Lorsque vous êtes arrivé au Standard en 1998, le club connaissait des soucis financiers et le centre d'entraînement, sur les hauteurs Sart-Tilman, avait mauvaise mine. Il existe des parallèles entre Liège et Anvers.

LUCIANO D'ONOFRIO : En effet, et ils sont nombreux. Le stade de Sclessin s'apprêtait à accueillir l'EURO 2000, mais n'était pas encore terminé. Quant au centre d'entraînement : j'ai découvert un complexe dans un état lamentable. Les terrains étaient en piteux état, les vestiaires étaient dans un état de délabrement avancé. Aujourd'hui, tout le monde a l'impression que nous sommes allés ...

LUCIANO D'ONOFRIO : En effet, et ils sont nombreux. Le stade de Sclessin s'apprêtait à accueillir l'EURO 2000, mais n'était pas encore terminé. Quant au centre d'entraînement : j'ai découvert un complexe dans un état lamentable. Les terrains étaient en piteux état, les vestiaires étaient dans un état de délabrement avancé. Aujourd'hui, tout le monde a l'impression que nous sommes allés très vite, mais il a fallu deux ans avant que le club ne soit stabilisé. Le Standard avait 6.800 abonnés, à l'époque. Pour les grands matches, contre Anderlecht ou Bruges, 12.000 ou 13.000 spectateurs se déplaçaient. Les deux premières années, nous avons souffert. Ce n'est que la troisième année que nous sommes parvenus à mettre le budget en équilibre. Après, nous avons pu construire quelque chose de bien. Puis, le centre de formation a vu le jour. Et nous avons obtenu les résultats sportifs que vous connaissez : deux titres et presque un troisième, lorsque nous sommes tombés sur un Racing Genk supérieur. À l'époque, nous étions un club de pointe du niveau d'Anderlecht. Financièrement, nous étions même peut-être celui qui se portait le mieux en Belgique. Lorsque nous avons vendu le club à Monsieur Duchâtelet en 2011, il y avait en moyenne 28.000 spectateurs, dont 25.000 abonnés. Nous allons essayer d'en faire de même à l'Antwerp. D'ONOFRIO : C'est, effectivement, une différence importante. Avant mon arrivée, le Standard luttait encore pour le titre. Sportivement, la base existait déjà, mais au niveau des infrastructures et de la finance, il restait beaucoup de travail à faire. Financièrement, deux hommes forts portaient le club : André Duchêne et Robert Lesman. Mais ils ne voulaient plus combler les trous. À l'Antwerp, on trouve des gens compétents également. Tout n'est pas à jeter. Mais une structure doit être créée. Il faut aussi apporter une mentalité de vainqueur. Pour cela, il faut recruter des joueurs dotés de cette mentalité.