La parenthèse internationale est tombée à pic. Laszlo Bölöni a mis à profit ce week-end de liberté pour recharger ses batteries en France, près de Nice. Il faut espérer que ses joueurs ont fait de même car ces mois de labeur, en match comme à l'entraînement, commençaient à peser.
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La parenthèse internationale est tombée à pic. Laszlo Bölöni a mis à profit ce week-end de liberté pour recharger ses batteries en France, près de Nice. Il faut espérer que ses joueurs ont fait de même car ces mois de labeur, en match comme à l'entraînement, commençaient à peser. Jusqu'à la dixième journée, tout a bien été. Le style de jeu est démodé, avec un marquage individuel en perte de balle. En soi, c'est la manière la plus claire de jouer pour une équipe en pleine restructuration : si chacun tient son homme, les responsabilités sont bien définies. Sans excuses pour celui qui laisse filer son adversaire. Ça a parfois engendré des situations dingues, comme à Beveren quand Clement a envoyé à droite son extérieur gauche, Ampomah, que l'arrière droit N'Diaye a donc suivi, laissant tout le flanc à Demir. Ce match, avec la victoire à Zulte, a été un tournant. Jusque là, l'Antwerp peinait à faire le jeu et à prendre des points à domicile mais connaissait le succès à l'extérieur, grâce à une recette éprouvée : se battre, fermer tout avec discipline, et être à l'affût d'une occasion. À Beveren, pour le compte de la neuvième journée, l'Antwerp a essuyé son premier revers away. Plusieurs pions défensifs ont plus ou moins retrouvé la forme : Jelle Van Damme (34) mais surtout le Franco-Sénégalais Sall (31). Faute de véritable arrière droit, Duplus ayant rejoint d'autres cieux, Bölöni est passé à un trio défensif. Avec succès contre Zulte Waregem (3-0) mais plus par la suite. Défaite à Bruges, nuls difficiles contre le Standard et à Mouscron, suivis par une défaite à domicile contre Charleroi, alors qu'un seul joueur, le plus dangereux, n'avait pas été couvert : Benavente. Perdre contre les deux premiers n'est pas un drame mais le manque de punch offensif a révélé que l'équipe était lasse, à commencer par ceux qui doivent faire la différence : le médian Hairemans et l'avant Rodrigues. Bölöni a aussi montré son autre visage, celui d'un entraîneur provocateur aux allures de Calimero. Après le match au Standard, il a ainsi déclaré : " Les arbitres sont mis sous pression car les grandes équipes doivent remonter au classement. Ils ne supportent pas cette pression et ils font des cadeaux à ces clubs. " S'est-il énervé parce qu'il a dû revoir ses ambitions (il était troisième après Zulte ? ) Ou a-t-il senti l'intensité diminuer à l'entraînement ? Espérons pour l'Antwerp qu'il confirme au second tour, de préférence avec plus de football, car c'était la marque de fabrique du Roumain au Standard. par Peter T'Kint