 1992. Cette épreuve, reprise par la FIFA, est devenue la Coupe des Confédérations. Le pays a obtenu sa première qualification pour un Mondial en 1994 sous...

Le football a été strictement interdit jusqu'en 1951, sur la terre natale du prophète. Longtemps, le football a été dans l'ombre de la fauconnerie et des courses de chameaux. Le Roi Fahd a lancé une offensive dans les années 80. Il a érigé un superbe stade à Riyad puis fondé la Coupe du Roi Fahd en 1992. Cette épreuve, reprise par la FIFA, est devenue la Coupe des Confédérations. Le pays a obtenu sa première qualification pour un Mondial en 1994 sous la conduite de l'Argentin Jorge Solari et a atteint les huitièmes de finale. Des scheiks ont commencé à investir massivement dans le football. Les joueurs du cru sont trop bien payés pour songer à s'expatrier. Triple championne d'Asie, l'Arabie Saoudite entame son quatrième Mondial de rang. Al-Hilal et Al-Ittihad sont les deux principaux fournisseurs de l'équipe nationale, qu'on surnomme le Brésil d'Orient pour sa légèreté avec le ballon mais aussi parce que de nombreux coaches brésiliens y ont laissé leur marque. L'équipe a donc une nette vocation offensive. On y retrouve Yaser Al-Kahtani, le transfert le plus cher du pays (8 millions d'euros pour rejoindre Al-Hilal) ? et le défenseur Hamad Al-Montaschari a été élu Footballeur de l'Année en Asie. Pourtant, la défense est le talon d'Achille de l'équipe. Il est le seul entraîneur à être devenu champion du monde deux fois en l'espace de quatre mois. C'est arrivé en 2003, quand il a conduit les -17 ans puis les -20 ans brésiliens au titre suprême. Ensuite champion et vainqueur de la Coupe d'Arabie Saoudite avec Al-Hilal, le Brésilien a été nommé sélectionneur en décembre dernier. Son prédécesseur, l'Argentin Gabriel Calderon, avait qualifié l'équipe pour le Mondial mais a été limogé après une quatrième place décevante au championnat d'Asie Occidentale. La Fédération estimait qu'il n'avait pu présenter de plan correct pour la préparation du Mondial. Il entame son quatrième Mondial, comme Maradona et Pelé. Il est donc logiquement l'idole de son pays. Ce technicien avait mis fin à sa carrière internationale mais GabrielCalderon, le sélectionneur d'alors, l'a rappelé en décembre 2004, suite à l'élimination prématurée de la Golf Cup. L'avant d'Al-Hilal a pris une grande part dans la qualification, avec trois buts. Il a passé le cap des 150 sélections. Il a tâté de l'Angleterre, aux Wolverhampton Wanderers, mais le climat l'a rebuté.