Le coach des Espoirs belges Jean-François de Sart n'en fait pas mystère : il est heureux de voir qu'un magazine de dimension nationale s'intéresse aux qualités d'un des titulaires de sa sélection. Pas par fierté personnelle, bien entendu mais parce qu'il souhaite mettre en avant l'exploit réalisé par ses joueurs : " Cette génération mérite qu'on parle d'elle et, dans notre pays, c'est encore trop peu le cas par rapport à l'engouement que les jeunes suscitent ailleurs. Il a pratiquement fallu que les Espoirs soient qualifiés pour l...

Le coach des Espoirs belges Jean-François de Sart n'en fait pas mystère : il est heureux de voir qu'un magazine de dimension nationale s'intéresse aux qualités d'un des titulaires de sa sélection. Pas par fierté personnelle, bien entendu mais parce qu'il souhaite mettre en avant l'exploit réalisé par ses joueurs : " Cette génération mérite qu'on parle d'elle et, dans notre pays, c'est encore trop peu le cas par rapport à l'engouement que les jeunes suscitent ailleurs. Il a pratiquement fallu que les Espoirs soient qualifiés pour le Championnat d'Europe pour qu'on se rende compte de l'enjeu. Heureusement, du 10 au 23 juin, il n'y aura pas d'autre événement international et toute l'attention pourra alors se focaliser sur cette compétition qui en vaut la peine. C'est d'ailleurs ce que cherchait l'UEFA ". Landry Mulemo est du même avis : " En France, même les matches amicaux des Espoirs passent en direct à la télé ", dit ce garçon, devenu titulaire à part entière d'une sélection où évolue pourtant aussi un autre Liégeois, Sébastien Pocognoli, dont Genk fait l'un de ses chevaux de bataille pour l'avenir. " Lorsque ce noyau s'est constitué en février 2006, Landry n'en faisait pas partie ", rappelle de Sart. " Je l'ai appelé parce qu'il y avait des blessés et il a directement très bien presté. Je l'ai donc conservé. A l'époque, Pocognoli, tout comme KevinMirallas (Lille) et JonathanLegear (Anderlecht), étaient impliqués dans les qualifications pour le championnat d'Europe des -19 ans. Ce sont des joueurs que j'ai ensuite intégrés progressivement mais ma philosophie consiste toutefois à conserver le même groupe le plus longtemps possible. De toute façon, il n'est pas utopique d'aligner à la fois Pocognoli et Mulemo car Sébastien peut aussi jouer dans l'entrejeu tandis que Landry est plus défensif. Vous auriez dû voir de quelle façon il a mis KarimBenzema, de Lyon, dans sa poche ! Il n'est pas grand (1m77) mais il est très puissant et, surtout, très rapide. Cette vitesse lui permet de récupérer pas mal de petites fautes. Et puis, il a une bonne mentalité : il sait ce qu'il doit faire pour progresser ". Vachement discipliné, alors ? Landry sourit : " Pourtant, j'aime bien dribbler, monter, centrer... Mais j'ai compris qu'en Belgique, toutes les erreurs en matière de rigueur se payent cash ". Il se réjouit à présent de disputer cet EURO qui pourrait envoyer nos Espoirs aux JO de Pékin, à condition de terminer parmi les quatre premiers. Jouable ? " Nous devons y croire ", lance Mulemo. " Il n'y a que huit pays qui participent et la France, l'Allemagne ainsi que l'Espagne sont déjà éliminées. Jean-François de Sart trouvera certainement les mots qu'il faut pour nous mettre en confiance. C'est un domaine dans lequel il est très fort ".