Samedi passé, Olivier Dacourt a quitté le terrain - blessé - au moment où Zulte Waregem égalisait. Sans le Français, le ton qualitatif de Rouches décimés (déjà sans Steven Defour et Axel Witsel, ils devaient se passer de Dieumerci Mbokani, Igor de Camargo, Wilfried Dalmat et Sinan Bolat) baissa encore. Comme par hasard, Mehdi Carcela et Gohbi Bi Cyriac n'en touchèrent pratiquement plus une sans leur grand frère ! Plus d'interceptions et dribbles assassins pour Carcela (sous les yeux de Dick Advocaat) et plus de coups de reins vers le but de Cyriac. Dacourt n'était plus là pour réguler le jeu. Il joue lentement mais il joue ...

Samedi passé, Olivier Dacourt a quitté le terrain - blessé - au moment où Zulte Waregem égalisait. Sans le Français, le ton qualitatif de Rouches décimés (déjà sans Steven Defour et Axel Witsel, ils devaient se passer de Dieumerci Mbokani, Igor de Camargo, Wilfried Dalmat et Sinan Bolat) baissa encore. Comme par hasard, Mehdi Carcela et Gohbi Bi Cyriac n'en touchèrent pratiquement plus une sans leur grand frère ! Plus d'interceptions et dribbles assassins pour Carcela (sous les yeux de Dick Advocaat) et plus de coups de reins vers le but de Cyriac. Dacourt n'était plus là pour réguler le jeu. Il joue lentement mais il joue juste et contre Zulte Waregem cela aurait pu suffire. On aurait aussi pu compter sur lui (en l'absence du capitaine Defour) pour aller engueuler Milan Jovanovic. Le Serbe s'enfonça trop de fois dans des trips égocentriques, préférant foncer tête baissée dans la défense flandrienne au lieu de chercher des appuis. Sans doute que Jova ne trouva pas les autres à sa hauteur, mais personne ne lui a dit d'arrêter de jouer au snob et de rester collectif, ce qui aurait été positif pour l'équipe. Après la défaite du Standard à Westerlo, Dacourt parla de " Waterloo "... S'il était resté sur le terrain samedi contre Zulte Waregem, le Standard aurait pu gagner la bataille. Et le Français aurait pu doubler le lapsus et parler de " Wagram ". Au lieu de cela, le " fantastique public de Sclessin " hua et siffla son club comme jamais depuis longtemps. Jova en prit particulièrement pour son grade. On était très loin du Standard d'Olympiacos qui - malgré la défaite - avait joué son meilleur match de la saison. Laszlo Bölöni a même bétonné en deuxième mi-temps contre Zulte ! Craignant les contre-attaques de l'équipe de Franky Dury comme la peste vu le niveau de son propre onze, le Roumain lui demanda de rester derrière, laissant l'un ou l'autre courir devant comme un poulet sans tête. Valait mieux prendre un point que rien ! Le Standard reste sur 2 victoires et 4 nuls à domicile (contre 3 victoires, 2 nuls et une seule défaite away). Bétonner a dû faire mal à Laszlo. D'autant que l'ex-grand champion de tennis roumain Illie Nastase (63 ans) était là. Nastase a été l'apôtre du tennis offensif dans les années 70. Il gagnait des tournois Grand Chelem, était numéro un mondial et... perdit trois fois la Coupe Davis contre les Etats-Unis. Grands champions du sport roumain, Bölöni et Nastase s'aiment bien, d'autant que le premier adore le tennis et l'autre le foot. Heureusement que Nastase était à Liège samedi : il a dû aider le coach du Standard a se détendre... Ce magazine était bouclé sans savoir si la triade maléfique Westerlo/Olympiacos/Zulte se terminait hier en Coupe, contre le Lierse... à condition que les Rouches prennent cette épreuve au sérieux. Une qualification pourrait quand même aider le club a être serein. En championnat, le Standard n'a jamais perdu qu'une fois, comme le Club Bruges, mais se retrouve à six points de la tête après 12 matches. Un troisième titre ne serait en péril que si les joueurs ne parvenaient pas à mieux se gérer sur le plan émotionnel. On enregistre des critiques publiques contre des collègues et ça ne va pas. Il faudra, sans doute, attendre le retour de Defour pour que ça se calme. Sur le plan européen, on peut regretter pour lui que le Standard n'ait pas joué à Alkmaar comme il a joué à Athènes. Car seule l'attaque lui va bien. Et vous avez remarqué que sans de Camargo, ça ne va pas. A Alkmaar, le Standard a été dangereux quand il est monté au jeu. A Athènes (où il a été l'Homme du Match sur le site de l'UEFA), l'Olympiacos a marqué quand il était descendu... Le foot n'est pas un art facile. Prenez Axel Witsel à Athènes : à la 43e, il tacle correctement debout, avec l'intérieur du pied mais l'arbitre siffle faute ! Coup franc et égalisation athénienne... PAR JOHN BAETEContre Zulte Waregem, le public de Sclessin hua et siffla son club comme jamais depuis longtemps.