COACH: Juan Antonio Pizzi (ARG)

Vous avez été engagé en octobre dernier. N'est-ce pas difficile d'entrer en fonction aussi tard ?
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Vous avez été engagé en octobre dernier. N'est-ce pas difficile d'entrer en fonction aussi tard ? JUAN ANTONIO PIZZI : Ça peut paraître étrange au monde extérieur mais ça n'a pas eu d'impact sur ma façon de travailler. J'entraîne depuis 2005, j'ai l'habitude des clubs comme des équipes nationales. Mon expérience m'a permis de détecter rapidement nos points forts et nos points faibles. L'Arabie saoudite est-elle en retard sur les autres formations asiatiques ? PIZZI : Son absence des deux dernières Coupes du Monde n'est évidemment pas un avantage. Les autres pays ont progressé mais nous avons quand même terminé en deuxième position de notre groupe, après le Japon mais devant l'Australie, et nous avons prouvé qu'il n'y avait pas une grande différence entre nous, ces deux nations et l'Irak. Ça nous donne de l'espoir. Comment décririez-vous le style des Fils du Désert ? PIZZI : La plupart des joueurs ont une bonne technique et de l'expérience mais ils ont été formés dans un championnat qui a peu de points communs avec les grandes compétitions européennes et sud-américaines. Ils comprennent quand même ce que j'attends d'eux sur le plan tactique, parce qu'ils ont déjà travaillé avec des entraîneurs occidentaux. Quels sont vos meilleurs joueurs ? PIZZI : Les trois joueurs qui sont en Primera Division : Yahya Al-Shehri ( Leganés, ndlr), Salem Al-Dawsari ( Villarreal, ndlr) et Fahad Al-Muwallad ( Levante, ndlr). Ils ont un niveau proche de la première division espagnole, même s'ils jouent fort peu. Ils émergeaient largement en Arabie saoudite et ils ont reçu la chance de s'entraîner quelques mois à ce niveau grâce au contrat de collaboration entre la Liga et notre fédération de football. Votre groupe est accessible, avec la Russie, l'Uruguay et l'Égypte. Vous êtes d'accord ? PIZZI : Il n'y a pas d'adversaires faciles en Coupe du Monde mais de fait, nos concurrents ne font pas partie des favoris. L'Uruguay n'en est pas loin mais je place plus haut des pays comme l'Argentine, le Brésil, l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Angleterre et la Belgique. La Russie pourra compter sur le soutien de son public et c'est le match inaugural du tournoi, qui est quand même spécial. L'Uruguay a des attaquants qui sont parmi les meilleurs au monde - Edinson Cavani et Luis Suarez - alors que l'Égypte est une des révélations du football africain et possède en Mohamed Salah un joueur en pleine forme. Nous n'avons pas ces atouts mais je me fais fort de rendre la vie dure à tous nos adversaires. Comment ? PIZZI : Grâce à notre motivation, notre organisation, notre sens du sacrifice. Nous devons tenter d'imposer notre volonté aux autres équipes. Jouer contre la Russie sur ses terres n'est pas un cadeau mais nous savons que les Saoudiens nous soutiendront massivement, au pays, et ça nous motivera. Je vais en tout cas jouer la carte de l'émotion. adjoint de Bert van Marwijk en arabie saoudite pendant la campagne de qualifications " Comme la plupart des joueurs évoluent en Arabie saoudite, on sous-estime beaucoup l'équipe. Personne ne s'attend à ce qu'elle atteigne le deuxième tour mais je n'en suis pas si sûr. Dans sa poule, elle n'est certainement pas dénuée de chances. L'équipe nationale aligne quelques footballeurs dotés de grandes qualités individuelles. Certains peuvent rivaliser avec l'élite belge, comme Salman Al-Faraj. Il règne sur l'entrejeu d'Al-Hilal et il est capable de marquer comme de délivrer un assist. Il y a aussi Mohammad Al-Sahlawi, un vrai buteur. J'étais au stade Roi Baudouin lors du match amical contre la Belgique. Ce qui m'a frappé, c'est que les Saoudiens ont vraiment souffert sur le plan physique. C'est étonnant car pendant son mandat, Bert van Marwijk a énormément insisté sur cet aspect. En plus, l'Arabie a modifié son occupation de terrain. Le nouveau sélectionneur, Juan Antonio Pizzi, a disposé ses joueurs en 4-5-1 alors que nous avions toujours évolué en 4-2-3-1. Cela veut dire qu'il est toujours à la recherche de sa bonne équipe et d'un bon équilibre. " Même si Salem Al-Dawsari a disputé l'intégralité du match contre les Diables Rouges en mars, son nom ne nous dit pas grand-chose. L'extérieur droit de 26 ans est une valeur sûre en Arabie saoudite, dans le club qui l'a formé, Al-Hilal (162 matches, 28 goals, 24 assists). Il a effectué ses débuts en équipe-fanion en novembre 2011, fixant le score à 0-3 contre Al-Nassr Riad. Il a également marqué lors de ses débuts internationaux, en qualifications pour le Mondial contre l'Australie, le 29 février 2012, sous la direction de Frank Rijkaard. The Socceroos avaient gagné 4-2 et s'étaient qualifiés pour le Mondial, contrairement à l'Arabie. Al-Dawsari joue depuis fin janvier pour Villarreal, en Espagne, afin d'acquérir de l'expérience en prévision du Mondial. Il n'a intégré la sélection que quatre mois après son arrivée en Espagne et a enfin eu un peu de temps de jeu. Il est entré à la 57e contre le Real Madrid (2-2) lors de la dernière journée. Son équipe a égalisé, après les buts de Gareth Bale et CristianoRonaldo et il a pris une carte jaune. Le défenseur central Osama Hawsawi a joué deux matches exactement à Anderlecht durant la saison 2012-2013.L'actuel meilleur buteur des Faucons Verts est Mohammed Al-Sahlawi. L'avant-centre a débuté en équipe nationale en 2010, durant un match amical contre l'Espagne. Dix minutes après son entrée au jeu, il inscrivait le 2-2 face à Iker Casillas.Le nouveau sélectionneur, Juan Antonio Pizzi, n'a pas réussi à qualifier le Chili mais il sera donc quand même en Russie. L'Arabie saoudite a limogé Bert van Marwijk une fois sa qualification acquise. Le manager Majed Abdullah exigeait qu'il séjourne au moins 23 jours par mois en Arabie saoudite, ce qui ne convenait pas au Néerlandais. Saeed Al-Owairan s'est rendu célèbre au Mondial 1994 grâce à son but fantastique contre la Belgique. Deux ans plus tard, il a été surpris buvant de l'alcool en charmante compagnie. Il a été suspendu pour un an et condamné à six mois de prison ferme.